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« Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! »

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Zephran ✖ Nobody can hurt me without my permission

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MessageSujet: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Ven 10 Juin 2011 - 16:40


Charlie ft Aedan

La nuit s'était écoulée doucement, chassant le soleil dans ses derniers retranchements. Je traîne encore dans les rues malfamées, adossé contre un mur, la capuche de mon sweat recouvrant mon visage le cachant partiellement. Je reste là et j'attends. Il me reste quelques sachets à disséminer, refourguer à des drogués en demande de leurs doses ou des jeunes inconscients en recherche de sensations fortes. Cela fait à peine quelques semaines que je suis rentré au bercail que je retrempe déjà dans mes anciennes magouilles, il faut croire que les habitudes sont coriaces. Je me suis juste calqué au business déjà présent ici. Le marché est moins étendu comparé celui de L.A et forcément, la concurrence est moins forte ici comparé à mon ancien département. Ici, comme à L.A, la meilleure publicité reste le bouche-à-oreille et il faut avouer qu'il m'a super bien servi jusqu'ici. Je n'ai pas une super clientèle mais les affaires marchent assez bien. Je me fais pas une tonne de thunes mais ça permet d'arrondir les fins de mois. Je le fais juste à mes heures perdues, sinon je suis officiellement disquaire dans la boutique de disque et de vieux-tours au coin de la rue. Je préfère nettement mieux ce métier là car je baigne dans ma passion, ce que j'aime, la musique. Le deal c'est juste histoire de se faire un bonus de fric et puis parce que je suis comme ça, j'aime jouer avec le feu. Une heure passe et je n'ai vendu qu'un sachet. Je décide que s'en est terminé pour ce soir et me dirige vers le bar. J'ai bien droit à une pause bien méritée non ? Je pénètre l'endroit qui déjà dégage une forte odeur de tabac, de café et qui semble contenir une bonne ambiance. Je salue d'un geste de la tête le propriétaire des lieux et prend place au comptoir. « Un B52 » Le barmaid acquiesce et part préparer ma commande. Je jette un regard autour de moi, simple formalité, j'aime prendre conscience de mon environnement et peut-être aussi repéré d'éventuelle compagnie féminine pour la soirée. Que ce soit juste pour le bar ou pour finir chez moi et plus si affinité. Je n'y vois rien de bien intéressant ni à mon goût. J'aurais peut-être dû aller au Starlight mais ce soir, l'envie n'y était pas, pas envie d'avoir des bruits de techno ou je ne sais quoi dans les oreilles, j'avais envie d'une ambiance un peu plus cool, intimiste. Le barmaid dépose ma boisson sur le comptoir et me tend une paille. Je le remercie d'un hochement de la tête et sort mon briquet de la poche de mon sweat pour flamber ma boisson. Butin trouvé, je flambe ma boisson et prend illico ma paille pour aspirer l'alcool chaud. Le liquide brûlant descend le long de ma gorge et envahit mon œsophage. J'adore ce cocktail, encore plus efficace et puissant qu'un verre de whisky sur glace. Je lève mon verre et fait signe au barmaid de m'en apporter un autre. Je peux bien me faire plaisir, je ne conduis pas, j'ai décidé de marcher ce soir alors autant en profiter. Le seul regret que j'ai c'est qu'il n'y ai pas une personne avec moi pour me divertir, boire sans jeu c'est pas drôle. Je m'enfile un deuxième shooter flambé et m'accoude au bar. L.A me manque, enfin pas tant que ça mais le soir elle me manque, L.A ne dort jamais et y'a toujours une fête quelque part, une occupation, un divertissement. J'avais mon gang là-bas, ici, je n'avais personne, peut-être Line à la rigueur mais on est visiblement de deux mondes différents. Malgré que je sois né ici et que j'y ai grandi, je me sens parfois comme un étranger. De toute façon, dans tous les endroits où je vais, je me sens comme un étranger, comme si je n'avais pas ma place dans ce monde, comme si j'étais différents. Espérant que ce soir ne soit pas encore une soirée ennuyante à mourir comme toute les autres soirées que je passe ici depuis mon retour. Je croise les doigts. Allez pour la route, je commande un troisième shooter. On s'amuse comme on peut. Youpi ! Et ce soir, je me mets la misère. A défaut de mourir d'ennui, au moins je serais bourré. Une sorte de lot de consolation. Enfin si on peut dire ça ainsi sauf si quelqu'un ou quelque chose décide de briser la monotonie des soirées à Wellington, surtout les miennes.

