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Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY

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MessageSujet: Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY Ven 1 Juil 2011 - 0:10



Il était treize heures, j'étais devant mon assiette, et je n'y trouvais rien d'appétissant. Ce midi-là, l'on nous servait du poisson pané – peu de chance qu'il ait été fraîchement pêché par les cuisiniers de l'établissement – et celui-ci portait une odeur infecte jusqu'à mes narines. Tout me portait donc à m'affaler de la sorte sur ma table, dans un ennui mortel. Je regrettais déjà de ne pas être rentrée chez moi, car j'aurais alors pu me concocter un bon plat, ou alors je me serais payé un bon restaurant italien pour me faire plaisir tout en évitant de manger en la désastreuse compagnie de mon oncle. Ces derniers temps, je me sentais vide, presque amorphe. Récemment j'avais fais la connaissance d'un jeune homme touchant, je l'avais rencontré au cimetière, sur la tombe de son frère. Il savait ce que c'était de perdre un membre de sa famille, un membre aussi proche qu'un frère, une sœur, des parents ... Et puis, presque fatalement, nous avions couchés ensemble, dans sa voiture, sur le parking d'un endroit sacré – cette pensée me décrocha un semblant de sourire. Il fallait dire qu'il m'avait provoqué à se changer devant moi, laissant à ma vue un torse masculin des plus appétissants. Et puis, quelques heures plus tard, je m'étais réveillée avec ce sentiment étrange. Cette rencontre avait en fait provoqué une révélation : j'aimais un homme. Malheureusement, ce n'était celui avec qui je venais de partagé des ébats. Cet homme c'était Jeremiah, un journaliste plutôt mignon, avec qui j'avais fait une virée à Indépendance, celui qui m'avait réconforté, celui qui m'avait également sauvé du carambolage qui avait eu lieu lors du Blackout. Et je me retrouvais là, ne sachant quoi faire, ni comment réagir face à cette situation peu commune. Jeremiah était un ami, quelqu'un qui comptait énormément, quelqu'un avec qui je partageais certaines choses, mais jamais je n'avais eu de relation sexuelle avec lui. C'est ce qui me déroutait le plus. Moi qui prônais les aventures sans lendemain, qui ne croyais pas ou plus en l'amour, j'étais tombée sous le charme du jeune homme, j'en étais amoureuse. Je crois que j'aurais pu faire n'importe quoi pour lui, enfin après tout il avait risqué sa propre vie pour la mienne, il m'avait servit d'épaule sur laquelle pleurer, il m'avait écouté quand j'avais eu besoin de parler de mes souffrances. Il avait su me redonner le sourire, m'avait dit d'avancer, m'avait redonné espoir - « Hé oh, Zooey ... » - une voix me sortit de mes pensées - « Tu m'écoutes quand je te parle ... ? » - je soufflai - « ... mmh. Ouais je t'écoutes Alex ... » - Alexis était une fille avec qui je traînais de temps en temps, nous partagions les cours de biologie, ainsi que nos repas parfois. Elle était gentille, presque fascinée par mon sens de la répartie et mon don pour me foutre dans la merde – elle m'idolâtrait presque – mais était un peu trop bavarde à mon goût, dans le genre je parle pour rien dire - « ... Non tu m'écoutes pas. Enfin bref, j'en étais où ... ah oui, donc il paraît que Sam Johnson, tu sais le prof de littérature, s'est fait viré parce qu'il avait couché avec une élève. J'ai mené ma petite enquête, et je crois que c'est avec l'autre dévergondée de littéraire là ... Leighton Dickinson ... » - je la dévisageai en haussant un sourcil, la laissant dire ce qu'elle voulait, si elle savait à quel point elle était à coté de la plaque ! Sam, mon meilleur ami n'avait pas été viré il avait simplement décidé de rejoindre sa femme et sa fille à New-York, dans le but d'être un bon père. J'ignorais s'il s'était remis avec sa femme et je m'en contrefichais. En fait, nous avions été proches, mais depuis son départ il ne m'avait appelé qu'une fois, et s'était éloigné. Il ne comptait pas revenir un jour. Et puis la fille avec qui il avait couché c'était moi, pas cette Leightrone Drinkandson ... d'ailleurs j'ignorais comment Alexis était au courant d'une telle histoire puisque nous avions pris soin de tout dissimuler, justement pour que Sam ne soit pas viré ... - « Bon c'est l'heure, dépêches-toi on va être en retard. » - Hein ? L'heure de quoi ? Je n'avais pas cours l'après-midi et comptais bien rentrer chez moi - « Pardon ?! » - fis-je presque dans un sursaut - « Zoo' je t'en ai parlé tout' ... tu m'écoutes jamais. C'est une conférence d'un type sur son association ... je sais pas vraiment sur quoi ça porte, mais il paraît que l'intervenant est sexy ... » - Je commençai à débarrasser mon plateau, suivie par Alexis, et déclarai nonchalamment - « J'ai autre chose à faire que d'aller écouter un pauvre type déblatérer sur le fait qu'il faut aider les mamies à traverser les passages piétons ... et tu sais pourquoi ? » - elle me dévisagea sans réponse - « ... parce que les mamies, je les emmerde Alex' ! ».

