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And the worst arrives...

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MessageSujet: And the worst arrives... Ven 29 Juil 2011 - 12:23

Ce matin là, quand elle s'était réveillée vers les 7h du matin, Johéline s'était dit que cette journée allait être superbe. C'était l'été, la ville s'était fleurie, les gens pique-niquer dans le parc, les vacances étaient arrivés et forcement avec ces dernières, de nouveaux clients dans sa librairie. Elle s'était réveillée depuis quelques minutes et observait le plafond de sa chambre. Un fin sourire naquit sur ses lèvres. C'est fou comme elle aimait l'été et son boulot. Elle finit par repousser le drap et se leva de son lit. Elle était pieds nus. Elle ouvrit les double-rideaux de sa fenêtre et l'ouvrit pour faire entrer l'air frais. De sa fenêtre, elle avait une superbe vue sur le parc juste en face. Elle quitta ensuite sa chambre et se dirigea dans la cuisine. Aedan était encore au lit. C'était un lève-tard. Elle petit-déjeunait souvent seule. Et quand elle quittait l'appart, parfois son colocataire n'était même pas encore réveillé. Cela la faisait sourire. Elle se demandait comment il faisait. Enfin elle le savait. Il ramenait parfois des filles à la maison. Elle n'était pas contre. Après tout, c'était autant son appartement que le sien. Mais elle espérait quand même que cela n'allait pas être très souvent...Elle, après, elle ne savait pas sortir de sa chambre de toute la soirée et bien sûr de toute la nuit. Bref, elle laissa la marmotte dormir puis elle se fit un petit déjeuné. Elle posa les céréales puis le lait et elle petit-déjeuna en écoutant la radio qu'elle ne mit pas trop fort. Une fois fait, elle alla prendre une bonne douche. Elle s'habilla d'un short et d'une blouse en dentelle blanche. Elle enfila des ballerines blanches, laissant ensuite ses cheveux tomber sur ses épaules. Elle s'était une nouvelle fois, très peu maquillée, juste un peu de mascara qui mettait l'accent sur le bleuté de ses yeux. Une fois prête, elle quitta l'appartement. Johéline avait laissé un bon petit dej pour Aedan. Elle ne voulait pas qu'il oublie de manger ou qu'il mange n'importe quoi. Elle vérifia le courrier. La jeune femme avait ajouté le nom d'Aedan sur le devant de la boite à lettre. Elle quitta ensuite l'immeuble et traversa le parc comme elle le faisait toujours. Il faisait déjà très bon et elle n'était pas mécontente d'avoir opté pour un petit short. Elle prit son café au starbuck comme chaque matin où elle salua le gérant qui avait fini par se lier d'amitié avec elle. Elle prit un cappuccino, en buvant une grande gorgée avant de se diriger d'un pas régulier jusqu'à sa librairie. Elle ouvrit et s'engouffra dans la boutique. Elle avait des cartons à ouvrir, une commande qu'elle avait reçu hier soir mais qu'elle n'avait pas eu le temps de ranger. Elle y travailla pendant une bonne heure. Elle rangea les vingt bouquins sur les nouvelles étagères qu'elle avait fait elle même. D'ailleurs, Jo' trouvait qu'elle s'en était pas trop mal sortie. Elles avaient une belle allure ces étagères. Elle regroupa ensuite les cartons pour les mettre dans la benne derrière la remise. Elle les pris donc en main puis elle quitta la remise. Elle se retrouva dans une arrière cours. Elle fit tomber quelques cartons en chemin mais parvint toutefois à mettre le plus gros à l'intérieur du réceptacle en métal. Elle récupéra ensuite les cartons qui lui avaient échappé des mains.

Et c'est à ce moment là qu'elle entendit une voix. Une voix un peu trop familière à son goût qui lui glaça le sang. Elle se retourna et reconnu son ex petit-ami. Que faisait-il ici?? Il était censé vivre à Chicago! Elle recula alors qu'il avançait vers elle. « Jo, voyons, tu me fuis toujours? » La jeune femme jeta un oeil à la porte qui menait à sa boutique et qui, sur le coup, lui paraissait très loin. « Vas-t'en. Je t'ai dis que je voulais plus te voir! » Craig l'observa. Il semblait amusé par la situation. Il voyait que son ex petite-amie ne semblait pas à son aise face à lui. « Rooh mais c'est une histoire ancienne. Tu n'as toujours pas oublié. » Il s'avança vers elle. Jo prit peur et se mit à courir vers la porte. Seulement Craig lui barra le chemin et l'empêcha d'entrer dans la boutique, la plaquant contre la porte en métal. Jo' se cogna la tête. Elle ferma les yeux, essayant de repousser cet homme qu'elle haïssait plus que tout. « LACHE-MOI! » Elle paniquait. Se retrouvait avec lui, ainsi, sans pouvoir se débattre lui faisait perdre son sang froid. Craig la tenait fermement contre la porte, lui tenant les poignets par une main. « Chut chut... » Il laissa glisser sa main libre sous la blouse en dentelle de la jeune pour caresser la poitrine de la jeune femme sous le tissu de son soutien gorge. « Arrête... » Craig ne l'écouta pas et continua avant de poser sa bouche sur le cou de la jeune femme. « Tu sais très bien...que je peux t'avoir quand je veux.... » Il retira ensuite la main qui était sur la peau de Johéline pour venir agripper son cou avec force. « Fais attention à toi ma belle. » Il planta ses yeux verts dans ceux de la jeune libraire. Il resta ainsi un instant avant de la relâcher brusquement. Il quitta l'arrière cours et laissa Jo' tétanisé quelques secondes. Elle se reprit ensuite et entra de nouveau dans la remise. Elle verrouilla la porte derrière elle, tremblant de tous ses membres. Elle resta les mains crispées sur la poignée avant de se diriger vers la boutique. Elle voulait verrouiller l'entrée. Mais en avançant, elle aperçu Craig passer devant la boutique. Il lui jeta un regard. Johéline s'immobilisa. Elle recula et se mit derrière son comptoir. Elle avait du mal à respirer. Elle revoyait des flash de cette nuit du bal de promo. Elle se laissa glisser contre le meuble, s'accrochant à l'un des piliers du meuble ancien. Elle était en état de choc. Des larmes coulèrent sur ses joues alors qu'elle tremblait toujours autant. Elle se retrouvait dans son propre monde, enfermée dans une souffrance qu'elle croyait oublié.

