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« Welcome they said, welcome to the floor »

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Aedan Z. Wooley

Zephran ✖ Nobody can hurt me without my permission

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MessageSujet: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptySam 14 Mai 2011 - 23:45

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Wellington. De Los Angeles à Wellington. Sacré changement. Je me dis parfois que j'aurais mieux fait de rester dans mon bled angélique, ici, je crèverai presque d'ennuis. Presque. Même si quelque part, je suis déjà mort. Mais rester dans la même ville qu'Helena et ma mère m'était insupportable, tout ce que je voulais, c'était me tirer de cette ville, cette ville qui avait été le spectateur avide de ma chute, de ma damnation. Je n'avais nulle part où aller et vivre dans les rues ne me dérangeait pas plus que cela mais Wellington, j'y été né. Mauvaise idée ou pas, je voulais y revenir, refouler cette terre et peut-être apprendre quelque chose sur mes origines, sur mes parents ou je ne sais quoi. Mon vieux est écroulé devant la télévision qui crache du son, il a mal vieilli. Lui qui était si droit et impeccable était devenu un ivrogne au ventre bidonnant. Le divorce l'avait affecté bien plus que je ne le pensais et pourtant il n'avait pas retenu ma mère, ni tentait d'arranger les choses. Dans ces moments là, je me dis que l'orgueil est parfois très néfaste mais cette pensée s'envole déjà. J'attrape une rescapé de mon père, whisky mon ami et les clés de la voiture du pater. Une vieille chevrolet. Petit elle me faisait rêver et je n'attendais que cela, de la conduire. Aujourd'hui, elle me paraît bien dérisoire et insipide. Je m'envoie une gorgée de whisky et insère la clé dans le contact. On va faire un petit tour du quartier, histoire de se remémorer ou écraser au passage les gens qui m'ont fait chier petit. Le moteur gronde et je suis parti. Je roule tranquillement, bercé par le ronronnement sourd de la chevrolet, je passe les pâtés de maison, je n'écrase personne, pas encore. J'arrive rapidement sur Lincoln Avenue, la ligne droite. Une main sur le volant et une autre empoignant la bouteille, j'avale le liquide brun qui roule dans ma gorge et commence lentement à faire ses petites magouilles sur mon cerveau. Hmm. Une ligne de bonne poudreuse et ça serait parfait. A défaut, je m'allume une clope en faisant gronder le moteur. Les passants se retournent, alertés par le bruit. Tapette. Ce n'est qu'une bagnole. Certains me reconnaissent, je ne sais d'ailleurs pas comment vu que treize se sont écoulés, j'ai changé depuis, énormément. Moi, je reconnais presque personne si ce n'est quelque exception. Certains sont morts, d'autres énormes alors qu'avant c'était des reines de beautés, d'autres sont enceintes, mère, père, veuf etc... Je m'y perds presque et en même temps, je m'en branle de ces gens. Ce ne sont que de pâles visages inconnu dans une enfance presque heureuse, une mascarade quand je repense à ce qui s'est passé par la suite dans ma vie. Est-ce que les choses auraient été différentes si j'étais resté avec mon père ? Des questions sans réponses, j'en ai à la pelle alors que pour taire mon cerveau qui déraille, je décide de défier la voiture de me montrer ce qu'elle a dans le capot. J'enfonce la pédale d'accélérateur et lance la vieille merveille. La voiture s'élance dans un grognement sourd. Elle en a encore dans le bide la vieille, un demi-sourire déforme mon visage de marbre quand je passe de justesse un feu qui vire au rouge. Le plaisir est cependant de courte durée que déjà je vois une voiture de police à ma suite. Kiss my ass, baby. Alors deux choix se posent à moi. Soit je m'amuse un peu et continue mon manège en le narguant, soit je m'arrête docilement pour avoir au pire une amende que je ne payerai pas pour ensuite avoir la paix. Je choisis la deuxième option, je viens d'arriver, je vais pas faire des étincelles de suite. Je soupire et me range sur le côté. Une dernière gorgée et je fais disparaître la bouteille sous mon siège. Un coup d'oeil dans le rétro. What the hell ?! Une nana ? Je tire sur ma clope en regardant la femelle venir vers ma voiture. Qu'est ce qu'une nana fout en uniforme de police, leurs petits corps frêles sont faits pour porter des tabliers ou à la rigueur des dessous sexy et c'est tout. Je soupire en lâchant un écran de fumée par la fenêtre. Eat it. Je vais me faire verbalisé par une femelle. Merveilleux. J'inhale encore une bouffée de fumée et observe l'horizon, ignorant la silhouette féminine qui se dessine à ma portière. Connaissant le refrain, je coupe le contact et continue d'ignorer la policière. Policière. Laissez-moi me marrer.


