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Clear eyes, full hearts, can't lose !

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Welcome to Wellington City

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MessageSujet: Clear eyes, full hearts, can't lose ! Lun 16 Mai 2011 - 0:47

Clear eyes, full hearts, can't lose


Jamais je ne me suis demandée ce qui se serait passé si j'avais renoncé à suivre Mead'. Je ne sais pas non plus ce qui serait arrivé à ma sœur adorée si je n'avais pas été là pour essayer de la ramener. J'imagine qu'elle n'aurait rien perdu, de toute façon, elle ne se souvenait même pas de moi... Je ne pense pas que ça ai changé quelque chose... Ce monde aurait juste perdu l'occasion de connaitre qui elle était vraiment. La terre aurait perdu une vraie déesse. Ma gorge se serra, c'est fou ce qu'elle me manquait. Seulement quand j'y pensais, c'était plutôt la sensation que j'avais quand elle était près de moi à faire n’importe quoi qui me laissait perdue. C'était assez bizarre cette fascination que j'avais pour elle, étant donné qu’elle n'était ni particulièrement protectrice, ni vraiment très gentille avec moi. De toute façon, cette époque où j'étais son ombre n'était plus. Aujourd'hui, je me retrouvais sans elle, devant un monde entier à dompter. C'était bien assez de travail pour un Xzavier comme moi. Cette situation avait du bon... j'avais grandi, j'avais pris beaucoup d'assurance et même... Je dois avouer que ça me fait mal de dire ça, mais cette mascarade m'avait en quelque sorte humanisée.

Je me souvenais de ce carambolage, il y a quelques semaines. Je me souvenais d'avoir mis ma vie en danger pour aider une femme coincée dans sa voiture. Sur Naharda, jamais je ne me serais sentie concernée. Ce monde était en train d'avoir une sacrée influence sur moi. Ce monde ou plutôt la solitude que j'éprouvais. J'avais besoin de retrouver ma place, d'être au centre de l'attention. Les béquilles posées à côté de moi m'avaient apporté quelques regards compatissants, mais ce n'était pas du tout de ça dont j'avais besoin. Il me fallait être le centre des commérages, j'avais envie de faire une folie. Le problème, c'était que le faire seule avait comme un goût amer... Il y avait bien ce type rencontré à une soirée, qui me plaisait beaucoup malgré son attitude carrément énervante... En autres temps, j'étais complètement seule. Ce n'était pas tellement le fait d'être solitaire qui me dérangeait mais le silence qui l'accompagnait. J'avais toujours eu la langue bien pendue et là, je manquais cruellement de quelqu'un à qui casser les oreilles.

Je en sais pas trop ce qui m'avait poussé ce matin à m'aventurer aussi loin de l’hôtel. J'étais venue à pied, enfin, sur un pied aidée de mes béquilles. J'avais hâte que la semaine se termine pour qu'on retire mon plâtre, ce n'était pas du tout digne d'une princesse ces trucs métalliques... J'avais refusé de prendre le taxi parce qu'il m'avait semblé que je ne le devais pas. Encore cette petite voix dans ma tête, Zkunerai toujours présent pour m'épauler. Je commençais peut-être à devenir folle... Allez savoir. Mais j'étais tout de même contente de l'avoir. Surtout que bien souvent, ça m'empêchait bien des soucis, parfois même plus même si je l'ignorais. Ce qui était plus ennuyant, c'était qu'il me faisait aussi des remarques sur les états d'âme de certaines personnes et c'était assez... comment dire ? Je m'en fichais éperdument... C'était ce qui était arrivé avec Supermâle, j'avais su qu'il cachait quelque chose alors que je ne le connaissais même pas... Bref. Je levais les yeux vers le monument devant lequel je m'étais assise pour reposer un peu mes bras endoloris. Voir cette météorite me rappelait l'urgence d'évacuer ma planète. Je me demandais pourquoi ici, les choses avaient été pour le mieux. Quelques morts, ce n'était rien comparer à perdre tout. Le sol où j'étais née n'existait plus et aussi bizarre que ça puisse paraitre, les cours que je préférais étaient consacré à l'étude de Naharda... Je soupirais et sortis un cours de chimie sur les polymères. J'avais un partiel cette semaine et si je devais vivre ici, autant devenir une savante reconnue. Ici-bas, les vrais dieux sont les scientifiques non ? Je remarquais au loin une silhouette familière mais je n'y prêtais pas trop attention, même si sa voix murmurait Prépare-toi.