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MessageSujet: Re: And the worst arrives... Ven 29 Juil 2011 - 22:39

Le jour se lève, saleté de soleil, faudrait que je pense à fermer mes rideaux quand je m'endors. La créature à mes côtés émerge aussi. Je récupère mon bras sur lequel elle a pioncé toute la nuit et redresse assis en tailleur sur mon pieu, tentant de remettre en place mes neurones survivants. Ok. J'ai pris une cuite la veille comme d'hab, ok, j'ai ramené une poule avec moi, ok souvenir agréable je l'ai monté toute la soirée et là, mon crâne crie au secours. Arf. Et je jette un oeil à mon réveil, je suis en retard. M'enfin bon, le gros peut bien tenir la boutique le temps que j'arrive. Je jette un oeil aux fringues qui jonchent le sol, c'est le bordel pas possible, on était vraiment pressé hier soir. La nana dont je connais même pas le prénom vient passer un bras autour de ma taille, je le rejette de suite « Non. Désolé, les câlins and co pas pour moi. Prends tes affaires et tires-toi » Celle-ci fait la moue et tente je ne sais quoi, sûrement de remettre le couvert mais j'ai pas envie. L'ignorant, j'enfile un caleçon et part à la recherche de quelque chose à me foutre sous la dent dans la cuisine. Sur la table traîne un bol de céréales ,des pancakes avec des sourires dessinés à la confiture recouvert d'une cloche en plastique pour les maintenir au chaud et d'un verre de jus d'orange. Malgré moi, j'étouffe un petit rire moqueur. Elle est vraiment singulière ma coloc, malgré mes conneries, elle continue toujours à m'offrir ce genre d'attention. Je trouve cela mignon comme pathétique. Je n'ai jamais compris et ne comprendrait jamais la condition humaine, cette générosité à tout épreuve qu'ont certaines personne, pas plus que je ne comprend la gentillesse des gens envers des gens qu'ils ne connaissent pas. Enfin bref. Je soulève la cloche alors que la garce d'hier soir me rejoint enroulée dans mes couvertures. Mais bordel, je lui ai dit de se tirer. Elle prend le verre de jus d'orange et le porte à ses lèvres. Eh ep ep ! C'est mon jus d'orange pressé pour moi. Je le lui prend avant qu'elle puisse en boire une gorgée et en avale une en lui jetant un regard au coin. Lourde cette nana. « Oh putain, c'est trop mignon. C'est ta coloc qui a fait ça ? C'est franchement ridicule & pathétique, c'est quoi ? Elle a 5 ans d'âge mentale ? » Elle éclate de rire à gorge déployée et là je me demande bien ce que je lui ai trouvé, je devais être sacrement pété hier soir. Elle me court sur le haricot sérieux mais qu'elle ferme sa grande gueule Je lui saisis le bras et la pousse hors de la cuisine sans douceur « Elle au moins c'est pas une salope sans cervelle qui écarte les cuisses à tous les mecs qui passent, va te rhabiller et tires-toi, ta vue m'exaspère et me rend de mauvais poil » Elle me fout une claque monumentale et disparait dans ma chambre pour se rhabiller en marmonnant des conneries sur mon compte, je m'en branle. Je me pose sur la table et grignote à main nue les pancakes laissés à mon intention, ça me rappelle presque mes petits déj quand j'étais mioche. La porte claque. Ah. Enfin tranquille. Je continue d'avaler mon petit déj à la rapidité d'un escargot puis laissant ma vaisselle sur la table même -con un jour, con toujours- je vais prendre une bonne douche. J'enfile un jean déchiré au genou et un t-shirt noir, mes converses et je sors en claquant la porte derrière moi. Heureusement que la porte a cette fonction de se bloquer dès qu'on la ferme, sinon ça ferait un moment qu'on se serait fait cambriolé, je suis pas doué pour me rappeler des choses comme fermer à clé une porte, fermer des fenêtres et toutes ces choses, je suis tellement loin de tout cela, je m'enfous à vrai dire, mais je pense pas que ma coloc penserait pareil. Moi encore dans ma chambre, j'ai rien de valeur tandis qu'elle, y'a toute sa vie dans l'appartement.