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Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
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Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
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Johéline McBride

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyDim 15 Mai 2011 - 6:32

    L'après midi touchait à sa fin. Malgré tout, il faisait encore beau et les vitres de la voiture de patrouille étaient baissées. Une lègère brise était donc entrée dans la voiture. La voiture de patrouille revenait sur le centre de Wellington. Les deux coéquipiers avaient été appelé pour désamorcé une querelle familiale en dehors du centre de la ville. Un couple, nouvellement marié, s'était disputé, alertant les voisins alentour. Johéline avait fait preuve de professionnalisme et avait réussi à calmer les choses. Elle était flic mais il lui arrivait très souvent de jouer les psychologues. Elle savait trouver les bons mots pour calmer les gens. C'était paradoxale quand on savait que Johéline ne se confiait jamais, ou pratiquement pas. Elle avait du mal à se dévoiler. Alors que maintenant, après presque un an au service de la police de Wellington, elle connaissait bien des secrets de familles, cachés derrière les murs des demeures de la ville. Elle en savait plus sur les autres, que parfois sur ses propres amis. Elle jeta un oeil sur les alentours alors que Brad, son coéquipier était au volant. Brad avait remplacé Dirk quand ce dernier était parti. Son petit lui manquait. Ils formaient un bon duo. Et cela lui manquait aussi de ne pas passer plus de temps avec lui, en journée. Ils bossaient à présent dans deux services différents. Et souvent, ils ne faisaient que se croiser. La jeune femme jeta un œil à sa montre. Il était bientôt dix huit heures. Son service allait se finir et elle pourrait profiter de son week-end. La journée avait été longue. Il avait été appelé pour un cambriolage, un bagarre dans un pub, des disputes de ménage et un acte de vandalisme à l'école du coin. Cette même école où elle avait fait ses études. Un gosse n'avait rien trouvé mieux de taguer l'un des murs de la cours. Elle s'était retrouvée à lui faire la morale. Surtout qu'elle connaissait ce gosse qui trainait souvent avec l'une de ses sœurs. D'ailleurs, elle allait avoir une petite conversation avec cette dernière. Johéline n'avait pas envie que sa sœur se laisse entrainé par quiconque et encore moins un délinquant en devenir. Elle soupira légèrement. La brise fit voler une mèche de ses cheveux. Elle les avait attaché en une queue de cheval. Vêtue de son uniforme, elle avait chaud. Et elle avait envie d'une bonne douche. Elle tendit la main pour attraper la bouteille d'eau à moitié vide qui trainait sur le tableau de bord. Elle en but une gorgée. Elle remettait le bouchon quand un entendit un bruit de pneu. Elle releva la tête et vit à une intersection, une voiture passait devant eux. Elle fronça les sourcils. Brad suivait la voiture qui allait dans la même direction qu'eux, qui rentraient au poste de police. Johéline aperçu la voiture qui passait de justesse au feu vert. Elle demanda à son coéquipier:

    « Cette voiture va un peu trop vite à mon goût. Mets la sirène. »

    La voiture fit un appel sonore à la Chevrolet juste devant eux. Le chauffeur obtempéra et il ralentit un peu son allure avant de s'arrêter sur le bas côté. La voiture de police fit pareil. Johéline retira sa ceinture et descendit du véhicule. Elle posa ses mains sur ses hanches, l'une de ses mains sur son arme. Elle était toujours méfiante quand elle faisait un contrôle. Deux policiers avaient été abattu sur la route, dans le conté voisin, lors d'un banale contrôle. Elle s'avança vers la portière avant, tandis que Brad qui était lui aussi sorti de la voiture de patrouille, faisait une recherche à partir de la plaque d'immatriculation. Johéline s'avança puis arrivée à bonne hauteur, elle expliqua d'une voix distincte.