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
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MessageSujet: Re: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Lun 13 Juin 2011 - 22:54


Quelle journée de merde ! J'avais vraiment pas besoin de ça... Voilà qu'un des associés mineurs du cabinet d'architecture où je bossais avait décidé de fourrer son nez là où il aurait pas du. quel con ce type, on n'a pas idée... Quand on décide de signer un contrat avec la compagnie du diable, il faut avoir vérifier qu'on a pas trop la fibre sociale, ni même un soupçon de compassion en réserve. Moi, je savais que tout ça était enterré avec mon fils. Ce boulot, je l'adorais, on brisait des rêves pour que le monde soit encore plus merdique. Moi, ça me convenait, j'en avais marre de voir les gens heureux... D'un autre côté, c'était un mensonge de croire que les sourires figés aux lèvres des gens d'ici sont réels. Tout ça, c'ets une vaste comédie. Elle est mal jouée, mais chacun désire tellement y croire que plus personne ne voit l'absurdité de la situation. Bon sang ! Arrêtez de penser que la vie peu continuer sans comme si rien ne s'était passé. Arrêtez de penser que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Cette existence est sans substance et nous n'en aurons pas d'autres quand la Faucheuse sera passée. Alors, arrêtez de sourire, arrêtez d'espérer, tout ce qui reste à faire, c'est se trouver un bar, boire à se noyer, fumer à s'étouffer...

J'étais assise sur un tabouret au bar. Comme d'habitude. Les pâles souvenirs d'affection s'étaient effacés. Il me restait mon gin feez inversé. C’est un des avantages quand on connait le barman. Il a la main lourde sur le Gin sec et est toujours en manque de club soda... J'allais sans doute encore passer une soirée mortelle, perdue dans ce qui resterait de mon esprit. A la nuit tombée, mes démons revenaient avec trop de force pour que je puisse les combattre comme je le faisais sous le soleil. Je me souvenais à peine de ma dernière nuit complète et pourtant, les hommes continuaient de me trouver belle. La preuve, j'étais toujours le même objet pour eux. J'en avais assez des blagues de drague idiotes et des sous-entendus écœurants. Le seul qui avait le droit à ça, c'était Scott. Mon coeur se serra alors que haine et amour s'entretuaient. Je refermais la porte de mes sentiments et allumais une cigarette en commandant un autre verre. J'avais déjà perdu le compte mais ça ne semblait faire aucun effet...

Je me tournais sur mon siège pour jeter un coup d'oeil à la salle. En arrivant, j'avais mangé un sandwich sur la terrasse. Il commençait à faire noir quand j'étais rentrée, dégoutée par les nuages qui cachaient les étoiles. Maintenant, j'avais mal partout d'être restée assise ici si longtemps. Tirant sur mon t-shirt, mon regard tomba sur mon bracelet en argent. Le premier cadeau de fête des mères de mon fils... Ma gorge se serra et j'avalais mon verre pour arrêter les larmes. Mon regard croisa celui d'un type et je en sais pourquoi, je vis une lueur d'ennui semblable à la mienne dans ses iris. C'était rare de voir quelqu'un d'aussi blasé que moi dans ce bar, les gens étaient en général là pour passer du bon temps alors que les ivrognes se perdaient dans leurs limbes en vidant bouteille sur bouteille sur un banc du parc en face. Parc miteux d'ailleurs... Ce quartier était vraiment pourri... Un peu comme mon âme en fait... Je souris au gars et tirais sur ma clope avant de détourner le regard.