Une demie heure plus tard, je me retrouvais assise dans la salle de conférence de ce bon samaritain, aux cotés d'Alex. Celle-ci avait – par je ne sais quel moyen – réussi à me convaincre. Sauf que j'en avais strictement rien à foutre et que je mourrais littéralement d'ennui sur place. Alors que l'intervenant commença à parler, je posai mon coude sur la table, et posai mon joli petit minois sur ma paume. Je fermai les paupières un instant, me demandant ce que j'allais bien pouvoir faire pendant qu'Alexis Lawrence ici présente mouillait sa culotte pour ce blondinet débile et sans cervelle. Je levai les yeux au ciel, me mettant à observer une araignée tisser sa toile sur le plafond poussiéreux de la salle. Cinq minutes plus tard, je ne savais déjà plus quoi faire. C'est alors que j'entrepris de gratter le bois plastifié de ma table, puis compter les pellicules de mon voisin de devant, trouvant vite cela répugnant je m'affalai à nouveau sur ma table, examinant au peigne fin les rayures du bois ... passionnant. Puis une mouche vînt se poser devant mon nez et je me mis à croire qu'elle était télépathe ... - « Hey, salut la mouche ... » - pensais-je - « On se fait chier comme des rats morts, hein. » - je la dévisageai et lui envoyai une charge mentale, en me rendant compte que c'était stupide. Un coup trop violent pour une si petite bête, qui s'évanouit comme une vulgaire pâte à crêpe. RIP Marcelle. C'est dommage, on venait à peine de se rencontrer.

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MessageSujet: Re: Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY Dim 3 Juil 2011 - 7:24