    « Vous dépassez la vitesse autorisée monsieur. Veuillez me montrer les papiers du véhicule. »

    Elle n'avait pas encore baissé les yeux sur le passager. N'ayant aperçu que ses mains fortes et tatoués, posées sur le volant. Comme il ne réagissait pas. Johéline se montra plus ferme.

    « Monsieur, sortez du véhicule. »

    La main toujours sur son boitier où se dissimulait son arme, elle attendit que le conducteur s'exécute.

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyDim 15 Mai 2011 - 18:52

« Vous dépassez la vitesse autorisée monsieur. Veuillez me montrer les papiers du véhicule...Monsieur, sortez du véhicule. » Je sors ou je montre mes papiers faut savoir, merde ! Je lâche le volant et ouvre ma portière dans un grincement irritant. Ma clope pend à mes lèvres, j'extirpe mon corps de l'habitacle de métal lentement, avec flemme. Debout, aveuglé par la pénombre et les lampadaires, je fronce les sourcils en m'appuyant contre la Chevrolet. Je fais craquer ma nuque et ma colonne vertébrale. Le petit fun aura été de courte durée, la policière en face de moi a déjà sa main sur le fourreau de son arme. Ah bah oui. J'allais lui foncer dessus et la tuer. Comme si j'avais une tête de truand. Oh. J'oubliais ouais. J'ai fait deux ans de taule et j'ai une arme invisible qui se réveille quand la colère m'emprisonne, je soupire. J'attends la suite parce que moi, j'ai rien à lui dire à cette femelle. Elle a voulut que je sors, je suis sorti. Je relève la tête enfin et laisse mon regard se poser sur son visage. Mes sourcils ne se défroncent pas. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part ou alors peut-être qu'elle ressemble à une personne que j'ai connu. Je cherche dans mon cerveau, dans les tréfonds de neurones sobres qui me restent, celle qui n'ont pas encore été rongées par la poudre blanche, enfin si toutefois rescapées il y a. J'essaie de me souvenir si c'est une connaissance d'ici que j'ai laissé pour Los Angeles ou si c'est une connaissance de Los Angeles qui a atterris ici, au hasard. Non. Parce que ce regard je suis certain de l'avoir vu quelque part mais je vois noir, comme si je l'avais sur le bout de la langue mais qu'un épais nuage sombre m'empêchait de m'en souvenir. Ca m'agace presque. Ma mémoire me faisant faux bond, je décide de tricher et mon oeil se glisse sur sa badge. Agent McBride. What the fuck ?! McBride. Un nom que je n'ai jamais oublié. Mon regard ne se détache pas de sa plaque pendant que mon cerveau s'éveille et tourbillonne dans tous les sens. Ryan McBride. Mon meilleur ami, le seul que j'ai eu dans cette ville pourrie. Fauché si jeune par la mort. Ce regard, le même que celui de Line, la petite Johéline que j'appelais Line, la petite soeur de Ryan, la petite princesse. Pour peu, je laisserais ma mâchoire tomber au sol. Tout comme Ryan , Johéline n'avait jamais quitté ma mémoire durant toutes ces années, témoin d'une enfance heureuse sans tâches, jusqu'à que Ryan nous quitte. Je me souviens d'une petite fille qui nous suivait partout avec un sourire sans cesse collé sur le visage et un rire cristallin. Mais on en est loin aujourd'hui. Aujourd'hui, elle est devant moi, certes à me suivre encore sauf que Ryan n'est pas là et que c'est pas pour jouer avec moi. Quoique...Ca ne me dérangerait pas, elle a bien grandit Line. Son regard est toujours identique, le corps a changé, le visage, les traits. Envolé le visage poupin et je ressens comme une pointe d'amertume à voir ses traits d'adulte, dénué de toute innocence, comme si la vie s'était heurtée à elle et lui avait retiré de force ce manteau que tout enfant possède à sa naissance, ce présent, ce cadeau, l'innocence. Il faut avouer qu'elle a pris des airs de Ryan, on dirait Ryan avec une perruque de cheveux clairs et une paire de loloches. Je vois plus clair maintenant. Je suis pas doué pour les retrouvailles ce genre de merdes sociales et les mascarades du genre " Hey c'est moi, tu te souviens ?! Quoi de neuf ? " alors je continue à faire comme si je ne l'avais pas reconnu, en me disant que ça sûrement le cas pour elle. Après tout treize ans s'étaient écoulés et elle était si jeune quand je suis parti. De toute façon, je n'ai aucune envie de renouer avec mon passé que j'ai laissé ici. Le Aedan du temps n'est plus le même qu'aujourd'hui et le temps ça se rattrape pas. Non. Je n'ai aucune envie de réunir ma vie de Los Angeles et ma vie d'ici. Alors je croise mes bras contre mon torse et j'attends de me faire verbalisé pour retourner vaguer à errer, juste pour faire passer le temps, errer sans but. L'histoire de ma vie.