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MessageSujet: Re: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Dim 19 Juin 2011 - 2:22


L.A. Wellington. Le bout du monde. Le trou du cul de la planète. Peu importe. J'ai la sensation qu'aucun n'est chez moi, qu'aucun endroit sur terre n'est chez moi. J'évolue constamment en ayant l'impression de ne pas avoir ma place sur terre ou dans cette vie, la mienne pourtant. J'ai pas l'impression de vivre, j'ai juste l'impression d'être un pion qui voit les jours défiler, les lunes passer, les soleils se coucher et c'est tout. Je fais rien vraiment de ma vie, je me contente de subvenir à mes besoins tel un robot. Manger-dodo-boulot-baiser-drogue-alcool et rebelote. Le cul parfois c'est le bonus, le petit plus. Mais je le fais par réflexe, parce que c'est humain, parce qu'on est né avec des besoins, c'est même plus un plaisir juste un besoin humain et anatomique. En gros, je dirais que je suis une loque de peau avec un mécanisme qui marche mais sinon, j'ai les émotions sur off depuis un bon moment, depuis que mes pouvoirs sont apparus, depuis qu'ils ont fait de ma vie un enfer, éloignant toutes personnes qui m'étaient chères et j'en avais pas des masses. Je pense à qui ? A ma salope de mère et à ma pute de fiancée. Celle que je devais épouser à ma sortie de taule, celle qui a foutu le camps, celle qui m'a abandonné. De façon plus générale, les deux m'ont abandonné. Il faut croire que j'ai la poisse avec les femmes alors je fais gaffe. Ouais, je fais gaffe. Pourtant, je crois que, plus jeune, quand j'étais encore quelque de normal, d'intègre, j'avais envie de faire des choses, une tonne. Faire une carrière dans la musique, je sais pas quoi mais bosser dans la musique, je voulais gagner ma vie et offrir une belle maison à ma mère, je voulais revenir à Wellington et retaper la maison de mon enfance, je voulais faire le tour du monde, je voulais éventuellement me marier, fonder une famille, avoir des enfants, avoir une maison avec un jardin et peut-être une piscine avec un chien ou un chat, pourquoi pas les deux ? Je voulais une vie, je voulais être heureux. A la place, j'ai eu de la désolation, de la douleur, de la tristesse et surtout le lever sur mes illusions. Le fin mot de l'histoire, celle qui dit "Mon coco, fini de rêver, check now. Ta vie = merde" Ok. nice. Super. Alors, ma foi, on s'y fait. Je m'y suis fait. J'ai dit aurevoir à mes rêves. Parce que y'en a à qui ça réussit de rêver, y'en a à qui ça se réalise et pour d'autres, comme moi, crève la bouche ouverte, espérer, attend et puis crève en silence.

Parce que le monde s'en fout, le monde sans toi, il continue de tourner, parce que les gens sans toi, leurs vies elles continuent, tu n'es rien de plus qu'un être insignifiant. Alors les autres, quand ils tentent de te faire croire le contraire, que tu comptes, que t'es important, que t'as un poids conséquent dans leurs, c'est que du pipeau, à la fin ils te poignardent dans le dos ou t'abandonne. Mais je ne peux m'empêcher de penser, contre tout attente, que le monde est bien triste si chacun pensait qu'à sa petite gueule. Je suis moi-même très égoïste comme personne mais je me dis que si le monde était peuplé de gens comme moi, ça serait bien triste. Mais heureusement, il n'y a pas que des gens comme moi, fort heureusement. Car sinon les associations caritatives n'existeraient pas et d'autres choses ainsi, quelque part c'est rassurant. Ou presque je sais pas. Le barmaid m'apporte mon shooter et le pose devant moi, je tend la main pour me saisir de mon briquet d'un geste long et las, ma tête pivote vers ma droite, je sais pas pourquoi. Deux, trois sièges plus loin se trouve une brune. Je l'avais pas vu, bizarre, c'est le genre de femme que je repère rapidement. Brune, bien roulé etc... etc... Mais ce soir, peut-être une flemme, peut-être que je m'emmerde profond, j'en sais rien, mais j'ai pas envie de draguer, j'ai la flemme. Et pourtant, là dans son regard, j'ai l'impression de voir exactement ce qui doit y avoir dans le mien de regard, quand nos pupilles se croisent, j'ai l'impression que dans ce bar peuplé, elle est la seule susceptible de ressentir l'ennui qui me grignote l'échine et le cas désespéré de cette vie monotone, de la vie tout court. Elle me décoche un sourire auquel je répond d'un geste de la tête.