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MessageSujet: Re: Clear eyes, full hearts, can't lose ! Jeu 19 Mai 2011 - 9:40

    Si Jeremiah était ici, ce n'était par parce qu'il affectionnait cet endroit. D'ailleurs depuis sur ce Memorial avait été érigé, il n'y avait jamais mit les pieds jusqu'à aujourd'hui. Il détestait cette hypocrisie sur laquelle avait été construit cette stèle. Il ne cautionnait en aucun cas sa présence, ni même l'explication que la Livingscorp avait bien pu donner pour justifier ce tas de pierres qui n'avait aucun sens, en tout cas pour lui. Et s'il était là cet après midi, alors que le soleil était haut dans le ciel, c'était pour pondre un papier sur ce tas de pierres et sur ce que pouvait en penser les habitants de Wellington. Il aurait bien voulu choisir autre chose à faire alors qu'il faisait bon, mais parfois il devait certaine chose qu'il n'appréciait pas. Il en pouvait pas toujours faire les articles qu'il voulait. C'est cela qui l'ennuyait le plus dans le fait de ne pas être un journaliste indépendant. Pourtant, c'est avec détermination qu'il avait entreprit de faire ce papier. Avec sa tchat et son sourire, il parvint facilement à obtenir toutes les interviews et les opinions des gens qu'il sondait. Il avait bien avancé en peu de temps. Il avait enregistré par mal d'interview qu'il avait gardé dans son dictaphone. Il s'était ensuite posé quelques minutes sur un banc, un peu à l'écart du monument. Il avait sortit son bloc et inscrivit quelques notes. Il faisait parcourir son crayon sur le papier. Il avait posé une de ses jambes sur sa cuisse prenant ainsi appui afin de pouvoir écrire. Il écrivit de longues minutes. Quand il était concentré comme il l'était, il ne voyait pas le temps passer et c'est ce qu'il aimait dans son métier. Même avec un sujet qu'on lui imposait, qu'il n'appréciait pas forcement, il arrivait à y prendre du plaisir.

    Une heure plus tard, il venait de finir un chapitre quand une nouvelle douleur à la tête se fit sentir. Il crispa les mains sur son crayon pendant quelques secondes. Mais même si cela ne durait à chaque fois que quelques secondes, la douleur était telle, qu'il avait l'impression que cela faisait des heures qu'il devait la supporter. Il porta une main à sa tempe quand la douleur se calma un peu. Rapidement il prit un mouchoir dans sa poche, déjà couvert de sang séché et le porta à son nez quand celui-ci se mit à saigner à nouveau. Il resta immobile quelques minutes avant de retirer le mouchoir. Il rangea ensuite le morceau de tissu puis il prit sa bouteille et but quelques gorgées d'eau. Il fouilla dans son sac et il en retira sa boite de cachets. Elle était presque vide. Il en prit deux et les avala rapidement. Il jeta ensuite le flacon dans son sac. Il soupira, posant son dos contre le bord du banc. Il ferma les yeux un instant, se reposant. Son médecin lui avait dit de se reposer mais c'était dans les faits, très dur à faire. Il avait un boulot, des obligations. Bon et puis, il n'allait pas rester chez lui, même s'il se sentait de jour en jour, beaucoup moins résistant, physiquement. Il leva les yeux sur le monument plus loin. Une petite fille, accompagnée d'une dame, sa mère, sa tante ou autre, déposait une fleur aux pieds de l'édifice. Il les observa un moment.

    Quelques minutes après, le journaliste se décidait à reprendre son article. Il reprit l'écriture, ajoutant quelques lignes sur le papier autrefois blanc. Puis il rangea le bloc dans sa sacoche et en ressortit son appareil photographique. Il y avait encore un beau soleil, autant qu'il en profite pour faire quelques clichés afin d'illustrer son article. Il se leva du banc sur lequel il était assit jusqu'à présent. Il mit la hanse de sa besace sur son épaule droite puis il se dirigea vers le monument, l'appareil en main. Il le porta devant ses yeux, jugeant de la distance afin d'avoir un beau cadre de prise de vue. Il aimait prendre des photographies. Peut-être en aurait-il fait son métier si l'appel de la plume n'avait pas été plus fort. Et c'était pour cette raison qu'il refusait qu'un photographe l'accompagne dans ses enquêtes de terrain. Il tenait à son semblant d'indépendance. Il prit quelques clichés de la face est de la stèle afin de rabaisser l'appareil de devant ses yeux. Il l'avait accroché autour du cou. Et c'est là en avança sur la face sud qu'il aperçu la demoiselle du carambolage. Celle qui l'avait appelé « supermâle » avec un dédain digne d'une petite héritière qui croyait que le monde entier lui appartenait.

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