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« What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER

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Aedan Z. Wooley

Zephran ✖ Nobody can hurt me without my permission

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MessageSujet: « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER EmptyDim 19 Juin 2011 - 19:33

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Les écouteurs de mon Ipod vissés dans mes oreilles, je quitte ma baraque enfin la baraque de mon père pour être plus juste. Encore une fois réveillé comme un mal propre, mon père prend un malin plaisir à me réveiller comme de la merde alors que je lui ai rien demandé, à faire du bruit et chaque matin, comme chaque fois que l'on se croise dans la maisonnée, on se gueule dessus. Chaque fois. Sans arrêt. On est constamment entrain de se gueuler dessus, je sais pas pourquoi, peut-être que je suis le souvenir constant de ce qu'il a perdu il y'a 13 ans, sa vie de famille et sa femme. Sauf que moi, je suis bien plus que sa putain d'ex femme alors merde, j'ai pas envie de ramasser pour un souvenir qui donne moi-même envie de vomir. J'ai presque tendance à me dire que je n'ai pas de mère, celle biologique valant tout autant que celle qui m'a élevé tout au long de ma vie. Des salopes toutes les deux qui, au final, en sont venu à la même finalité : M'abandonner. Les femmes, c'est de la vraie merde, autant affectivement que filialement parlant. Je suis bien content de ne pas avoir eu de frère ou de soeur que ce soit plus grand ou plus petit. Parfois, je me dis que les choses auraient peut-être été différentes. Quand tu as une personne qui partage ta chair, tu la protèges et m'occuper d'un frère ou d'une soeur m'aurait peut-être permis de ne pas me focaliser sur certains aspects de ma vie, d'éviter certaines conneries. Mais d'un autre, je me dis que c'est très bien comme ça, j'ai à penser qu'à ma gueule et ça me va parfaitement. Les liens, tisser, les conserver, les perdre, j'en ai marre. Le monde tourne autour de cela, le réseau sociale. Vivez seuls bordel de merde ! Il n'y a que les masos qui tendent à aller vers autrui pourquoi faire ? Moi, je vais vous le dire, pour vous ramasser à la fin tout plein de merde, trahisons, abandon, souffrance, tristesse et tout ce qui s'en suit, ces trucs de la même famille. De la grosse merde. Moi je sais et moi j'en veux plus.

Je marche d'un pas nonchalant vers mon lieu de travail, seul revenu d'argent que j'ai, outre mes petites affaires illégales quelque fois. Dans un sens, je suis bien plus sage qu'à L.A, ici c'est une petite ville, je serais très rapidement pris et Johéline est un bon élément dans mes trafiques afin de me tenir au courant des tournées et descentes de flics. Vendre des disques, ça me va. Y'a mieux mais y a pire. Tant que je suis dans le domaine de la musique, tout me va. Payer à glander et par moment vendre des disques que j'adore, quoi demander de plus ? Être payer mieux mais ça n'y comptons pas. Mon patron est un gros con comme la patron de la boutique de fringue voisine à mon lieu de travail. M'enfin bon, je m'y attarderais pas, ça n'en vaut pas la peine. Une clope entre les lèvres, j'arrive au dit lieu de boulot. Porte fermée. Le patron est pas encore là, si j'avais su je serais resté au lit un peu plus longtemps, enfoiré ! Je donne un coup de pied dans la porte et puis apparemment il faudra que je patiente que le boss rapplique son gros cul plein de soupe. Je m'adosse sur la vitrine de la boutique et continue de tirer sur ma clope. Je lui donne 15 minutes, s'il montre pas sa gueule, je me tire et retourne dormir. Non parce qu'avec ma gueule de bois, j'ai vraiment besoin de sommeil et pour dormir, y'a rien de mieux qu'une bonne cuite. C'est tout ce que j'ai trouvé pour passer une bonne nuit de sommeil. Puis là planté dans la rue, je jette un coup d'oeil autour de moi, les gens commencent à affluer pour démarrer leurs journées. Rien de super bien intéressant. Rien de bien super. Je m'emmerde point. Khora, la patronne de la boutique d'à côté ouvre sa merde et s'y engouffre, on s'ignore. C'est bien mieux croyez-moi. Et puis à sa suite entre une jeune fille que je n'ai jamais vu depuis que je bosse là. Nouvelle ? Peut-être. Qui sait ? Je suis pas quelqu'un qui fait vraiment gaffe aux gens, j'en ai rien à foutre d'eux. Ma foi, elle est mignonne tout de même, elle a l'air façon plus sympathique que sa grosse vache de patronne, enfin si Khora est sa boss. Si elle l'est, comme je la plains. Bon et sinon, mon propre patron de merde, il arrive quand ? Parce que j'en ai ras le cul là !

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
De la cime tes yeux, à mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois


Dernière édition par Aedan Z. Wooley le Mar 9 Aoû 2011 - 1:37, édité 1 fois
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Zippora A. Bowry

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MessageSujet: Re: « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER EmptyMar 21 Juin 2011 - 6:33

    « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER 1123342993
Les souvenirs de la mort de mes parents me hantait. Ils m'empêchaient de dormir correctement la nuit, rendant mon sommeil agité. Mon cerveau me faisait revivre cette scène ignoble, en boucle. Chaque soir, c'était la même rengaine. Et cela durait depuis trois semaines. Les deux premières avaient été éprouvantes sans pour autant m'empêcher de me lier avec des peronnes de cette nouvelle ville mystérieuse dont je ne connaissais rien à part le nom. Mais cette semaine... Ca avait été compliqué. Plusieurs fois, mon médaillon - celui appartenant à mon demi-frère - s'était échauffé contre ma peau. J'en avais déduis qu'il ne se trouvait donc pas loin, sans jamais réussir à poser les yeux dessus. C'en était frustrant, et mes nuits étaient peuplés de nombreuses larmes en plus de ces inombrables et innommables cauchemars. Je n'en pouvais plus. Je voulais retrouver la chaleur réconfortante des bras de maman. Et la voix grave et chaude de papa, qui riait de bon coeur.