Puis avec sa clope, son regard me lâche. J'ai vu et vécu des tonnes de moment bizarroïdes, chargé en je ne sais quoi, un truc indéfinissable. Dans son sourire, j'y ai vu de la tristesse, de la souffrance et des larmes. J'en sais rien pourquoi, c'est juste ce que j'ai ressenti, comme une impression fantôme avec une petite certitude d'avoir raison. Je hausse les épaules pour moi-même, flambe mon shooter et le bois d'une traite. Ca réchauffe, ça remet les esprits en place. Je jette un autre regard à cette brune et c'est comme si une aura de tristesse l'enveloppait ou alors j'ai trop abusé des shooter. Pourtant je viens à peine de commencer. Puis finalement, je m'allume une clope et quitte mon siège. Pris par un sentiment rare et inhabituel de générosité ? Peut-être. Ou alors j'y vois une occasion de me divertir. Peut-être aussi qui sait ? Je suis tellement égoïste. Peut-être est-ce les deux. Je m'accoude près d'elle et hoche la tête vers la salle bondée. « On va jouer à un jeu... Tu choisis une personne et l'objet que tu veux que je te rapporte d'elle et je le fais. Si j'arrive à l'avoir, tu me payes un verre et si je perds et te ramène pas l'objet demandé, la tournée est pour moi » Et j'attends sa réponse en quittant la salle du regard pour le reporter sur elle. Je sais qu'elle jouera avec moi parce que je le vois dans ce regard, on est deux ploucs ennuyés perdu dans cette ville qui n'évoque que désespoir et merde. Enfin, je peux me tromper. Au pire, je retournerais à mon siège tranquille ou bien je rentrerais pénard chez moi. Mais, il est rare que je me trompe non, surtout quand je rencontre des semblables, des gens comme moi : écorchés vifs, exaspérés par la vie et la société. Je les reconnais rapidement. Oui, les comme moi.

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MessageSujet: Re: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Jeu 30 Juin 2011 - 10:51

J'avais cette sale manie... Celle de penser que j'étais seule au monde. Le pire, c'était que j'avais été guérie de cette maladie de "tout le monde est contre moi et m'en veut". Scott m'avait guérie. Il m'avait fait croire en moi, croire en mes qualités autres que physique. Il m'avait fait découvrir l'amour, l'amitié, les délires, la complicité. J'avais eu un ange dans ma vie grâce à cet homme. Il avait donné un peu de vie à mon cœur de pierre. Je déglutis puis avalais mon Gin feez. C'était sans doute le septième mais je en sentais rien, j'étais complètement insensible... Pourtant, plus je buvais et plus je revoyais la frimousse de Callen. Soudain, je sursautais, c'était comme si sa main m'effleurait le bras. Mon fils me manquait terriblement. Bon sang ! Il me fallait quelque chose à faire ! Cette ville allait me tuer. Los Angeles me manquait. La ville faite de rêves... C'était là que j'avais rencontré mon mari. Quand je pensais à lui en ces termes, ça me semblait soudain complètement absurde. Mon dieu ! Faites qu'il arrive quelque chose ! Je sais pas, une explosion, une bagarre, un orage, une tornade... Je devais sortir de cette torpeur, il me fallait quelque chose ou quelqu'un pour me sauver. Pitié ! Sortez moi de là !