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyLun 16 Mai 2011 - 7:52

    Parfois quand elle fermait les yeux, il lui arrivait de repenser à son enfance. Elle repensait à son frère, qu'elle suivait partout. Elle le revoyait sur son vélo, l'observant, hésitant à l'emmener avec lui. Puis il finissait par sourire, conquis par la tirade de sa sœur. Il descendait alors de son vélo, pour qu'elle y prenne place. Ils partaient alors dans de grandes promenades. Mais ce temps était derrière elle. Il était si lointain qu'elle avait l'impression que ces jours passés n'avaient jamais existé, que c'était un tour de son esprit. Elle ne pensait pas une seule seconde, en se dirigeant vers cette vieille chevrolet, que ce passé allait lui rejaillir en plein visage. Elle se trouvait près de la portière, reculant un peu pour que l'homme puisse sortir du véhicule. Elle remarqua ses divers tatouages et cela éveilla l'espace de quelques secondes, sa curiosité. Elle l'observa un instant. Elle n'avait vu ce type par ici, looké comme il l'était, elle ne l'aurait pas oublié. Elle le regarda pour voir s'il ne dissimulait rien sur lui puis elle jeta un œil à l'intérieur de sa voiture. Brad qui était de l'autre côté, venait de trouver la bouteille de whisky sous le siège. Johéline soupira. Elle se redressa puis tendit la main pour prendre les papiers d'identité du garçon et ceux de la voiture.

    « Vous savez qu'il est interdit de... »

    Elle resta fixé sur les papiers qu'elle venait de détailler. Aedan Wooley...Elle leva ses yeux bleus profonds sur le garçon qui la regardait. Ils se détaillaient tous les deux. Et là, encore une fois, mais alors que ses yeux azur étaient bien ouverts, elle se retrouva plongé dans son passé. Aeden. Ce prénom tournait en boucle dans son esprit. Et là, elle sentit son cœur faire un raté. Elle ne quittaient pas les yeux du garçon. Elle se souvenait à présent. Aedan, Aedan était le meilleur ami de Ryan. C'est avec lui qu'il faisait les quatre-cent coups. Elle se souvenait de lui, de ce surnom de « princesse » qu'il lui avait donné. Ils étaient inséparables à une époque, Aedan, Ryan et elle...Après la mort de Ryan, Aedan s'était éloigné d'elle avant de quitter la ville au divorce de ses parents. Johéline se sentait bizarre tout à coup. Elle baissa les yeux sur les papiers qu'elle tenait toujours en main. Dessus, il y avait une adresse, à Los Angeles. Alors c'est là qu'il avait passé tout ce temps? Elle observait la photo d'identité. Il avait pas mal changé...C'était surement le lot de tout le monde, même elle avait changé...Enfin elle doutait qu'il se souvienne d'elle. Elle lui redonna ses papiers alors que Brad venait vers elle.

    «  Tu ne verbalises pas? »
    « Non. »
    « Comment ça non? »
    « C'est bon je m'en occupe. »
    « ...comme tu veux. »

    Brad jeta un œil suspicieux à Aedan avant de regagner le véhicule, visiblement vexé par le ton que Johéline avait employé. Cette dernière l'observa entrer dans leur véhicule de patrouille. Elle n'avait pas envie de donner des explications à son coéquipier. Elle reporta ensuite son attention sur Aedan. Elle lui tendit ses papiers. Elle plongea à nouveau ses yeux bleus dans ceux du garçon.