L'autonomie, j'avais dû l'acquérir rapidement. Les premiers temps, je m'étais un tantinet laissée aller. J'étais restée terrée chez moi, ne mangeant que le strict minimum en sortant à peine. Il me fallait le temps de faire le deuil de ma seule et unique famille. Je n'avais pas connu mes grands-parents maternels qui avaient trépassés quelques temps avant ma naissance, et mes grands-parents paternels étaient... Dans une galaxie lointaine. Je n'avais pas eu le temps d'évoquer avec papa le nom de notre planète, les habitudes sur cette dernière, et tant d'autres choses plus globales... Si j'avais su que cela surviendrait aussi vite, j'aurais passé d'avantage de temps avec eux, aurais moins révassé et les aurais moins embêtés. J'avais énormément de regrets. Et de peine, bien entendu. Mon demi-frère était la seule personne qu'il me restait au monde. Je ne pouvais pas ne pas le trouver. Il en allait de ma survie, de ma santé mentale et de bien d'autres choses ! Mes peluches avaient beau être d'un réconfort modeste, elles ne valaient pas un frère. D'autant que j'en avais toujours ardemment désiré un. Je l'avais enfin. Il fallait que je le trouve. Mais cette ville était à la fois immense, et très petite.

Disons que sa taille n'était pas faramineuse, mais que ma tâche me semblait aussi ardue que de chercher une aiguille dans une motte de foin. Sauf que c'était peut-être même plus facile de faire ça ! Au moins, on pouvait s'y piquer. Là, à moins me brûler et me faire mal pour me dire que mon frère se trouvait dans le coin, le pendentif ne faisait rien d'autre. Je ne sais pas, il aurait pu le faire fluorosser en jaune ? En rose ? Ou le faire briller ? Voire mettre une grosse flèche au dessus de sa tête pour m'aider à y voir plus clair ? Les humains imaginaient les extra-terrestres comme des êtres extrêmement intelligents, bien plus évolués, mais... Niveau recherche, on était pas top. Apparemment. Toujours est-il que je devais aller bosser. J'avais trouvé un boulot rapidement en arrivant, dans une boutique de fringue. Ca ne rammenait pas grand chose, niveau sous... Mais c'était suffisant pour que mon niveau de vie ne soit pas déplorable. Et puis... J'avais Ethan, dans le pire des cas. Voire Leighton. Je vivais d'ailleurs avec le beau blond, à présent. Et ça changeait carrément de mon motel miteux dans lequel j'avais vécu deux semaines entières. Là, je pouvais respirer sans tousser toutes les deux à trois secondes, et je n'étais pas obligée de toujours laisser les rideaux fermés si je voulais avoir un minimum d'intimité.

Il était extra. J'étais impatiente de montrer Ethan à mon frère. J'étais certaine qu'il allait l'adorer. Ca ne pouvait pas être autrement. Allongée dans mon lit, je rêvassais. Et mon frère, comment était-il ? Grand, je parie ! Et brun. Peut-être... En tout cas, s'il tient de papa, alors il sera brun. Ses yeux... Sûrement noisettes, comme papa aussi. Moi je tenais mes yeux bleus de maman. Je parie qu'il avait la classe. Du genre à avoir pleins de filles derrière lui, et à être attentionné envers elles. Prendre des pincettes pour leur déclarer que son coeur est déjà prit et être présents pour elles si elles ont du mal à le supporter. Et sa copine, elle était comment ? Parce qu'il avait forcément une copine... Elle était... Blonde ! C'est beau, les blondes. Grande, mince et élancée. Très affectueuse, mais un peu froide aussi pour se faire désirer. Incroyablement belle. J'avais hâte de les connaître, tous les deux. Ils seraient ma nouvelle famille. Et on sera très heureux, les uns avec les autres. Ce sera bien. Mon réveil retentit une fois de plus pour me rappeler que je devais me hâter, au risque d'être en retard au travail. Aujourd'hui était un nouveau jour, et j'avais le préssentiment que ce serait différent. Qu'aujourd'hui, je trouverais mon frère. Et que ce sera chouette.

Je sautais dans mes fringues, n'ayant pas réellement le temps de faire ma toilette. J'avais un peu traînassé au lit, et de ce fait, j'avais à la bourre. Enfilant mon éternel jean usé au niveau des genoux et des cuisses, j'ajoutais un débardeur façon marcel que j'avais acheté au rayon des Hommes et ma veste en cuir, trouvée au même endroit. Pour parfaire le tout, j'accrochais une ceinture à clous au dessus et passais un coup de brosse dans mes cheveux. Je ne me maquillais pas. J'aimais pas ça. D'autant que si je mettais quelque chose sur mes yeux, et que ça grattait, bah je devais souffrir en silence. Et ça, c'était nul. Puis le rouge à lèvre, ça colle et c'est désagréable. Puis suffit de boire de l'eau pour que y'en ait plus. Dans tous les cas, je fonçais à la quatrième vitesse embrasser la joue d'Ethan qui était encore en plein rêve et sortis de la demeure. Ce n'était pas très grand, mais amplement suffisant. Il n'était pas rare que nous regardions la télé en mangeant, sans cesser de bavasser et de critiquer les dires de cette boite métallique. Ca faisait une semaine, et je m'amusais bien, globalement. Quand j'avais pas le moral, je m'incrustais dans son lit et je me blotissais contre lui. J'étais amoureuse de lui, et il le savait. La situation était un tantinet complexe, mais ça allait.