C'est au moment où je croyais vraiment sombrer dans un ennui mortel et pas seulement au sens figuré... Je sentais une étrange torpeur m'étreindre, me serrer, me couper la respiration. Je regardais autour de moi. J'avais déjà rencontré un homme doté du don de strangulation chez les Cavaliers noirs. Pas le moindre signe d'hostilité... Je croisais alors le regard de ce type. En tirant sur ma clope, je détourne les yeux de ce mec. Je sais pas pourquoi mais il y a quelque chose en lui, comme un sensation de... On se ressemblait un peu lui et moi... Je l'ignorais mais nous avions énormément de points en commun. Mes bracelets tintaient. Celui de Callen et celui qui portait mon alliance... Les autres s’emmêlaient... Misère ! C'est reparti pour les idées noires... J'en oubliais ce drôle de gars qui se matérialisa soudain à côté de moi, un coude contre le mien. Tu te fiches de moi ?! Je le regarde avec une moue amusée, écrasant ma cigarette dans le cendrier. C'était bien plus amusant de jouer à ce petit jeu que de passer son temps en brûlant des clopes. Je hoche la tête et tourne mon tabouret vers la salle.

Inconsciemment, j'avais déjà repéré la proie. Une jeune femme aux cheveux d'ébènes est attablée, entourée de deux mecs plutôt balaises. Un sourire carnassier nait sur mes lèvres. Sa boucle d'oreille droite... Avec les dents ? En désignant de la tête la beauté sombre, je sens qu'il gagnera. Il semble prêt à tout ? Cap ? Je sais que oui, mais je te dois quoi en échange ? J’appuie mon menton dans ma main et plonge dans les iris du jeune homme.

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MessageSujet: Re: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Lun 4 Juil 2011 - 17:13

Parfois je me demande bien ce qui me retient ici, dans cette ville. C'est vrai quoi, cette ville n'est que le théâtre de moments passés et impossible à revivre, le témoins de souvenir bien douloureux à y penser. Il est vrai que j'ai mille et une questions et que je cherche une réponse. Plus loin et plus approfondis, je cherche, enfin je crois, un endroit où je me sentirais enfin chez moi. C'est pas gagné je dois le dire. Chez mon père, je ne me sens pas chez moi et pourtant j'y ai grandis dans cette baraque. Ma chambre d'enfant n'a même pas bougé. Mon père n'a rien touché depuis notre départ. Il y a encore des posters de footballeurs que j'admirais petit sur mes murs, des étoiles phosphorescentes sur mon plafond, mes peluches dans un coin, il n'y a que mon lit qui a changé, forcément, je ne rentrais pas dans mon lit en forme de voiture de formule 1. Les femmes que je ramène parfois à la maison aime bien cette chambre de gamin, ça leur donne l'impression de me connaître, de voir une partie de moi, si elles savaient qu'elles étaient dans le faux. La personne la plus sensible de voir quelque chose de moi-même c'est peut-être juste moi et encore, j'ai parfois du mal. Et puis moi, je me suis dit à L.A que des autres, on en a pas besoin pour vivre, survivre mais au final, je me suis rendu compte que j'avais tort. L'autre peut être utile quand tu sais le manipuler, le foutre dans ta botte. Il te fait consommer des efforts que tu aurais pu conserver pour d'autres choses plus importantes. Alors oui, je ne me gène pas d'user les autres à mes desseins. Pour moi, les autres ne sont que des meubles, des éléments de décor à qui je peux soutirer des choses quand j'en éprouve le besoin, faut juste savoir y faire. Alors en cette femme, accoudée au bar, semblant penser à peu près la même chose de cette ville que moi, j'y vois une source de distraction, rien de plus ou presque. J'aime voir les gens comme des objets et j'essaie la plupart du temps de ne pas humaniser cette vision sinon c'est foutu. Tout le monde sait que de l'attachement en découle de la merde et après toi, tu te retrouves bien con. Je le sais, je l'ai vu et plus jamais. « Tu te fiches de moi ?! » Je partage son sourire amusé et hoche la tête à la négative sans un mot de plus, laissant mon regard plané sur l'assemblée, mes nouveaux jouets sans qu'ils en aient conscience. Rapidement, elle me désigne mon jouet de ce soir, une brune attablée avec deux types plus baraqués que moi. Je rigole et n'est guère étonné de son choix et de toute façon, une cible trop facile serait ennuyante tandis que là, je risque gros surtout si je me fritte avec l'un des bulldogs.