Je me dirige d'un pas tranquille vers la boutique de disque, je passe devant la boutique de ma coloc, pas un chat même elle. Je hausse les épaules et continue ma route. Je pénètre dans le disquaire et je me fais incendier direct. Blabla. Aedan Wooley, t'es en retard. Blabla. Prochaine fois c'est la porte. Blablabla. La journée est bien entamée, j'ai qu'à me tirer et je ne serais pas payer pour aujourd'hui. Blablabla. Je demande pas mon reste et une journée à glander, super, pas payée mais je m'en branle. Oh merde. J'ai encore oublié mes clés. En plus avec cette porte qui se verrouille seule, pas moyen de faire arrière pour les rechercher. Bon tant pis, clope au bec, je me fais rentrer dedans par un mec quand je sors du disquaire. Connard. Cet abruti regarde dans la librairie à croire qu'il mate quelque chose dedans puis continue sa route. Space ce mec. Soit il adore vraiment les livres soit il matait ma coloc. Bah tiens ma coloc, je vais aller lui piquer ses clés comme d'habitude pour rentrer. J'ouvre la porte et entre, personne. « Johéline ? » Je hasarde, prenant ma clope entre mes doigts. Un léger bruit m'oriente vers le comptoir, je passe une tête derrière celui-ci. Qu'est ce qu'elle fout sur le sol, accrochée à son meuble ? Mais ... euh ... elle chiale là ? WTF ... « Je need tes clés, je les prends » Aucune réponse. Je l'observe interdit puis finalement je chope les clés dans le bol dans lequel elle range toute ces clés. J'sais pas ce qui se passe mais c'est pas mon fucking de problème. Je tourne les talons alors que ses sanglots me parviennent aux oreilles. Putain. Je reste immobile un moment. J'fais quoi moi ? bah tu te tires mon vieux, qu'est ce que t'en a à foutre, c'est pas tes oignons. Oui mais elle te fait chaque jour le petit déj, range ton bordel sans jamais cesser de sourire, tu peux au moins te demander, prendre la paix de checker si ça va. Sois un peu civique pour une fois, imagine qu'elle soit au bord du suicide, tu veux avoir sa mort sur la conscience. Je m'enfous. Non c'pas vrai. Putain. VOSGUEULES ! C'bon c'bon, j'ai capté. Je fais demi-tour et repose ses clés dans son bol et fait le tour pour me retrouver derrière le comptoir. Je cherche du regard quelque chose pour j'sais pas éponger ses larmes, parce que je pense pas que mon T-shirt fera l'affaire façon j'ai pas envie de me désapper. Je trouve des serviettes de papiers près de la machine à la café, je lui en tend une feuille avant de partir actionner la machine à café, une tasse de café, ça lui fera du bien non ? J'sais pas moi. J'suis pas doué pour les gens qui chialent moi. Déjà que moi je chiale rarement. Mais putain comment il marche ce truc ? Mais ... Oh et puis merde, je perd patience « Je reviens » Je sors de la boutique et me dirige vers le starbuck d'un pas rapide, je prend deux cafés au lait, une brioche au chocolat et retourne vers la librairie du plus rapidement possible. Je passe derrière le comptoir, elle est toujours là sur le sol. Je lui tend son gobelet de café « Tiens prend ça » Je dis d'une voix blasée. Elle m'a l'air sous le choc comme si elle avait vu un fantôme. Voyant aucune réaction, je me laisse tomber à ses côtés et pose son gobelet ainsi que la brioche à ses côtés. Ma tête je la pose contre le meuble, j'sais pas trop quoi dire ni quoi faire, je suis pas doué pour ce genre de chose sérieux. J'attends juste que ça passe et je reste à ses côtés. Je dis rien, j'attends juste. Ca fait longtemps que moi, je sais pas quoi donner aux autres et j'ai pas non plus l'envie de donner, façon j'ai rien à donner !

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
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Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
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MessageSujet: Re: And the worst arrives... Sam 30 Juil 2011 - 22:46