ZOOEY & SCOTT

On commence toujours une journée en entendant le son d’un réveil et si ce n’est pas le cas, on la commence en écoutant une chanson rythmée à la radio. On appelle ce genre d’engins, des radioréveils et cela permets aux gens comme moi (les normaux) d’ouvrir l’œil, le corps bougeant sur un tempo endiablé, tout dépends du chanteur sur lequel on tombe, s’il est cool ou au contraire nul. Ce matin-là, « My heart will go on » diffusait sur les ondes FM, autant vous dire que le premier réflexe que j’eu -depuis fort longtemps- fut d’éteindre le bidule. Céline Dion était un mal de crâne à elle seule, je ne voulais pas commencer par une migraine. Je rejetais la couverture et jetais un coup d’œil à ma montre qui gisait sur la table de chevet : elle indiquait 12H30. Je clignais des paupières trois fois de suite, des fois que mes yeux aient projeté le contraire de ce qui y été affiché et vous voulez que je vous dise ? J’étais complétement en retard ! Vous savez, parfois, vous décidez d’aider les jeunes en leur offrant l’information nécessaire à leur oreilles : vous leur parlez de ce qu’il serait éventuellement intéressant pour eux de faire, par exemple : s’engager au sein d’une association. Vous essayez de les aiguiller vers le droit chemin. Vous avez d’un côté : ceux qui y sont sensibles (qui sont sensibles tout court) et ceux qui s’en fichent royalement : les tirs au flanc égoïstes. Ce sont ceux-là que je préfère titiller. Ce sont eux qui méritent que l’on s’attarde dessus. Ils ne sont pas enclins au bénévolat, râlent à la moindre tâche accomplie, feintent lorsque l’occasion leur est donnée. Ils sont là mais ils se tournent les pouces, pourtant, ce n’est pas le travail qui manque. Le travail pour eux, se résume à une corvée. La générosité, elle, à un acte banal comme prêter un stylo à un voisin de table, là, ils ont réalisé leur BA de l’année et retournent à leur occupation principale : la fainéantise. Je devais assurer une conférence à l’université à 14h00 pétante ce jour-là. Je n’étais pas prêt, pas totalement réveillé. Lorsque vous savez que vous êtes dans la panade, vous faites souvent des choses ridicules, des gestes qu’en temps dit « normal » vous n’auriez certainement pas accomplis pour tout l’or du monde, juste, pour la connerie d’un tel acte. Je m’étais précipité sous la pommette de douche, tout habillé. Comme si d’enlever mes vêtements (dans ce cas précis, mon pyjama) m’aurait fait perdre un temps considérable. Je me maudissais d’une telle stupidité lorsque je constatais que le t-shirt collant à mon torse était deux fois plus difficile à retirer trempé d’eau. Au diable les réflexions superflues, je courais littéralement en dehors prêt à me passer sur le dos, le moindre habit qui puisse me couvrir en un temps records. Une chemise, un pantalon, des chaussettes. AVE Celine Dion ! Evidemment, tout cela était de sa faute, de qui d’autre ? C’était sa voix insupportable qui m’avait tiré du sommeil dans lequel je me trouvais. Pourquoi ? J’aurai dû la remercier ?! Enfilant ma chemise et mes mocassins, je ne me préoccupais pas du regard de ma voisine d’à côté qui coulait sans gêne sur mon torse tandis que je m’essoufflais à tenter de prendre le bus ; essayez de courir après un conducteur qui vous a vu venir mais qui n’a pas jugé bon de s’arrêter parce que vous ne vous trouviez pas à la station au moment où il y était stationné. Soufflant un « Connard », je décidais que l’université de Wellington n’était pas aussi loin que ce que je pouvais bien penser. Et bien …J’AVAIS TORD ! Une trotte, une sacrée trotte et les regards paniqués que je lançais à mon cadrant ne faisaient qu’attiser mon affolement. Je ne comprenais pas ce qui avait bien pu se passer. Moi, qui d’ordinaire étais d’une ponctualité presque surnaturelle. C’est environ sur les coups de 13h45 que j’arrivais enfin, haletant et remarquant combien l’université de cette ville pouvait être aussi grande. La vue du fourmillement d’étudiant m’octroya le tournis, peut-être était-ce le fait que je n’avais rien avalé depuis 22h00 la veille. Peu importait, ma conférence débutait dans à peine 1 quart d’heure et mon « assistant » n’avait pas jugé bon de me passer un appel, rien. Quel trouffion. Non, en fait, ce qui me passa par la tête fut un simple « crétin». L’insulte suprême selon moi. Prenant mon visage entre les mains, je suivais l’itinéraire fléché mis en place pour l’occasion, pour que les étudiants les plus téméraires sachent qu’elle direction prendre afin d’écouter ma conférence. Ma conférence ? Je me rappelais alors que mes notes n’avaient pas pris la peine de se glisser dans ma poche pendant ma course contre la montre. Je veux dire : elles auraient pu faire cet effort ! Étais-je réellement en train de personnifier de vulgaires bouts de papier ? Oui. Je réussis à me faufiler, in extremis dans la salle, m’installant derrière le micro, prêt à déverser sur les charmants petits étudiants un flow improvisé. La grande aiguille indiquait 14h00 pile, je débutais par une brève présentation de ma personne, de ce que nous faisions au sein de « Care & Humanity » je finis mon discours par un simple « Si vous avez des questions, n’hésitez pas », j’eu à peine le temps de déglutir lorsque les premières interrogations fusèrent (et non des moindres) : « Votre numéro de téléphone c'est ... ? ». Je tentais de repérer la provenance d’une telle question sans que je puisse le faire, la demoiselle était littéralement noyée dans la foule. Je souriais et répondais, d’un ton amusé (ce qui était le cas) : « Vous pouvez nous appeler au 555-786-432 c’est un numéro vert » précisais-je, la même personne renchérit alors : « Et c’est vous qui décrocherez ? » Je me sentais bête de foire mais ce genre de situation, je savais comment les gérer : « C’est celui du standard, pas celui de mon poste mais si vous vous décidez à nous rejoindre … ». Je n’étais absolument pas présent pour jouer les enjôleurs, aussi, je poursuivais : « Est-ce qu’ici quelqu’un sait ce que le mot bénévolat sous entends ? » Je lançais un regard aux étudiants qui hésitaient : « Pas tous en même temps surtout ». Mes yeux parcoururent l’assistance butant sur une brunette, dont l’enthousiasme me toucha, vraiment. Je souriais : elle, elle appartenait à la seconde catégorie : une tire au flanc. Et moi, j’en prenais pour mon quatre heure. « Mademoiselle la brune … », elle ne semblait pas réellement active, je poursuivais : « est-ce que la mouche vous raconte des choses intéressantes ? » Un instant, j’eu l’impression qu’elle avait compris qu’il s’agissait d’elle : « Bien puisque vous m’honorez de votre attention, est-ce que je pourrais avoir votre opinion concernant le bénévolat ?! » Elle n’avait pas d’autre solution que de me répondre.
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MessageSujet: Re: Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY Dim 10 Juil 2011 - 6:30