« Ca marche. Bien-sûr cap, je suis un pro et si je reviens avec sa boucle d'oreille, tu me payes une tournée. » Je lui adresse un clin d'oeil avant de quitter le comptoir et me diriger vers le trio attablé avec mon verre. Je sais déjà comment je vais me la jouer, les femmes adorent parfois ce genre d'attitude comme parfois elles n'aime pas. C'est quitte ou double. En passant près d'eux, je fais mine de glisser sur quelque chose et déverse mon verre sur le décolleté de la fille. « Oh pardon, je suis vraiment confus, vraiment désolé, j'avais la tête dans les nuages … Ma mère vient de décédée … Je … » Je dis en feignant une douleur vive. L'un des gros pitbull s'est levé et me regarde, sentant peut-être mon manège, je n'en sais rien. Je mime un geste de recul, tel un agneau apeuré « Promis, je n'ai pas fait exprès, je suis vraiment désolé. Hey dude, calmes-toi. J'ai vraiment pas besoin que quelqu'un me tape dessus ce soir » Et là, la brune réprime un soupir et fait un geste au pitbull de se rasseoir. « C'est pas grave. Je suis désolée pour votre mère. Histoire oubliée » Je lui adresse un sourire teinté de tristesse « Je peux vous offrir un verre pour me faire pardonner ? Je suis tellement confus, je sais plus où j'en suis, je suis perdu » Dis-je en feignant être au bout du rouleau, au bord des larmes. Un des pitbull lève les yeux au ciel et je manque de peu de rire. La brune semble gênée et ne sait pas trop quoi me répondre. J'en rajoute une couche en faisant mine de cacher des larmes inexistantes. L'un des gros m'envoie chier en me disant d'aller jouer de la comédie ailleurs « Je ne joue pas la comédie, gros con ! Tu sais pas toi la douleur que c'est de perdre sa propre mère, espèce de gros sans coeur ! Je souffre et rien ne peut soulager cette peine ! Sale con » Héhé … Le plan marche. Le gros supportant pas que je m'en prenne à lui et que je l'insulte, son poing se lève et se dirige vers moi, je ne l'évite pas pour autant et le laisse me toucher. J'en rajoute une couche en m'étalant de façon dramatique sur le sol. Je porte une main à ma mâchoire, en feignant d'être choqué. Réaction sans appel, la brune se lève direct et engueule son pote avant de se diriger vers moi pour me proposer d'aller laver le sang dans les toilettes tout en s'excusant du comportement de son ami. En se dirigeant vers les toilettes, j'adresse un clin d'oeil à ma partenaire de jeu de loin et m'engouffre dans les chiottes. Une fois seul, le jeu devient plus facile, il suffit de jouer au mec sensible, écorché, qui souffre, qui ne sait plus quoi faire de sa vie et le tour est joué. Rapidement, le kleenex mouillé servant à tamponner mes lèvres tuméfiées est remplacé par ses lèvres et nous voilà dans les chiottes à se rouler une pelle. Je m'aventure dans son cou, sur sa nuque, sur le lobe de son oreille. Avec ses dents, je viens les titiller puis je tente de m'emparer de sa boucle d'oreille pendant que mes mains font diversions en caressant son entrejambe. Le butin obtenu, je me recule et hoche la tête à la négative. « Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris. Ca doit être le deuil. Je devrais pas... » Sans lui laisser le temps de répondre, je sors des chiottes et la laisse à ses pensées. Ma partie du jeu est faite et j'ai gagné, le reste eh bien tant pis. Quoique j'aurais pu profiter de la situation, c'est bien vrai. Je retourne au comptoir avec ma partenaire et dépose sur celui-ci la boucle d'oreille. « Je pense qu'avec le coup que je me suis pris, je mérite amplement plusieurs verres »