Depuis son retour à Wellington, elle avait appréhendait cette possibilité. En même temps, elle se disait qu'il y avait d'infimes « chances » que cela n'arrive. A vrai dire, si elle avait su que cela était le cas, jamais elle ne serait revenue dans sa ville natale. Elle l'aurait fuit comme on peut fuir la peste ou une autre maladie épidémique. Elle n'avait pas envie que ces craintes se concrétisent. Elle avait tout fait pour aller de l'avant, pour ne pas se laisser pourrir la vie à cause de ses peurs et de ses appréhensions. Elle avait mit du temps à se relever et ce n'était peut-être pas encore tout à fait le cas. Mais elle avait fait des progrès. Elle avait continué à sortir, à rencontrer des personnes, à parler, à partager des moments. Si bien que personne ne s'était rendue compte de ce qui lui était arrivé. Pour les autres, Johéline était une fille insouciante, rigolote, spontanée, généreuse et profondément humaine. Personne ne voit la fille blessée qui se cache derrières ses sourires. Des sourires parfois tristes, qu'elle dissimule souvent bien vite. Personne ne voit la souffrance qu'elle porte sans jamais lui laisser le dessus. Jusqu'à ce jour là, elle avait cru être assez forte pour supporter ce qui lui était arrivé. Elle le croyait. Elle avait même noué des relations d'amitié avec des garçons, et même des mecs qu'elle connaissait à peine, comme Aedan, son coloc'. C'était peut-être ça son défaut. Elle pensait toujours qu'il y avait du bon en chacun. Elle était toujours la première à croire en les autres, à les booster et à les soutenir. Mais elle devait se rendre à l'évidence que certains ne changeront jamais. Elle en avait eu la preuve ce matin même. Craig était revenue dans sa vie et comme à chaque fois, il l'avait chamboulée. Elle s'était sentie à nouveau, à sa merci, sans rien pouvoir faire et c'était un sentiment terrible d'impuissance. Elle aurait voulu être capable de lui en mettre une, un bon uppercut. Mais au lieu de cela, elle était restée pétrifiée. Elle se dégoutée elle même de ne pas avoir réussi à avoir le dessus, après toutes ses années. Cela faisait quatre ans, elle aurait du savoir lui tenir tête. A vrai dire, c'était tout le contraire. Craig lui faisait toujours peur. Elle était littéralement horrifiée d'entendre à nouveau sa voix, de sentir ses lèvres sur sa peau. Johéline le haïssait pour ce qu'il lui avait fait et elle se haïssait à présent de ne pas être à la hauteur, de se rendre compte que son chantage, ses menaces étaient toujours efficaces. Elle n'avait rien pu faire, elle n'avait rien pu dire. Encore une fois, il aurait pu avoir ce qu'il voulait. D'ailleurs, il le lui avais dit. Et cette seule idée lui était insupportable.

Elle sentait son cœur battre la chamade. Elle tremblait et n'arrivait pas à contrôler le souffle précipité de sa respiration. Elle était sur le point de refaire une nouvelle crise. Et pourtant cela faisait des années qu'elle n'avait pas eu ces crises d'angoisse, combinées parfois à des crises d'hyperventilation. Elle n'arrivait pas à se calmer. L'idée que Craig pouvait à nouveau franchir le seule de sa boutique lui était insoutenable. Elle était tétanisée près de son bureau, dans l'incapacité de faire le moindre mouvement et donc d'aller fermer la boutique. Tant pis si les clients trouvaient bizarre cette fermeture sans avertissement préalable. Johéline avait les mains crispées sur son bureau, comme si elle ne voulait pas qu'on l'entraine ailleurs, contre son gré. Elle ferma les yeux, sentant son corps raide comme la pierre. Elle n'arrivait pas à bouger. Elle n'arrivait pas non plus à contenir les larmes qui couler sur ses joues, glissant jusque dans son cou. Cou où apparaissait à présent, un bleu ainsi qu'à ses poignets, petit souvenir de Craig Taylor. Pour l'instant, elle n'y faisait pas attention. Elle avait l'impression d'être déconnectée de la réalité. C'était une impression désagréable qu'elle avait déjà vécu. Ce n'est que le son de la clochette à l'entrée de sa boutique qui capta une minute, son attention. Elle avait une boule au ventre, nerveuse. Est-ce qu'il était revenu??! Elle crispa un peu plus ses mains sur le bois. Elle entendit vaguement une voix. Elle serrait très fort le montant en bois, s'entaillant les paumes. Un filet de sang serpenta le long du bois blanc. Jo' entendit une seconde fois la clochette. Elle se reconnecta peu à peu à la réalité. Elle rouvrit les yeux. Son cœur battait toujours la chamade. Et son souffle était toujours irréguliers. La jeune femme était tellement bouleversée qu'elle enclencha son « don » sans s'en rendre compte. Johéline était en effet un « mutant » ou un « kryptomonstre » comme on pouvait le lire parfois. Elle avait été touché par la pluie de météorite de 2007. Comme certaines personnes, victime de la pluie ce jour là, elle avait développé une capacité particulière, celle de changer d'apparence selon son gré. En effet, Jo' était une polymorphe. Elle pouvait changer d'apparence physique, de couleur de cheveux, de yeux sans la moindre difficulté. Et à ce moment précis, son pouvoir se réveillait. Les pointes de ses cheveux commencèrent à devenir de plus en plus foncés. D'abords du châtains clair, ils passaient au châtain foncés, jusqu'à s'assombrir encore plus. Quand elle est stressée la jeune libraire a du mal à garder le contrôle sur ce don qui lui a prit beaucoup d'énergie et de temps avant de le maitriser. Et là, avec la panique, elle laissait ce dernier avoir le dessus sur elle. A nouveau la clochette de son entrée retentit. Elle ferma les yeux. Ses mains commençaient à lui faire mal. Elle entendit une voix. Elle n'avait pas envie d'ouvrir les yeux. Elle était encore pétrifiée. Jo' sentit toutefois une présence et un parfum...celui du café qu'elle adorait. La jeune femme entrouvrit les yeux. Elle aperçu légèrement une silhouette, sans se douter qu'il s'agissait d'Aedan. Elle referma les yeux. Ses cheveux changèrent de teinte, des pointes jusqu'aux racines. Johéline essayait de se reprendre. Le silence avait à nouveau envahi la pièce. Au bout d'un moment, elle rouvrit les yeux qui étaient encore remplis de larmes. Elle les posa sur Aedan. Mais ces yeux étaient différents, ils étaient d'un noir intense avant de revenir à leur couleur normal, le bleu. Elle observa ce dernier. Qu'est-ce qu'il fichait ici?? Pourquoi est-ce qu'il s'était assis? Pourquoi est-ce qu'il la regardait de cette façon? Elle finit par se calmer. Elle desserra l'étreinte de ses doigts sur le bois. Elle avait des coupures que sa peau à force d'avoir serrer si fort le bois. Elle observa ses mains tandis que la couleur de ses cheveux redevenait à la normale. Qu'est-ce qui s'était passé? Elle se rappela alors de Craig et elle éclata à nouveau en sanglots. Mais elle ne voulait pas qu'Aedan la voit dans cet état alors elle essuya rapidement les larmes qui avaient coulé sur sa peau. Seulement, elle y déposa du sang qu'elle avait sur les mains à cause de ses coupures. Elle n'arrivait pas à contenir ses sanglots. Pourquoi est-ce qu'il était là?? Elle passa un bras devant ce visage. Elle ne voulait pas qu'il la voit ainsi. Elle ne voulait pas qu'il sache. Johéline avait toujours honte de ce qui s'était passé. Et c'était peut-être pour cette raison qu'elle n'avait jamais rien dit à qui que ce soit. Elle pensait que c'était de sa faute, ce qui s'était passé. Elle pensait qu'elle aurait peut-être du agir différemment... Elle se sentait coupable, même après tout ce temps.