Armée de mes super baskets achetées à 50 dollars dans la grande avenue, je tapais un sprint jusqu'au magasin. J'arrivais à la hauteur de Khora, ma patronne, peu de temps avant. Et je ressentis une brûlure presque insupportable au niveau du thorax. Le pendentif de mon demi-frère s'y trouvait et rayonnait. Je me retiens à peine de proférer un juron alors que, navrée, je m'excusais auprès de ma patronne. « Je... Je suis désolée, j'ai oublié quelque chose. J'arrive rapidement ! » Il était tôt, mais la foule arpentait déjà les ruelles commerçantes. Paniquée et impatiente à la fois, j'attrapais le collier dans mes fines mains et priais intérieurement qu'il m'indique où se trouvait mon frère. Il était le seul qui m'importait en ce moment. Mes yeux se posaient sur chaque passant, le détaillant. Il était plus vieux ou plus jeune que moi ? Je manquais cruellement d'informations... C'est alors que mes prunelles azurées se posèrent sur un garçon. Brun, les yeux tout aussi foncés, qui me fixait. J'allais passer une fois de plus pour une folle, mais il fallait que je sache. Je me rapprochais lentement, et mon collier ne cessa de devenir plus chaud, plus lumineux. Mon coeur battait à tout rompre et menaçait de faire une surchauffe. Trois semaines qui m'avaient parues une éternité, que je le cherchais... Et je le trouvais enfin. Peut-être.

J'arrivais à sa faute et bafouillais un : « Excusez-moi... Euh... Comment vous appelez-vous ? » Je marquais une pause alors que ma main commençait à être très douloureuse. Il fallait que je lui donne. Cela lui appartenait. Mais... Il savait que j'existais ? Il savait que papa était mort ? Il fallait que je le lui dise. « J'ai beaucoup de raisons de penser que t'es mon frère. Mon demi-frère. Papa... Il est mort. Avec maman. Dans un incendie. Un incendie pas naturel. Il m'a demandé de te donner ça. Je suis Zippora Astrid Bowry. » Je tendis le pendentif alors que je lui offrais mon meilleur sourire. N'y tenant plus, je lui sautais dans les bras. Je l'avais trouvé. J'avais mon demi-frère. Ma famille. Plus jamais je ne me séparerai de lui, c'était certain ! Je finis par le lâcher alors que, les yeux brillants, je le jaugeais. Il était aussi beau que je l'avais imaginé. Même plus encore. Un vrai Prince Charmant. Mais vu que j'étais mignonne, il devait l'être aussi ! Je me demandais comment était sa maman à lui... « Tu as de... La famille ici ? Ta mère ? Je sais pas pourquoi papa il est pas resté avec elle je t'avouerais. Mais je serais pas là s'il l'avait pas fait... » J'affichais une moue boudeuse. Il était un peu trop silencieux...

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    ღ Voice of Zippora ღ
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    † Innocence † :
    « This innocence is brilliant. I hope that it will stay. This moment is perfect please don’t go away. I need you now and I’ll hold on to it don’t you let it pass you by. I found a place so safe not a single tear. The first time in my life and now it’s so clear. Feel calm I belong I’m so happy here. It’s so strong and now I let my self be sincere. I wouldn’t change a thing about it. This is the best feeling. »
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Aedan Z. Wooley

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MessageSujet: Re: « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER EmptyLun 4 Juil 2011 - 17:07

Les gosses ? C'est pas que je les aime pas c'est juste que je sais pas... Je sais pas y faire. Je veux dire, ils ont encore ce côté prude, innocent, tellement pure. La vie ne les a pas encore déçu ou fait souffrir, ils sont dans une sorte de bulle et ça leur donne une aura bien particulière. Ca réveille surtout en moi des trucs que j'aime pas trop, une envie de les protéger, d'en prendre soin et ça m'agace parce que dans ma vie, il n'y a que moi qui compte, j'ai pas de place pour les autres, il n'y en a que pour moi et puis c'est tout. Mais non, les enfants ont ce don de réfuter cette axe de ma vie. Je sais pas pourquoi. Peut-être parce que je me souviens moi de ma désillusion, je me souviens de ma bulle qui a éclaté pour me laisser au yeux l'horrible spectacle qu'est la vraie vie. Peut-être est-ce aussi parce que l'enfance est ce qui me manque le plus, qu'elle est la seule et unique chose qui me rattache ici parce que à part ça, j'ignore les raisons pour lesquelles je reste encore sur terre, l'enfance, c'est mes meilleurs souvenir jusqu'à que tout éclate, jusqu'à que je sombre. Alors oui, les gosses, j'ai un rapport particulier avec eux, sans pour autant le montrer, c'est quelque chose que je cache je pense sûrement parce que mon égo ne le supporte pas, sûrement parce que prendre soin de quelqu'un d'autres que moi est bizarre, rare, incompréhensible. S'occuper que de soi, c'est bien, c'est facile, tu sais ce dont tu as besoin, tandis que quand tu t'occupes de l'autre, c'est l'inconnu, l'ignorance. La distinction du bien et du mal, de la morale et de l'immorale change et devient subjective. Alors pour ces raisons, j'aime n'en avoir que pour ma gueule, c'est simple, c'est facile et surtout je ne m'en fais pas à me demander si la personne va bien ou pas car c'est ainsi que les liens sociaux torturent les gens et moi, j'en veux pas de liens. Avec personne.