Le mot 'ennui' prenait à ce moment là tout son sens. Je n'avais jamais autant eu l'impression de perdre mon temps. Temps, qui s'éternisait et dont les minutes me parurent toutes plus longues les unes que les autres. Le menton collé sur ma table, mon attitude devait sembler la plus désinvolte de la salle. Mais j'étais trop franche pour faire semblant d'être intéressée. La seule chose que j'avais en tête c'était m'éclipser. De temps à autre je jetai un regard bref à Alexis qui bavais toujours sur l'intervenant : c'était assez exaspérant à vrai dire. Posant mon regard sur la mouche évanouie devant moi, je soufflai avec un ras-le-bol certain. Sérieusement, qui s'intéressait aux bonnes actions, à la générosité gratuite, à toutes ces choses d'une stupidité sans fin ? Car il faut le dire, nous sommes humains, et c'est humain d'être égoïste, c'est humain d'agir pour son propre intérêt parce que c'est de cette façon que l'homme a toujours fonctionné. Pourquoi vouloir changer une nature humaine irrévocable ? Voilà une des raisons pour laquelle je pensais être aussi franche, directe, et pourquoi je détestais l'hypocrisie générale. Le monde a pour habitude de se faire bien voir aux yeux de tous, afin d'apporter une sorte de bien être social et d'éviter les conflits. Les gens aiment sourire en pensant que l'autre est un pauvre abruti car il ont l'impression que cela créera une sorte de bonheur serein. Sauf que ce n'est pas le cas, et qu'en faisant ça, tout ce que l'on peut arriver à faire c'est passer pour l'être le plus gentil du monde, le plus niais aussi, et être un véritable enfoiré par derrière. Allez les gens, ayez un peu de culot pour dire ce que vous pensez ! Enfin pour moi, tout ça n'était qu'un tas d'absurdités et de stupidités assez osées finalement. Un brouhaha s'était formé autour de moi, semblant lointain. Mes paupières se fermaient et je devais lutter pour les garder ouvertes - « Si vous avez des questions, n’hésitez pas » - entendis-je. Des questions ? Non, franchement cette conférence j'en ai rien à foutre, mec. Ah si, peut-être que j'ai des questions. De nouveau, j'adressai mes pensées à Marcelle, la mouche que j'avais renommée - « Marcelle, je sais bien que c'est assommant ce discours, mais réveilles-toi un peu, fais moi la conversation. Bon, tu vois le type là-bas, bein il demande si on a des questions ... moi je me demande juste ce que je fous là ? Ou bien quand est-ce que je peux partir ...? » - Bien évidemment la mouche qui n'avait toujours pas acquis un quelconque don de télépathie ne me répondit pas, d'autant plus qu'elle demeurait dans les vapes - « Mademoiselle la brune … » - je plaignais la pauvre fille a qui ce blaireau adressait la parole - « Marcelle allez du nerf ... » - pensais-je encore. Je tirais une moue sincèrement ennuyée - « est-ce que la mouche vous raconte des choses intéressantes ? » - je relevai la tête, intriguée par la coïncidence entre les paroles de l'intervenant et ma situation. Je me rendis compte que celui-ci avait le regard planté sur moi. Merde - « Bien puisque vous m’honorez de votre attention, est-ce que je pourrais avoir votre opinion concernant le bénévolat ?! » - poursuivit-il. Non mais sérieusement, était-il vraiment en train de me demander ça à moi ? J'arquai un sourcil, fixant mon regard bleu sur ce type qui semblait faire fondre toutes les filles, sauf moi - « Hum ... bien sûr. Le bénévolat ? Pour moi, le bénévolat est disons un tas de conneries consistant à apporter une aide franchement hypocrite aux autres dans le but de se faire bien voir. » - Les regards offusqués des étudiants se tournèrent vers moi - « Enfin ce n'est que mon avis. ».