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MessageSujet: Re: And the worst arrives... Lun 1 Aoû 2011 - 13:33

Le silence, ouais le silence c'est bien mais mon silence actuel est ponctué de sanglots qui me font grincer mes tympans. J'ai soudainement envie de me tirer, je me demande encore d'ailleurs pourquoi je reste, c'est vrai, cette nana à part être ma coloc, y'a rien vraiment qu'on partage mais voilà ma conscience me tient à sa botte. Je savais pas que j'en avais encore une, c'est une flash news pour moi. Alors moi, je reste ici comme un bon samaritain, c'est assez drôle à y penser. Aedan Wooley qui fait preuve de générosité, acte à graver dans les annales. Après toutes les petites attentions qu'elle m'a accordé, je me sens obligé de lui accorder le minimum même si je n'ai aucune idée de ce que je suis entrain de faire ni ce que je dois faire, je reste juste présent à l'écouter pleurer à côté de moi. Je bouge pas, j'ose à peine respirer, je me fais tout petit je pense car moi, les gens qui pleurent j'ai jamais réussi à dealer, j'ai pas assez de sensibilité pour faut croire ou alors je suis un vrai connard de service, je ne sais pas trop où me situer, à vous de voir. J'ai jamais été doué pour consoler les gens qui pleure, Helena quand elle pleurait pour x et y raison ce qui était faut le dire souvent, je savais pas quoi faire ni quoi dire et je passais généralement pour le con insensible. Je dois avouer que c'est un rôle qui me plaît assez et que je joue, en plus de cela, très bien. Helena me faisait souvent le reproche d'être distant, encore plus quand elle avait besoin de moi, les larmes en cavale sur son visage mais moi, la tristesse c'est quelque chose que je sais pas gérer, chez les autres et pire encore chez moi. Chez moi, c'est tout bonnement l'horreur alors avec le temps, j'ai appris à foutre dans une petite case de ma tête chaque sentiment plus ou moins triste et déprimant, habillant mon visage d'un marbre ne dévoilant rien. Plus jeune, je me suis rendu compte que la tristesse n'était qu'un sentiment néfaste et qui en plus de cela déclencher sans que je puisse m'en empêcher mon pouvoir, moins violent que quand je suis en colère cependant mais tout de même. Certains disent qu'il faut ressentir la tristesse pour mieux apprécier la joie, ça tombe bien, la joie, je chie dessus, je m'en fiche. J'ai pas besoin d'être heureux et de toute façon, je ne le serais jamais. Jamais.