Je me souviens à L.A, un soir, elle avait débarqué avec son gosse, ce soir là il faisait assez frisquet en plus. Une belle femme bien gaulée mais surtout droguée, son gamin dans ses bras. Elle était venue pour obtenir une petite dose, rien qu'une car elle était en manque. Elle faisait pitié, elle en était même à vendre son gosse pour sa dose. Alors Erwan, fidèle à lui-même, il a consenti à lui donner sa dose et même plus si elle passait la nuit avec lui et voilà comment de bras droit je me suis retrouvé à pouponner. Il braillait le gamin, moi je savais pas ce qu'il voulait le gosse, je comprend pas les pleurs et sa mater qui n'avait même d'affaires. J'ai supposé qu'il avait fait le petit alors perché dans mes bras, je suis allé à la supérette lui acheter un petit pot de légume mixés, les trucs dégueux là. Et pas con le petit, il s'est stoppé de chialer quand il a vu le pot de légume. Petit con. Puis je l'ai nourri, là, dans la rue. Les gens me regardaient d'un drôle d'air, un gosse d'un an dans les bras d'un mec à gueule de taulard, faut le faire. Puis le gosse il s'est remis à brailler et là j'avoue que je savais pas ce qu'il voulait le gamin alors je me suis levé et j'ai marché, arpenté les rues. Au final il s'est calmé et s'est endormi, c'était silence. Je sentais son coeur battre contre mon torse et sa respiration tranquille. Il avait une tête paisible et pourtant, il était dans la rue dans les bras d'un mec qui en avait fait couler du sang. Pauvre bébé. Et je me demandais quel serait son avenir dans cette vie merdique avec sa mère droguée et j'ai eu mal au coeur pour lui. J'ai passé la nuit avec ce bébé à m'en occuper puis le lendemain, shootée, sa mère me la repris sans un mot rien. J'ai eu du mal à le lui rendre parce que je savais pas ce qu'il adviendrait moi de ce gosse avec une mère pareille mais j'ai rien dit et je lui ai tendu le gosse puis je me suis tiré sans me retourner, pas un seul regard. Parce que c'était mieux ainsi et que son avenir à ce bébé, c'était pas mon problème, non et ça devait pas l'être, chacun sa merde. Oui. Mais ce gosse, j'y pensais et pour pas y penser j'avais trouvé qu'un seul moyen, me shooter et tabasser des mecs du gangs adverses. Au bout d'un moment, ce gamin il s'est effacé de ma mémoire et j'en ai eu plus rien à foutre de lui par la suite. C'est ainsi que les choses devaient être et devraient toujours l'être. En avoir rien à foutre des autres. C'est mon code, ma règle. Alors quand la jeune fille qui suivait Khora m'adresse la parole, je hausse un sourcil. Comment je m'appelle ? Qu'est ce que ça peut lui foutre ? Pourquoi qu'elle me cause ?

« Aedan » Je répond en continuant de tirer sur ma clope, légèrement intrigué. Puis elle se met à blablater, tout n'a ni queue ni tête. Cette nana sortant de nulle part m'annonce qu'elle... qu'elle pense être ma petite soeur ? Ahahaha je sais pas ce qu'elle prend mais c'est de la bonne en tout cas. « Désolée ma petite, mais tu fais erreur sur la personne. Je suis pas ton frère, je suis fils unique moi. Désolé pour ta famille » Je dis de façon neutre et commence à lui tourner le dos parce qu'elle me paraît un tantinet tarée mais au lieu de cela, elle tend vers moi un pendentif qui irradie d'une lueur un peu orangeâtre. Mon regard, je sais pas pourquoi, je n'arrive pas à le détacher de ce pendentif, j'ai un drôle de sentiment qui s'empare de moi, je me sens bizarre et au fond de moi, quelque chose brûle, comme presque une réaction à ce pendentif. J'ai l'impression que quelque chose en moi reconnaît ce bijou, mes cellules ou je ne sais pas. Une chaleur envahit tout mon corps comme quand j'use de mon pouvoir sauf que ça ne fait pas mal au contraire. Malgré moi, je sens mes pupilles se dilater et déjà mes mains commencent à irradier d'une petite lueur faible. Putain de merde, pas en public quoi. Finalement, elle me saute au cou et me prend dans ses bras, ça a pour effet de rompre ce truc bizarre qui se produisait. Seulement, je suis sur le cul. Pourquoi qu'elle me touche ? Elle est complètement barjo cette nana ! Me touche pas ! Et je fais un geste pour la repousser mais elle me lâche d'elle-même. Je lève une main vers elle et mes pupilles s'emparent des siennes « Attends, je t'arrête ! Je suis pas ton putain de frère et mon père est vivant. Je sais pas du tout de quoi tu parles mais pense à prendre tes médicaments parce que là, tu perds sérieusement les pédales. » Je la regarde prendre un air un peu boudeur et je soupire, légèrement agacé. « Tire-toi, maintenant » Je dis en lui faisant un geste de la main pour lui dire de se casser. Et pourtant, j'arrive pas à oublier ce pendentif qu'elle tenait à l'instant, il me dit quelque chose, vaguement, enfin c'bizarre, j'ai comme l'impression que je l'ai déjà vu quelque part ou un truc de ce genre. Puis pendant un moment, je doute et si c'était vrai ? … Non impossible ! IMPOSSIBLE. Mon père est Robert Wooley, résident alcoolique de Wellington. J'en ai pas d'autres de père. Non. J'en ai pas.