    « Tu ne dois pas te souvenir de moi...Je suis la sœur de Ryan... »

    Ryan était mort il y a des années mais il était toujours présent dans son esprit et dans son cœur. Elle avait accepté la mort de son frère même si chaque jour il lui manquait. Et retrouver Aedan, c'était un peu retrouver ce passé où elle était pleinement heureuse, où elle avait tout ce qu'elle voulait dans la vie. Mais à voir le regard sombre du garçon, il semblait avoir abandonné depuis longtemps, ce qui avait pu le rendre heureux. Elle se mordit légèrement la lèvre. Le silence s'était installé.

    « Bien...je vais te laisser repartir. Mais... »

    Elle se pencha à la portière et récupéra le bouteille que Brad avait abandonné sur le siège. Elle la garda en main et ajouta:

    « Par contre ton amie, je la garde. »

    La policière remarqua que la bouteille était presque vide. Elle savait que ce n'était pas une bonne idée de le laisser repartir. Elle ne savait pas combien de gorgées il avait bu. Et elle ne voulait pas qu'il risque un accident. Elle allait ajouter quelque chose quand Brad klaxonna. Elle lui jeta un regard puis elle ajouta, en se tournant à nouveau vers Aedan.

    « Je préférerai que tu ne reprennes pas le volant...Si tu veux, je peux te raccompagner. J'ai fini ma journée. Je rentre au poste et je viens te rechercher avec ma voiture. »

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyMer 18 Mai 2011 - 22:06

Je pensais que ce serait un contrôle banal et qu'ainsi je pourrais reprendre ma route tranquillement, reprendre mon début de soirée insipide. Les joies de la vie citadine me manquent par moment même si L.A ne me manque pas vraiment. C'est juste que je trouvais tout le temps une occupation à L.A. Des gens à voir, des fêtes, les dealeurs, il y en avait à la pelle. Ici, je ne connais personne et je me vois mal me pencher vers le videur de l'unique boîte de nuit de la ville pour lui demander où je peux trouver un dealeur. Dans la minute qui vient, toute la ville saura que je suis un camé. Les nouvelles vont vite dans les petites villes, comme les MST. Ahahaha. Pourquoi être revenu si ça me fait tant chier. Justement, pour avoir des réponses à mes questions, savoir d'où je viens, si quelqu'un sait quelque chose sur mes parents, ma mère est née dans cette petite ville. Ville que j'aurais aimé éviter. Pourtant c'est ici même que j'y ai vécu mes plus beaux et bons souvenirs et justement c'est pour cette raison que je ne voulais pas revenir. Je le sais bien que c'est une époque révolue, que je ne vivrais plus de moment comme ceux que j'ai vécu, car l'explication la plus plausible c'est que bien évidement je ne suis plus un gosse. J'ai grandi, j'ai changé, il y a un mal qui grandit en moi qui fait que je brûle les gens et moi-même. Toute cette ville me rappelle ce que j'avais et qui n'est plus, que ce j'avais et que je n'ai plus. On pense généralement que quand on est gosse, on est trop jeune pour tomber amoureux ou comprendre ce qu'est l'amitié, c'est peut-être vrai dans un sens mais moi je n'ai jamais oublié Ryan et son absence encore aujourd'hui est revenue à la surface, surtout depuis que j'ai mis les pieds dans la ville. Je me souviens tout simplement qu'il n'est plus là. Peut-être que je n'ai pas encore fait son deuil. Je n'ai pas eu le courage depuis mon retour d'aller sur sa tombe, je n'y suis jamais allé, même petit. Parce que petit, je m'aveuglais à me dire qu'il était près de moi mais juste invisible, qu'il me surveillait de loin ou de près alors je lui parlais quand les adultes ne pouvaient pas m'entendre, car ils n'auraient pas compris. Moi, il n'y a que Ryan qui me comprenait. Et si il avait été là aujourd'hui, il m'aurait peut-être compris et sauvé de cette flamme qui vit en moi. Oui, lui, il ne m'aurait pas rejeté. J'espère. C'est une maigre consolation. Je laisse tomber un soupir quand j'entends l'autre policier me prendre ma bouteille de whisky et je sais déjà que le contrôle sera plus long. Je fourre mes mains dans mes poches et cherche mon paquet de clope, j'extirpe un bâtonnet de nicotine que je coince entre mes lèvres avant de l'allumer. Je l'écoute parler à son coéquipier, je bouge pas, j'observe juste la scène,je suis presque sûr qu'elle m'a reconnu et ma foi, si j'ai un traitement de faveur, ça m'ira complètement tant qu'on tombe pas dans l'excès et les blablabla de routine faussement hypocrite sur le " qu'est-ce que tu deviens depuis ?! " Parce qu'il semble évident que nous sommes dans deux mondes différents, moi du côté obscur et elle, du côté de la justice avec son uniforme et son insigne. Un peu une consécration de ce qu'on faisait petit, quand on jouait au brigand et à la police, j'étais souvent le voleur et Ryan le policier, Line, sa coéquipière. Ben voilà, elle me coffre pour de vrai maintenant. « Tu ne dois pas te souvenir de moi...Je suis la sœur de Ryan... » J'hausse les épaules rejetant un nuage de fumée « Si. Je me souviens, Line, la princesse McBride » Je relève la tête et l'observe, presque un peu absent, c'est juste que c'est une sensation bizarre d'avoir un blanc de treize année, j'ai encore en mémoire la toute petite fille qui riait et souriait pour rien. « Bien...je vais te laisser repartir. Mais ... Par contre ton amie, je la garde. » Je le savais bien que ce mais cachait quelque chose. Pourtant, c'est pas moi qui avait bu toute la bouteille, mon père l'avait picolé avant moi mais je dis rien et la laisse jouer son rôle, j'ai à vrai dire aucune envie de me démêler et de m'expliquer, j'aime pas ça et encore moins à un flic. Parce que j'imagine que ce n'est plus une princesse maintenant. Je fais un geste de la main comme pour montrer que j'ai bien entendu. Le klaxon de la voiture résonne et me crispe les tympans, je grimace un moment, agacé, une chaleur se réveille dans mes doigts mais se rendort aussitôt. « Je préférerai que tu ne reprennes pas le volant...Si tu veux, je peux te raccompagner. J'ai fini ma journée. Je rentre au poste et je viens te rechercher avec ma voiture. » Je la regarde, un sourcil arqué. Je suis pas un adolescent qui n'a jamais touché à une voiture ni à un verre d'alcool mais merci. Je regarde ma bouteille qui m'appelle et tend un main vers elle « Te casse pas la tête je vais rentrer à pied. » Dis-je d'une voix calme et posée, je balance déjà mon petit jeu. Un léger sourire se dessine au coin de mes lèvres « Tu me rends mon amie qui me tiendra compagnie sur le chemin du retour ? ça serait gentil. Si tu veux, je te passe les clés de la voiture en signe de bonne foi » Sur ces mots, je me glisse dans l'habitable de ferraille et retire la clé du contact avant de les lui tendre, l'autre main ouverte pour recevoir la bouteille de whisky. Juste un échange. La voiture, je m'en fous en faite, j'ai juste envie de boire. Alors, j'attends qu'elle me rend mon bien, mon regard planté dans le sien, comme un défi, comme pour insister, comme pour la convaincre de me la rendre. Qui veut-elle que je blesse en rentrant à pied de toute façon ?