Bon merde, j'en peux plus, faut que je bouge, que je m'active, je peux pas rester assis comme ça amorphe à côté de l'autres qui chiale toute l'eau de son corps. Je me redresse et fait les cents pas. On dirait qu'elle ne me voit pas, elle est dans un monde où il n'y a que elle qui peut y avoir accès. Bon bah je peux me tirer alors ? … Tagueule conscience à la con. Je reste c'est bon. Je reste pour les pancakes qui sourient le matin et le jus d'orange pressé à sa main si délicate. Main qui … putain saigne ? Qu'est ce qu'elle nous fait la petite ? WTFFFFF ces cheveux changent de couleur, je fais un pas en arrière. C'est quoi ce bordel ? Putain de merde, elle est qui elle ? Une extra-terrestre ? Elle est entrain de muter c'est ça ? Ou alors elle a juste des pouvoirs, comme moi ? Je ne serais peut-être pas le seul ? Pris d'un sentiment nouveau et d'une curiosité je m'approche et m'accroupis à sa hauteur. Enfin elle ouvre les yeux mais je pense que j'aurais préféré qu'elle les garde fermer. Je me laisse tomber sur le sol face à ce regard d'un noir ténèbre qui me sidère et me tétanise directe. Mon corps a envie de se barrer, de fuir cette « chose » qui n'est pas ma coloc enfin ça y ressemble fortement, qui sait ? Elle me fera p-e du mal alors instinct de survie, j'ai envie de me tirer mais mes jambes ne bougent pas, une sorte de chaleur m'envahit comme si mon corps savait quelque chose, j'ai envie de savoir. Alors qu'elle redresse la tête, j'aperçois des bleus qui entourent son cou, je fronce les sourcils malgré moi, hier ils y étaient pas. Serait-il possible qu'elle se soit fait agressé ce matin ? J'observe ces mains ensanglantées et voir des bleus qui marque une emprise violente sur ces poignets. Pas de doute, y'a eu rapport de force et vu son état, ça n'a pas dû être plaisant du tout. J'imagine que c'était un homme vu les traces laissées. Quel enculé. Je suis très violent comme mec mais frapper une nana, c'est vraiment manquer de couille sérieux, je grince des dents malgré moi. Soudainement, je me dis qu'elle est peut-être pas dangereuse, que comme moi, son pouvoir se révèle quand ces émotions font la samba, que comme moi, peut-être qu'elle en veut pas de son pouvoir. Je saisis son bras et le baisse pour avoir ses paumes face à moi. Je saisis doucement ces deux poignets et regarde l'étendu des dégâts, ça va pas si profond. Je prend les mouchoirs en papiers que je lui ai tendu mais qu'elle n'a pas usé pour en essuyer l'excédent de sang. Puis je repose ses poignets doucement et lève son menton juste pour regarder si y'a plus que des bleus quelque part, son cou comporte des marques violacées ce qui prouvent une emprise assez violente. « Tu devrais aller porter plainte... Allez arrêtes de chialer. Ca va aller t'en fais pas » Je sais même pas pourquoi je dis ça, ni si ça ira mieux mais c'est ce qu'on dit généralement non ? J'aimerais lui poser tout un tas de question sur ce que je viens de voir, d'assister mais je sens que c'est pas le bon moment alors je dis rien « Arrêtes de pleurer je te dis … J'suis là, il reviendra pas, s'il revient, je le fous dehors, alors calmes-toi » Je dis d'une façon assez rude je sais mais ça j'y peux rien, je sais pas y faire je vous l'avais bien dit. La sonnerie de la porte retentit , je me redresse d'un bond, serait-ce ce couillon qui ose revenir ? J'ai bien envie de voir sa gueule de tapette qui ose frapper une nana, juste pour me foutre de sa gueule. Lui taper dedans ? Non. C'est pas mon problème ce qui se passe entre eux mais j'ai juste une aversion pour ce genre de personne. Une vieille dame est posté là et demande un bouquin bien précis. Oh bordel. Je quitte mon poste et part aider la vieille femme à trouver ce bouquin ça devrait pas être difficile, suffit de suivre les lettres et les genres. Bouquin trouvé, j'encaisse le machin en reprenant soin de ne pas écrasé Line ni me péter la gueule et la dame s'en va. Je baisse mon regard sur elle, elle semble se calmer lentement mais sûrement. Je m'accroupis encore à son niveau et lui tend son verre de café. « Bois. Tu dois être déshydratée avec tous ces torrents de larmes » Je me redresse et je m'asseois sur le comptoir, attendant qu'elle se redresse ou je ne sais quoi. Car là, j'ai atteint mes limites, je vois pas ce que je pourrais faire de plus, j'ai tout fait à mon sens là.

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Les vertiges et la peur, tu connais pas
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Que j'ai fait trop de fois
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MessageSujet: Re: And the worst arrives... Ven 5 Aoû 2011 - 22:58

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Je n'arrivais pas à reprendre le contrôle de mes émotions. J'étais prostrée derrière mon comptoir sans la moindre envie de bouger. Enfin, c'était plutôt que j'étais incapable de faire le moindre geste. Je n'arrivais pas à reprendre le dessus. Cette rencontre avec Craig m'avait replongé dans un passé que je croyais oublié, enfoui très profondément. Mais finalement ce n'était pas le cas. Je croyais que j'avais réussi à aller de l'avant, que j'avais fait ma vie en dépit de ce qu'il m'avait fait. Mais il avait fallu quelques minutes pour que cet équilibre que je m'avais construit, vole en éclats. Je me sentais mal, humiliée, blessée et tout ce que j'arrivais à faire, c'était faire ressortir toute cette peine, toute cette souffrance que j'avais en moi. Je ne m'étais jamais dans un état pareil auparavant. J'avais toujours été une fille discrète, qui cachait ses émotions négatives. J'étais celle qui réconforté les gens, pas celle qui était réconforté. J'étais toujours l'épaule sur laquelle on venait se reposer. Je n'avais pas envie qu'on s'apitoie sur mon sort, qu'on me jette un regard remplit de pitié. Je cachais mes faiblesses sous des sourires et des rigolades. On ne me prenait que très rarement au sérieux et je savais que c'était de ma faute. Mais je n'avais pas envie que les gens grattent un peu ce qu'il y avait sur la surface qui me servait de protection. Je vivais ainsi depuis quatre ans et je croyais que cela aurait toujours marché. Je ne m'attendais pas à retrouver Craig ici, alors qu'il était censé être à New York et donc loin de moi. Je ne voulais plus le voir, je ne voulais plus qu'il me touche. J'aurais voulu être capable de lui asséner un énorme coup de poing qui lui aurait décroché la mâchoire mais j'en avais été strictement incapable. Je me retrouvais, recroquevillée sur moi même, en état de choc, sans arriver à me contrôler. J'aurais voulu être seule. Je ne voulais pas qu'on me voit dans cet état. Je ne voulais pas que les gens ont cette vision de moi, telle une enfant craintive. Mais Aedan avait pénétré dans ma boutique et je m'étais retrouvée à pleurer en sa présence, sans arriver à murmurer quelques mots pour lui dire de me laisser, que je n'avais pas besoin de lui. Je n'avais besoin de personne, enfin j'essayais de m'en convaincre.