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MessageSujet: Re: « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER EmptyMer 6 Juil 2011 - 0:25


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Je me remémorais les évènements de la mort de mes parents. Les flammes, qui crépitaient et prenaient naissance, dévastant tout sur leur passage, rendant notre respiration difficile à cause de la fumée. De la couleur rougeâtre qui prenait possession de toute la bâtisse, et de la chaleur qui y régnait. Je ne la sentais pas vraiment, mais je savais qu'elle était présente. Mon corps avait toujours bien résisté au feu, puisqu'il en était composé. Je suppose que je n'étais pas morte grâce à cela, et aussi c'est certain grâce à mon père qui m'avait protégé lorsque des poutrelles nous étaient tombées dessus. Il avait usé de ses dernières forces, pour moi. Et moi... Je n'étais capable de rien, depuis. J'étais seule, et je n'arrivais même pas à faire entendre raison à son fils, à mon demi-frère ! « Aedan » me répondit-il à la première question. C'était son prénom. Il s'appelait Aedan. J'aimais bien. Je me sentais proche de lui, je me sentais en sécurité, comme lorsque mes parents étaient encore en vie, comme quand je me trouvais avec Ethan ou Killian.

Cependant, il ne semblait pas partager les même sentiments que moi. Prenant une bouffée de fumée parvenant d'une cigarette dans sa gorge, il me fixait d'un air intrigué. Je n'en démordrais pas, quoi qu'il dise. Il était mon frère, le pendentif l'avait prouvé. Je ne connaissais pas notre planète d'origine, mais je savais que ce truc ne se trompait pas. Papa ne me l'aurait pas confié dans le cas contraire. J'avais besoin de ma famille. J'avais besoin de mon frère. J'avais besoin d'Aedan. Mais il me répondit, impassible : « Désolé ma petite, mais tu fais erreur sur la personne. Je suis pas ton frère, je suis fils unique moi. Désolé pour ta famille » Je tournais la tête de droite à gauche alors qu'il tournait les talons. Pas une ni deux, je n'attendis pas une seule seconde pour l'attraper par le bras et lui montrer le pendentif qui m'avait conduit à lui. Il posa les yeux dessus, comme s'il lui disait quelque chose. Je savais que c'était lui. J'avais ressenti la même chose en voyant le miens. C'était une partie de moi, je l'avais su en le voyant, que ce soit pour le pendentif ou pour mon frère. Nous ne partagions pas l'entièreté du sang, mais cela suffisait. Il était la chair de mon père, et je l'étais aussi. J'avais besoin de lui, ne le comprenait-il pas ?! Il semblait se ficher totalement de mon avenir, de savoir si je parvenais à vivre correctement ou pas.

Je n'étais qu'une inconnue à ses yeux. Un peu déçue, je tentais quand même une autre approche, en lui sautant au cou. J'étais tellement contente de l'avoir retrouvée, au fond de moi ! Cependant, je le lâchais et, méfiant, il déclara : « Attends, je t'arrête ! Je suis pas ton putain de frère et mon père est vivant. Je sais pas du tout de quoi tu parles mais pense à prendre tes médicaments parce que là, tu perds sérieusement les pédales. » Je soupirais alors que les larmes prenaient possession de mes yeux. Pourquoi ne voulait-il pas comprendre ?! Je tendais toujours le pendentif, les sourcils froncés alors que les larmes s'écoulaient sur mes joues satinées. « Tu sais que c'est pas des bêtises ! J'ai vu la façon dont tu regardais le pendentif ! Tu le reconnais. Une partie de toi, intérieure, le sait. Sait que j'ai raison. T'es mon demi-frère, et je le jure sur la dépouille de notre père ! Papa il est mort en me sauvant. Il avait un Don concernant le feu, et pourtant, ça lui a servit à rien. Moi aussi j'en ai un, et je suis sûre que c'est ton cas également. Moi, je suis capable d'irradier de chaleur, voire même de m'enflammer totalement. Il y a trop de mondes pour que je te montre ici, mais je le pourrais en irradiant simplement. Mais je suis sûre que tu me prends pour une folle... La famille, ça représente rien pour toi ?! Crétin ! »

Je tapais du pieds sur le sol alors que, bras croisés, je le toisais. « Tire-toi, maintenant » Osa t-il me dire, d'un air légèrement condescendant. Je vis rouge et fus prise d'un élan de colère. « On se ressemble, et pourtant, tu refuses de croire qu'une partie de notre sang est le même ! Tu es brun, je le suis aussi. J'ai hérité des yeux bleus de ma maman mais sinon, on est pareils ! J'ai toujours voulu avoir un grand-frère. Je sais pas pourquoi papa t'a pas gardé, mais j'aurais voulu qu'il le fasse. Donc maintenant tu vas m'écouter et tu vas arrêter de me parler comme ça ! Je suis pas ton toutou. Une inconnue à tes yeux peut-être, mais pas un chien. Je m'appelle Zippora, et je suis ta demi-soeur. Je sais pas de quelle planète la partie extra-terrestre de nous provient mais je sais qu'on est forts. J'ai toujours vécu comme une humaine, et je suppose que toi aussi. Je travaille dans la boutique en face puisque je suis seule et, malgré mes vingt-et-un ans, je ne sais pas subvenir à mes besoins toute seule. Je vis en colocation avec mon meilleur ami. Voilà, tu sais tout. Et toi, que fais-tu ? » Je lui avais déballé ma vie en quelques minutes, mais je savais que c'était mon frère, je savais que je risquais rien à part le fait d'être envoyée sur les roses une fois de plus. Je le pensais quand je l'avais insulté de crétin. S'en était un. Comme si j'étais folle...