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MessageSujet: Re: Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY Ven 15 Juil 2011 - 0:59


« Hum ... bien sûr. Le bénévolat ? Pour moi, le bénévolat est disons un tas de conneries consistant à apporter une aide franchement hypocrite aux autres dans le but de se faire bien voir. Enfin ce n'est que mon avis. » Alors que l’assistance portait sur elle des yeux choqués, moi, je me contentais de sourire, pire je me retenais de rire, je devais bien avouer : elle avait franchement raison. J’étais venu à la bourre, je m’étais assis à la bourre et j’avais débuté un discours improvisé, à la bourre. Minutes, j’étais aussi tombé sur le meilleur représentant du « je m’en foutisme ». Le meilleur, toutes catégories confondues. Le meilleur, de tout Wellington, de tout l’état même ! Alors que je m’accoudais à la rambarde qui devançait la scène où j’étais installé, je la fixais, les yeux rieurs. Une brunette aux iris d’un bleu perçant soutenait mon regard, l’allure insolente, vive et pleine de défis : « Vous n’avez pas tort… » Débutais-je tandis que les personnes présentes poussaient des « Oh » de surprise, je poursuivais : « Dans la vie, il faut être égoïste pour réussir. Je suppose qu’en étudiant dans cette université vous aspirez un certain avenir ? » Sans ciller, elle se contenta d’arquer les sourcils : « Vous êtes un exemple, mademoiselle ». Alors qu’elle paraissait étonnée, j’ajoutais, l’air sérieux : « Un exemple, certes mais, à ne pas suivre ». En venant, je voulais faire comprendre à ces jeunes délurés qu’il existait bien plus dans la vie que la satisfaction de l’avoir réussi, il existait la satisfaction de l’avoir bien vécu, en ayant fait du bien autour. Pas seulement être arrivé à obtenir le meilleur job, à avoir le meilleur époux, ni même les meilleurs enfants. Tout ceci n’était qu’éphémère, je suppose que mes croyances personnelles influaient grandement mon jugement. Nous ne devions pas tendre des perches aux personnes viles et mesquines, nous devions leur barrer la route. Nous devions avoir le cœur sur la main, à défaut de l’avoir sous la poitrine. J’avais été de ceux qui pensaient avant tout à leur bonheur, et le bonheur de mon prochain alors ? J’étais là, dans la place, assis face à un nombre incalculable d’étudiants, d’adultes en devenir : je me sentais obligé de les informer. De les encadrer, je voulais les éveiller parce qu’à leur âge, je n’avais pas eu cette opportunité : « Vous savez ce que je pense du Bénévolat, mademoiselle … ? » Je crus entendre un « Summers » et renchéris : « Je pense que ce que vous prenez pour de l’hypocrisie n’est qu’une façon que bon nombre d’entre nous ont trouvé pour se faire pardonner des actes du quotidien, des paroles blessantes balancées à la figure des êtres aimés sans avoir jamais eu l’occasion de dire que l’on regrette de les avoir prononcé. », alors que je commençais à avoir l’impression de ne m’adresser qu’à cette jeune femme , mon enthousiasme devint de plus en plus présent : « Mademoiselle Summers, est-ce que vous avez des choses à vous faire pardonner ? Des choses que vous ayez dites aux membres de votre famille ? Avez-vous envie d’être une égoïste toute votre vie ? » J’avais l’impression de voir en elle, ma femme : Charlie. Ses idées arrêtées, son ingratitude, son absence de cœur : « Aucun mot assez fort pour décrire le sentiment qui nous habites n’existe pour exprimer ce que l’on ressent lorsque l’on fait du bénévolat : c’est beaucoup plus que du soulagement, du bonheur, plus qu’un simple plaisir…je crois que l’on se découvre en aidant les autres » Je détestais jouer les precheurs, je trouvais cela repoussant. Mais, j'avais le don de reconnaitre ceux qui avaient besoin de mon aide. Et cette jeune femme, avait un potentiel.
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MessageSujet: Re: Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY Jeu 28 Juil 2011 - 5:23