J'avais l'impression de me donner en spectacle. Et ce n'était pas qu'une impression. Je n'arrivais toujours pas à contrôler mes émotions, si bien que je commençais à faire fonctionner mon pouvoir sans m'en rendre compte. Je savais que je devais me contrôler pour que cesse ce morphisme de ma personne. Mais c'était plus simple à vouloir qu'à faire. J'avais fini par relever mes yeux sur lui. Je ne savais pas pourquoi il restait à mes côtés. Aedan n'était pas le genre de garçon à s'attarder, surtout pas devant une fille en pleurs. Mais il était là, et il était même parti me chercher un café. Un café que je prenais tous les jours quand je venais ouvrir ma boutique. Je savais qu'il était capable de gentillesse derrière cette carapace qu'il s'était mit en place. Je savais que c'était un garçon sympa même s'il faisait tout pour le nier et le cacher. Et bizarrement, sa présence me calma. Je sentais mon cœur qui commençait à battre de façon plus normale. J'avais toujours les mains qui tremblaient mais je me sentais moins oppressée. Je fermais les yeux une nouvelle fois, essayant de respirer normalement. Je les ouvrais à nouveau subitement quand je sentis à nouveau une emprise sur mon bras. Je regardais Aedan qui observait ma peau et je me rendis compte à cet instant là que j'avais des bleus à chaque poignet. Quel salaud! Tout ça c'était de sa faute! J'aurais voulu être plus forte pour lui rendre la pareille mais mon gabarit était loin d'être aussi impressionnant que celui de Craig. J'ouvrais mes paumes de main, les lui présentant malgré moi. J'avais des coupures et cela me picotait, surtout quand il posa une serviette en papier pour essuyer le sang qui s'y attardait. Je me calmais doucement, l'observant faire. J'aimais bien quand il était gentil avec moi. Mes cheveux et mes yeux avaient reprit leurs couleurs habituelles. La crise était passée, je le pensais en tout cas. Cela faisait un bail que je n'avais pas perdu le contrôle de mon pouvoir. Je le maitrisais depuis un peu moins de deux ans, j'avais fais beaucoup de progrès mais je savais encore que je restais victime de mes émotions. Lorsque celles ci prenaient le contrôle de mes actes, je laissais mon pouvoir ce qu'il avait envie de faire et ce n'était pas très bon. Aedan était à présent au courant et c'était bien la seule personne à savoir que moi aussi, j'étais une victime de la pluie de météorites, que j'étais une « krystomonstre ». Personne ne devait être au courant. Je ne voulais pas qu'on me fuit, parce que finalement, je n'étais pas différente d'avant ce 17 février. J'étais restée la même fille. Je ne voulais pas non plus qu'on puisse avoir peur de moi. Mais bizarrement, Aedan resta là, à mes côtés... Quand il posa ses doigts sur mon menton, je plongeais mon regard redevenu d'un bleu intense dans les siens. Il me réconfortait. C'était bien la première fois. J'avais encore des sanglots dans la voix mais je ne voulais plus pleurer. Je ne voulais plus le faire devant lui. Qu'allait-il penser de moi? Que j'étais une petite nature? Une pleurnicharde comme toutes les filles qui avaient pu croiser son chemin? J'acquiesçais donc doucement de la tête. Sa voix était rude mais je savais qu'il avait raison. Je devais réagir et arrêter de pleurer sur ce qui venait de se passer. A cet instant la petite clochette de l'entrée se fit entendre. Aedan se releva. Je laissais mes mains retomber doucement sur mes genoux. J'entendais les voix et j'avais reconnu celle de madame Hansen. Elle venait souvent me chercher des bouquins, surtout des romans à l'eau de rose, des histoires d'amour, qu'elle dévorait dès leur emprunt. Je passais mes mains sur mes joues pour effacer les traces de larmes. Je tapotais ensuite mes paumes pour retirer le sang qui restait encore sur ma peau. Quand Aedan revint, il reprit à nouveau place à côté de moi. Il me donna le café qui était posé près de moi. « Merci ». Je le remerciais pour le café mais aussi pour sa présence. Il aurait pu partir mais il était resté là, avec moi. Je tendis la main pour le prendre et j'en buvais une gorgée. Cela me fit du bien. Je fermais les yeux, savourant la boisson. Puis je baisais le gobelet, regardant à nouveau mon colocataire qui s'était assis sur le comptoir. Je baissais les yeux face à son regard inquisiteur. Je me doutais qu'il se poserait des questions. Je restais silencieuse un instant avant de demander: « Ne dis rien à personne s'il-te-plait... » Je parlais aussi bien de ces bleus, de cette « crise », que pour mon pouvoir, qu'il avait du découvrir malgré moi. Je tenais toujours le gobelet dans mes mains, la chaleur du liquide me réchauffais les mains. « Ça ne se reproduira plus...C'était juste...un mauvais jour... »