J'ajoutais, d'une voix morne et éteinte : « Même si tu veux pas me croire, je m'en fiche. Je continuerai de te harceler jusqu'à ce que tu cèdes. Je sais qu'un jour, la vérité te frappera, et tu te rendras enfin compte que je te raconte pas des salades. » Je me concentrais un tantinet et fis s'enflammer mon corps. Enfin, pas totalement. Aucune flamme n'était visible, mais de la chaleur sortait par tous les pores de ma peau. Et pas de la chaleur humaine, non. Je m'emparais de sa main et la posais sur mon épaule, une fraction de seconde. S'il était vraiment mon frère, il serait pas brûlé par ce contact. Il ressentirait l'intensité, la chaleur, mais n'aurait aucune séquelle. Je haussais ensuite les épaules. « Tu vois par toi-même que je dis pas de bêtises. Tout ce que je dis est vrai. Papa, il s'appellait Shawn Bowry, et il s'est marié à maman y'a... Longtemps. Il ressemblait pas aux extra-terrestres que les humains ils imaginent. Il était aussi humain que toi et moi, physiquement. Comme nous on ressemble pas à un humain croisé avec Shrek. On pourrait, si on en croit les dires des Hommes ! Je veux tout savoir sur toi. T'es mon frère, ma seule famille, et j'ai besoin de toi. Toi t'as l'air de te débrouiller très bien sans moi, mais c'est pas mon cas. J'ai jamais travaillé, j'ai toujours été choyée, et je me retrouve seule... » Je me mis à sanglotter, la difficulté de ces dernières semaines s'exprimant enfin.

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MessageSujet: Re: « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER EmptyJeu 14 Juil 2011 - 11:43

Ca a jamais été mon truc de me tirer lâchement, de prendre mes jambes à mon cou, de partir, de détaler même quand ma vie était en danger. Mon tempérament d'intrépide m'a souvent mis dans le pétrin, cette façon que j'ai de m'entêter et de rester dans une situation même si ça craint pour la peau de mon cul. C'est ce que je suis, je crois que quelque part, la mort ne me fait pas peur. Je la vois comme une sorte de délivrance, ouais, délivrer de vivre dans ce monde où je ne me sens pas à ma place, pas chez moi. Parce que vivre, c'est plus dur, ça demande de la force, du courage, je dis pas que j'en ai pas mais je suis parfois si crevé de tenir, de continuer, de persister alors que l'espoir et la foi m'a lâché depuis bien longtemps. Mourir, c'est bien, oui, c'est plus facile, on ne ressent rien, on est dans le néant. Plus rien ressentir, c'est bien, oui, ça me plaît. Sous mon manteau de glace, je me plais à faire croire au gens que je ne suis que loque de peau, que moi, j'ai perdu l'art de ressentir, la vérité est que chaque jour, je souffre un peu plus. De quoi ? de tout et de rien en même temps. Souffrir de vivre. C'est tout. Mais là, devant cette jeune fille qui se dit être ma petite soeur, je ne sais pas pourquoi, une voix, quelque chose, me dit de me tirer, de me barrer loin comme une autre voix me fait rester et bloque mes pas, les ancre dans le sol. Ma tête me tourne un peu et malgré moi, ce pendentif réveille des choses en moi que je ne saurais expliquer. Tout me semble aller trop vite, le temps semble aller trop vite et d'un coup ralentir soudainement. Qui est-elle ? Qu'est ce qu'elle me veut ? Je veux juste qu'elle s'en aille, qu'elle se tire, je me consume de l'intérieur et je déteste cette sensation. Et là voilà qui me cause encore, plus elle me parle et plus ça me gave, plus j'ai envie de me tirer. Mais quelque chose en moi ne me permet pas de totalement ignorer ce qu'elle dit, malgré moi, je me surprend à l'écouter parler alors qu'au fond de moi je ne veux pas. Elle n'a pas tort pour le pendentif, j'ai ressenti des choses en le voyant mais pour moi, ce ne peut être que le fruit du hasard ou je ne sais quoi. Putain ça me saoule qu'elle insiste sur le faite qu'elle est ma demi-soeur. Mon vrai père est Robert Wooley, j'en ai pas d'autres, le reste n'existe pas. Ils m'ont abandonné, pour moi, ils sont morts.