Tandis que j'enchaînais avec fracas les mots, les uns derrière les autres, je pouvais observer diverses réactions. La plupart de l'assemblée semblait outrée, il y avait même un type derrière moi qui m'avait tapoté l'épaule - quand je tournai brièvement la tête pour le fusiller du regard, il regretta bien sûr - mais ce qui m'intéressait le plus, c'était le réaction de l'intervenant. L'homme avait les pupilles souriantes, vraisemblablement. Il tentait aussi d’étouffer un rire et ce rire ce transforma en un sourire beaucoup trop large. Il s'accouda à la rambarde de l'estrade, et me fixa avec une touche de défis sur son visage - « Vous n’avez pas tort… » - les étudiants exclamèrent leur mécontentement, alors qu'un sourire en coin se dessina au bout de mes lèvres - « Dans la vie, il faut être égoïste pour réussir. Je suppose qu’en étudiant dans cette université vous aspirez un certain avenir ? » - J’acquiesçai franchement. Bien sûr que je voulais réussir, bien sûr que j'avais un certain avenir : j'avais brillamment obtenu ma licence l'année passée, je commençais mon master avec des notes bien au dessus des espérances des professeurs, j'avais obtenu pour mon stage obligatoire du travail à Livingscorp ... sans compter que je parlais couramment trois langues. Je comptais poursuivre le fil de la réussite et postuler pour un grand laboratoire. Pourquoi faire petit quand on peut faire grand ? - « Vous êtes un exemple, mademoiselle » - Je souris fièrement après cinq seconde d'hésitation, j'étais étonnée qu'un type comme lui me fasse cet aveux - « Un exemple, certes mais, à ne pas suivre » - cette fois il paraissait sérieux. Non mais pour qui se prenait-il à me descendre ainsi ? J'étais l'exemple de la réussite, alors si j'étais un exemple à ne pas suivre, c'est qu'il avait pour unique but de faire des étudiants des losers. La réussite était tout ce qu'il me restait, mon admiration pour une grande femme dirigeait mes choix, l'espoir d'un avenir meilleur je le visait par mes études, je n'envisageais même pas la défaite - « Vous savez ce que je pense du Bénévolat, mademoiselle … ? » - Alors que j'écoutais ce bon à rien d'intervenant, un abruti du cours de biologie chuchota juste devant moi - « Elle a du cran Summer, enfin elle est plutôt tarée ... » - je lui foutai mon pieds dans les côtes et reporta mon attention sur l'intervenant - « Je pense que ce que vous prenez pour de l’hypocrisie n’est qu’une façon que bon nombre d’entre nous ont trouvé pour se faire pardonner des actes du quotidien, des paroles blessantes balancées à la figure des êtres aimés sans avoir jamais eu l’occasion de dire que l’on regrette de les avoir prononcé. » - j'arquai les sourcils, oui c'est bien ce que je disais, c'est de l’hypocrisie pure ... - « Mademoiselle Summers ... » - je le coupai - « Summer. » - le repris-je - « ... mademoiselle Summer ... est-ce que vous avez des choses à vous faire pardonner ? Des choses que vous ayez dites aux membres de votre famille ? Avez-vous envie d’être une égoïste toute votre vie ? » - soudain, mon assurance disparut. Comment ce type osait-il me parler de ma famille ? Les images de leur mort réapparut devant mes yeux, les souvenirs que je m'efforçais à dissiper me tranchèrent littéralement, la souffrance ne partirait jamais, la plaie demeurerait ouverte, et cet homme s'amusait à remuer le couteau dans cette plaie béante. Je ravalais ma salive, mes yeux s'embuaient, mais je gardai le contrôle, pour le moment - « Je vous interdis de me parler de ma famille. Je les aimais, jamais je n'aurai fait ou dis quoi que ce soit pour les blesser. » - je baissai les yeux, et en colère je rassemblai mes affaires - « Aucun mot assez fort pour décrire le sentiment qui nous habites n’existe pour exprimer ce que l’on ressent lorsque l’on fait du bénévolat : c’est beaucoup plus que du soulagement, du bonheur, plus qu’un simple plaisir… je crois que l’on se découvre en aidant les autres » - Je le toisai et descendis les marches à une allure impressionnante, quand je passai devant lui je répondis simplement - « Si vous voulez aider les autres, vous feriez mieux de vous taire. » - j'entendis Alexis souffler mon nom avec désespoir, puis je sortis de la salle blessée et en colère.

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MessageSujet: Re: Hide my head, I want to drown my sorrow ▬ SCOTT/ZOOEY

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