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MessageSujet: Re: And the worst arrives... Mar 9 Aoû 2011 - 23:33

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La boutique retrouve un silence qui direct me met plus à l'aise. Ses sanglots s'estompent alors que j'observe mes mains comme perdu. Ses mains aussi violentes qu'un four, qu'un chauffage, qu'un feu qui s'embrase. Contre ma clavicule, je sens le pendentif que m'a passé Zippora, celui que devait me revenir si j'avais bien compris. Zippora avait un pouvoir lié au mien le feu et Johéline venait de me faire une démonstration monstre d'un pouvoir que je ne suspectais d'exister que dans des films de science-fiction. Y'en a-t-il d'autre comme moi ? Comme elles ? Moi qui pensait être seul au monde, être une espèce à part entière, un déchet de la planète terre. Aujourd'hui, tout était remis en cause et j'étais bien plus perturbé que je ne l'aurais pensé. Jamais je n'avais pensé que d'autres comme moi puissent exister, tout à coup ma perception du monde change. Qui peut me dire si y'en a pas d'autres ailleurs avec des pouvoirs encore plus puissants et des desseins encore plus sombres que les miens. Il fallait avouer que c'était flippant, ça me donne pratiquement des frissons dans le dos. J'en oublie presque un moment ma colocataire encore à terre dans une sale état. Je ne sais plus quoi penser, j'ai soudainement envie de m'en aller d'un peu de tout. Qui je suis ? D'où je viens ? C'est où chez moi ? Et elle ? C'est quoi son histoire ? D'où elle tient ses pouvoirs ? L'incompréhension me gagne comme ce jour où j'ai découvert mon pouvoir. Je me sens perdu ne sachant ni comment réagir ni quoi en penser. Tout se bouscule dans ma tête et rapidement, comme un manège qui tourne un peu trop vite et qui me donne un mal de mer. Et pourtant, au delà de tout ce remue ménage, un sentiment s'empare de mes entrailles, celui de ne plus être seul, de plus être la seule erreur que l'univers aurait crée, d'être un moins que rien raté par la nature. Il y a bien une raison à notre existence. J'ai toujours cru que j'étais le seul, aujourd'hui tout s'envole en éclat comme un verre de cristal qui s'effondre car il a été trop rempli. Je ressens le besoin de comprendre et en même l'envie de fuir et de partir loin. Le faite de savoir que je ne suis pas seul a quelque chose de rassurant comme il a quelque chose d'effrayant, je ne me sens pas en sécurité et je me sens appartenir à un groupe dont je n'ai pas forcément envie d'adhérer. Quand on se sent seul au monde pendant un long moment, revoir ce paramètre est assez déroutant et dérangeant, tout est remis en cause. Je ne répond rien quand elle me remercie, je ne ressens pas le besoin de recevoir des remerciements, je n'ai jamais capté l'importance que les gens accordent à la reconnaissance, je chie sur la reconnaissance, je m'en fiche, qu'est ce que ça peut faire la reconnaissance ? Je n'en trouve pas une utilité qui en vaille la peine. J'écoute ce qu'elle me dit d'une oreille. Mais oui, y'a écrit sur mon front : Balance. J'ai une gueule à aller colporter des ragots ? A aller crier sur les toits tout ce que je vois ? Laissez-moi rire. Pas mon genre et j'y gagne rien, sauf si je lui fais du chantage. Ahaha. Je pourrais m'en mettre plein les poches ceci dit. « Ca dépend. Va falloir acheter mon silence » Je quitte mes mains des yeux et les portent sur elle arquant un sourcil « D'ailleurs tu parles de quoi ? De ta crise de larmes ? De tes bleus ou bien de ce spectacle qui en ferait pâlir un spécialiste de relooking ? » Je dis sur un air de provocation un peu exaspéré qu'elle me foute dans le même sac que tous les communs mortels de cette planète en pensant que je vais aller tout cafter. Autant je déteste ce sentiment d'être différent de tous, autant je hais faire parti du même sac qu'eux. Je soupire et saisit mon paquet de clope dans ma veste en cuire, je coince un bâtonnet de nicotine entre mes lèvres et l'allume. La première bouffée me détend de suite, je me pince l'arrêt du nez avant de soupirer « Bouffes la brioche, histoire que je ne l'ai pas acheté pour rien. Avec toute l'eau que t'as perdu, tu devrais prendre des forces » Je dis en m'efforçant de reprendre un ton de voix plus posé et neutre. Après tout la nana venait d'avoir un moment pénible, j'allais pas en remettre une couche, ma conscience, cette salope, viendrait me casser les burnes à nouveau. Celle-là elle apparaît vraiment quand il ne faut pas. Saleté. Je fais craquer ma nuque et recrache un mur de fumée « C'est bon. Stresses pas. Je dirais rien, c'est pas mon genre … sauf si tu me fais une crasse » Je dis mi-figue mi-raisin sachant pertinemment que si elle me fait une crasse, je saurais me venger sans user de ce moyen bien bas. J'ai de la ressource moi mais quelque chose me dit que cette nana ne ferait même pas de mal à une mouche, elle m'inspire pas méfiance. J'sais pas. J'ai peut-être tort qui sait ...

Spoiler:
 

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
De la cime tes yeux, à mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
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