« Sérieux. Lâche-moi ! Je sais pas dans quel délire tu es mais fous-moi la paix. » Je reste un moment sur le cul quand elle parle de pouvoir en relation avec le feu ... comme moi ... Se pourrait-il qu'elle aie raison ? non impossible. Je rejette cette vérité, je nie le tout en bloc « Je ne vois pas de quoi tu parles. Tu dois regarder trop de films de science-fiction et oui, OUI, je te prend pour une folle ce que tu es. Non, la famille ne représente rien pour moi et toi tu ne fais pas partie de la mienne » c'est vrai quoi. Pour qui elle se prend de me faire la morale, elle ne me connaît pas. Je la vois taper du pied telle une petite fille pourrie gâtée qui n'a pas ce qu'elle veut, je soupire devant ce comportement puérile et la voilà qui s'égosille et s'énerve contre moi. Ohlalalalala ça va pas aller cette histoire.« J'en ai rien à foutre que tu sois brune, que tu aies toujours voulu avoir un frère, que tu t'appelles ... comment déjà ? bref c'pas important. Tout ça, je m'en fiche. Ca n'a aucun lien avec moi. Toi et moi, y'a rien qui nous relie capiche ? » Je me fige quand elle parle d'une planète extraterrestre, de la partie extraterrestre qu'on a , c'quoi ce bordel ? Trop de putain de données en même temps, voilà qu'elle me cause de sa vie mais je m'en fous moi, je veux juste comprendre c'est quoi cette histoire d'extraterrestre !! Et elle, elle continue de parler, au bout d'un moment, elle prend même ma main et la pose sur elle, je ne sens rien si ce n'est une chaleur douce et lente, que je connais, je connais car je le dégage la même, je connais cette sensation. Je reprend ma main d'un geste sec, me touche pas. « Non tais-toi, je veux rien savoir de cet homme. Je veux rien savoir. C'est pas mon père ... Tout ce que tu racontes, c'est pas possible. C'est tout bonnement pas possible ! Tais-toi ... » Je dis dans un excès de colère près à m'en aller quand celle-ci s'effondre en larme. Je reviens sur mes pas, aussi bizarre soit-il, quelque chose me retient, comme si je ne pouvais pas la laisser, ce qui m'étonne, je n'ai jamais été de ce genre. Puis finalement, je me saisis de son épaule et l'entraîne dans un coin plus calme et tranquille. « C'est bon putain, arrête de chialer. » Je soupire et m'adosse contre le mur et passe gauchement et de façon un peu brute un bras autour de ses épaules « Bon tu vas te calmer, merde ?! ... Je capte pas tout ce que tu dis, c'est trop de données d'un coup je sais même pas si je dois croire ou pas mais t'aurais pas dû venir ici si t'as personne et rien pour vivre, t'aurais dû rester chez toi » Je baisse la tête vers le sol et attend que sa petite crise passe. Moi je suis paumé et je suis perdu. Entre vérité et mensonges, je ne sais pas où pencher et quelque chose en mon être me dit qu'elle ne dit pas des conneries mais moi, j'ai pas envie d'y croire, non je le rejette.

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
De la cime tes yeux, à mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
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Zippora A. Bowry

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MessageSujet: Re: « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER « What's the fuuuuuuuck ?! » A ARCHIVER EmptyVen 29 Juil 2011 - 5:21

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Beginning Of The End by Spineshank


« Sérieux. Lâche-moi ! Je sais pas dans quel délire tu es mais fous-moi la paix. » J'en avais assez. Vraiment. Pourquoi ne voulait-il pas comprendre ? Pourquoi refusait-il la vérité ? Je voulais bien admettre qu'une nana qui débarque en clamant qu'elle était votre soeur avait de quoi rendre sceptique. Mais enfin ! Je n'avais cessé de lui donner des preuves. De lui dire des choses qui ne pouvaient que faire pencher la balance en ma faveur. Pourtant, il s'obstinait. Et commençait à vraiment m'énerver. « Je ne vois pas de quoi tu parles. Tu dois regarder trop de films de science-fiction et oui, OUI, je te prend pour une folle ce que tu es. Non, la famille ne représente rien pour moi et toi tu ne fais pas partie de la mienne » Je restais sans voix. Ce type était vraiment un crétin fini. Je commençais à douter, moi aussi. Et si ce n'était pas lui ? Je veux dire... Un gars aussi intolérent et aussi peu aimable que lui... Il ne pouvait pas être de ma famille. J'en avais assez de passer pour une folle dingue bonne à ne raconter que des anneries. Même lorsque j'allais encore au lycée, tout le monde me regardait bizarrement, à cause de mes déménagements fréquents. Assez. Tel était le mot que mon esprit répétait en boucle. Assez. Sauf qu'un souvenir s'insinua dans ma mémoire.

Nous étions en été. La chaleur étouffante tombait en masse presque distincte et palpable sur la peau de tout à chacun. Nous ne supportions pas les vêtements, et pourtant, par décence, nous ne mettions que le stricte nécessaire, et qui nous couvrait le moins possible. Sur une balancelle avec ma mère qui me caressait les cheveux, celle-ci disait, d'une voix douce que je mourrais d'envie d'entendre à nouveau : « Zippora, ma chérie. Tu sais... Les orphelins. Quand ils trouvent des parents. Eh bien... Ils ne connaissent pas les anciens. Et l'éducation, ce qu'ils deviennent par la suite, n'est dûe qu'aux parents dont ils bénéficient. Quand bien même leurs parents biologiques étaient géniaux, ils peuvent se révéler être des hommes et des femmes infréquentables. Parce que leur parents adoptifs ne leur auront pas inculqué la bonne éducation. » Ce à quoi, âgée d'une dizaine d'années, j'avais rétorqué, candide : « Alors les Orphelins ils sont tous méchants ? Et puis d'abord, moi, je suis bien éduquée ? Je suis gentille, non ? » Maman avait rit de bon coeur et m'avait tapoté la tête. Non, le garçon devant moi était donc bel et bien mon frère. Je le savais. Le pendentif l'avait démontré. Je n'y pouvais rien, et lui non plus, s'il était incrédule et manquait totalement de tact. Je devais perséverer, mais ma patience commençait à manquer. J'allais finir par rapidement m'énerver. Pourtant, je ne pipais mot, pour le moment.