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MessageSujet: Re: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Mar 19 Juil 2011 - 4:09

Ce type a quelque chose d'assez frappant... Une sorte de je-m'en-foutisme assez glacial. J'adore. Maintenant, il faut voir si le jeu en vaut la chandelle. Ce genre de petit pari peut parfois amener de drôle de situation. Puis soudain je réalise : qu'y a-t-il pour m'interdire cette folie ? Après tout, ce qui me retenais a disparu. Je peux redevenir cette fille sans attache qui arpentait les rues de LA trop tard et trop souvent. Je peux redevenir cette fille qui vibrait, qui vivait simplement, qui aimait chaque jour avec intensité quelqu'un de différent... Je peux redevenir qui j'étais vraiment... Peut-être ne suis-je pas si différente finalement. Je lui lance un sourire diabolique lorsqu'il me donne les termes du jeu. Avançant moi poing contre le sien, j'accepte la donne et lui désigne sa cible. Ce n'est pas parce que c'est une première que je compte lui rendre les choses faciles, il en faut beaucoup pour m'impressionner. La jeune femme que j'ai choisie est le genre de beauté sombre plutôt hautaine. Étrangement, elle pourrait bien ressembler à ce que j'étais il y a dix ans. Sauf que j'avais de meilleures fréquentations... Les deux types attablés avec elle frisent le ridicule avec leur style motard mal léchés. Ce petit groupe donne une impression d'imperméabilité. Je ne sais pas ce qu'ils sont les uns pour les autres, ce que je sais c'est qu'ils finiront par être déçus un jour où l'autre. Comme moi. Comme ce type bizarre qui s'approche à présent de la table. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je le vois grimacer comme pour faire poindre des larmes. La stratégie ne sera pas mauvaise s'il utilise la corde sensible de la belle demoiselle au cheveux ailes de corbeau.

La scène est tellement drôle que je manque de tomber. Ces tabourets sont dangereux ! Le barman est venu s'accouder derrière moi, une drôle d’accalmie au niveau des commandes sans doute. Il me retient d'une main. Je suis convaincue qu'il a entendu les termes du pari. Voilà mon tatoué qui joue au victime, maladroit et presque en larmes, j'ai vraiment l'impression qu'il en fait trop et pourtant, la jeune femme semble captivée. C'est pas possible d'être aussi naïve ! Finalement, elle ne me ressemble en rien ! Après un peu de dialogue que je ne comprends pas, elle semble le repousser mais ce gars est malin comme un singe. Je sursaute quand le molosse de gauche lui envoi son poing dans la figure. Aie aie aie. Je commande au barman un Gin Feez et lui demande ce que mon compagnon buvait pour qu'il remette un verre. Pendant ce temps, la sombre proie s'éloigne vers les toilettes avec lui. Quel salaud... Il a réussi ! Mes yeux pétillent d'excitation, ça ne m'était pas arrivé depuis un bail.