« J'en ai rien à foutre que tu sois brune, que tu aies toujours voulu avoir un frère, que tu t'appelles ... comment déjà ? bref c'pas important. Tout ça, je m'en fiche. Ca n'a aucun lien avec moi. Toi et moi, y'a rien qui nous relie capiche ? » Je haussais les épaules alors qu'un sourire naissait sur mes lèvres. Je l'avais vu. Il s'était figé, alors que je parlais de la planète de notre père, dont nous venions et dont j'ignorais tout. Ensuite, d'une voix incroyablement calme, bien qu'une tempête déchaînait l'océan brumeux et azuré de mes prunelles, je déclarais : « Mon nom, c'est Zippora. Souviens t-en. Tu ne risques pas de m'oublier de si vite. Tu peux te plaindre à la police, si tu veux. Mais le fait est que je pense que t'es pas aussi méchant que t'en as l'air. T'y peux rien si tes parents étaient sûrement des bons à rien. Je regrette que les miens ne t'aient pas éduqués. C'aurait été mieux. Pour toi. » J'étais cassante. Fini de jouer. Je pouvais prendre un certain nombres de coup sans broncher. Mais là, c'était trop. Je lui avais dis beaucoup. Je lui avais raconté une partie de ma vie. Et lui... Il se bornait à m'envoyer paître. Je ne suis pas un foutu chien que l'on peut envoyer balader et qui reviendra toujours sans jamais se plaindre ! Ni une esclave ! Pourtant, je me risquais à lui montrer une nouvelle fois. Je le touchais, et me mis à irradier de chaleur. Mais il reprit sa main d'un geste sec, déchaînant bien plus la rage qui faisait feu dans mon corps.

« Non tais-toi, je veux rien savoir de cet homme. Je veux rien savoir. C'est pas mon père ... Tout ce que tu racontes, c'est pas possible. C'est tout bonnement pas possible ! Tais-toi ... » C'en était trop. Je n'en pouvais plus, de me faire ainsi rabrouer. Un mois... Un mois que je le cherchais. Partout. Que je vivais mal. Que je galérais. Et lui, il continuait sans relâche de blesser mon coeur déjà bien trop meurtri par les difficultés de la vie que je découvrais. J'étais tombée de mon nuage à la seconde où mes parents étaient morts. Et la chute avait été très douloureuse, vous pouvez me croire. Mes ailes s'étaient brisées, pour ne laisser que Chaos et désolation à mes yeux. La peine que je ressentais était si forte que des larmes perlèrent à mes yeux pour couler, abondemment, le long de mes joues. Je souffrais. Et même si j'étais en colère, que je détestais ce frère qui était le miens, je ne pouvais arrêter les larmes. Marre. J'en avais marre. Il m'avait tourné le dos. Mais, la tête baissée, j'entendis néanmoins des pas approcher. J'avais beau le haïr, j'étais baignée par l'espoir que c'était lui. La personne se saisit de mon épaule et, dans un hoquet de surprise, je relevais la tête. Ses yeux, perplexes, me fixaient. Il m'emmena dans un coin tranquille, et alors qu'il n'était après tout qu'un parfait inconnu, un goujat, je lui faisais confiance. « C'est bon putain, arrête de chialer. » Je reniflais les sanglots qui me montaient à la gorge et aux yeux. Je n'étais plus une gamine, et le fait qu'il semble agacé par mes pleurs ne fit que raviver la flamme de ma colère.

Mais elle s'éteignit, à nouveau. Alors qu'il s'était adossé contre un mur, il avait passé son bras autour de mes épaules, un peu brusquement mais surtout... L'on aurait dit qu'il était gêné. Qu'il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait. Qu'il ne l'avait jamais fait. Et l'idée effleura mon esprit qu'il était sûrement fils unique et qu'il n'avait toujours pu compter que sur lui-même. Je n'en étais pas certaine mais c'était mon intuition le concernant. Cela expliquait des choses, qui plus est. « Bon tu vas te calmer, merde ?! ... Je capte pas tout ce que tu dis, c'est trop de données d'un coup je sais même pas si je dois croire ou pas mais t'aurais pas dû venir ici si t'as personne et rien pour vivre, t'aurais dû rester chez toi » Les larmes se tarirent. Je savais que ce qu'il disait était vrai, mais pourtant, d'une voix amère, je rétorquais sèchement : « Je suis calme. Je me doute que pour ta cervelle de moineau, c'est bien trop. T'as combien de QI ? 50 ? M'enfin. T'es un rigolo. » Je m'arrêtais et je ris jaune. « J'aurais pas dû venir ici ? Rester chez moi ? Mes parents sont morts dans un incendi. J'avais rien. Et ils ne m'ont pas légués grand chose. Tu voulais que je fasse quoi ? Et puis, chez moi ? C'est plus qu'un tas de cendres. Tu voulais que je fasse quoi ? Que je me laisse dépérir, mourir ? Tant que je ne t'ennuyais pas, toutes les solutions étaient bonnes, hein ? » Je soupirais, avant d'ajouter. « Crois ce que tu veux. Je peux plus rien ajouter pour que tu arrives à penser que je te raconte pas de bêtises. » Je tournais le dos et avançais en direction de mon lieu de travail. J'étais lasse. J'allais sûrement demander à Johéine si je ne pouvais pas prendre congé, aujourd'hui... J'avais eu mon quota d'émotions.

[HS - J'espère que mon post te plaira ! Je suis pas sûre si je l'ai bien jouée comme ça, à la fin, mais je voyais que ça. A sa place, j'aurai réagit pareil, donc bon... xD. Et comme elle est pas aussi manipulable et "toutou" que ça, j'ai cru bon de la faire réagir de la sorte. Si ça te va pas, je changerai ! \o/. Et... OMFG ton avatar quoi *o* - HS]

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