En arrivant près du comptoir, il tire la langue et dépose la boucle sur le bois poli. Une minute ! Vérification ! Je me penche vers lui et glisse mon nez dans son cou. Je remarque d'abord un très léger suçon puis le parfum fortement féminin un peu voilé. Pas de doute, elle a glissé ces boucles noires par là. Je pousse le verre vers lui en riant. Magnifique ! Hey ! On peut avoir un verre de glaçons en plus ?! Le barman m'apporte ça et je pose la glace sur la pommette rougie du jeune homme. Performance très impressionnante... Charlie ! Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis présentée, c'est venu tout seul. J'avale mon Gin d'un coup et demande une autre tournée pour nous deux et mon désormais "ami" barman.

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MessageSujet: Re: « Drink all day ! play all night ! Let's get it poppin ! » Dim 24 Juil 2011 - 18:51

Ma mâchoire me lance et je grimace un peu avant de voir un verre posé devant moi. Serait-ce ma récompense ? J'esquisse un mouvement vers mon dû quand elle m'arrête, son visage enfoui dans le creux de ma nuque, je sens qu'elle m'inspecte et la laisse faire avec un demi-sourire qui orne mon visage, je n'ai après tout rien à me reprocher, si elle pense avoir à faire avec un débutant de première et un petit joueur, elle se trompe royalement puis bon je dois avouer qu'avoir une belle femme qui se niche au creux de sa nuque, c'est pas non plus une punition horrible, tout le contraire même. Elle se redresse et se marre. Malgré moi, je souris aussi, pourquoi je sais pas ? Disons que je suis amusé de la situation, ouais disons que c'est cela et non une sorte d'empathie de merde. Elle pousse mon verre vers moi, je l'attrape et le vide d'une traite alors qu'elle interpelle le barman pour demander un verre de glaçons. Ma foi, ma boisson est assez fraîche mais je me mets vite à l'évidence que les glaçons ne sont pas demandés pour rafraîchir quelconques boissons mais plutôt pour ma propre gueule.

Charmant intention mais non. On est pas pote pour autant et je déteste qu'on me touche. Encore plus quand c'est pour ce genre d'intention, bien que sympa de sa part. Je la vois prendre un glaçon et approcher sa main de mon visage, interdit. Je hausse un sourcil, interloqué. Je veux bien que ce soit moi qui l'aie abordé, pas de problème mais s'occuper d'un pauvre type inconnu, parfois la générosité des gens me sidère. En même temps, ce que je viens de faire pour amuser la galerie, c'est pas de la générosité ? Bon sang de merde. Pas le moindre du monde, après tout, je l'ai fait en premier pour m'amuser moi n'est ce pas ? Et non pour faire sourire cette jeune femme dont je ne connais rien. Pas vrai ? Ouais. Je l'ai fait pour ma gueule. Mais je sais pas pourquoi je laisse tomber et la laisse poser son foutu glaçon contre ma pommette, j'esquisse une grimace de douleur au contact froid avant de rire doucement « Merci. Je t'avais bien dit que je reviendrais avec la boucle d'oreille ... Aedan » Je dis en acquiesçant. Je l'écoute demander une deuxième tournée et en attendant que mon verre arrive, je me tourne vers elle « Elle est pour toi celle-là, ne l'oublie pas hein » Je dis avec un sourire narquois puis je tourne la tête pour voir la brune que j'ai berné sortir des chiottes avec une expressions sur la tête à mourir de rire. « Tu crois qu'elle s'est rendue compte qu'elle s'est fait roulée ou bien elle tente de capter ce qui lui arrive » J'éclate de rire malgré moi et pointe des deux doigts les deux molosses qui se trouvent sur sa table « Je sens que je vais pas tarder à avoir chaud au cul quand ces deux-là seront mis au parfum » Le barman dépose enfin nos boissons et je noie un rire dans mon verre. Finalement, la soirée se promet bien amusante, j'espère juste ne pas rentrer trop amoché, ça serait balaud et puis bon, m'amuser je veux bien, perdre la vie, moyen, même si la vie je n'y tiens pas franchement mais mourir sous le poing de deux gros lards, ce n'est pas une fin que je trouve digne d'un Wooley.

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
De la cime tes yeux, à mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
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