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyVen 20 Mai 2011 - 10:55

    Johéline gardait ses yeux bleus sur la silhouette d'Aedan. Il avait bien changé depuis tout ce temps. Il était devenu un homme, et pas moche en plus, bien au contraire. Le genre bad boy qui l'attirait avant d'entrer à l'Académie de police. Non il avait bien changé depuis le temps où ils faisaient tous les trois du vélo dans les rues de Wellington... Le temps avait passé. Et l'espace de quelques secondes, la policière avait eu un espoir fou de voir son frère sortir de la voiture, du côté passager et lui dire qu'ils lui jouaient un mauvais tour. Mais non, son cœur se serra en comprenant que ce n'était qu'un rêve. Jamais elle ne reverra son frère. Elle ne le verra jamais plus sourire, rire, ni même la prendre dans ses bras. C'était fini et depuis un bon bout de temps. Seulement tous ses souvenirs, revenaient à la surface en voyant Aedan devant elle. Pourquoi son frère n'avait pas eu la chance de grandir? Il était mort trop tôt. Jo' s'était plusieurs fois demandée ce qu'aurait été sa vie si Ryan n'avait pas fait cette chute mortelle. Est-ce qu'elle aurait été à l'Académie? Non elle en doutait...Peut-être est-ce qu'elle serait une étudiante comme les autres. Peut-être qu'elle aurait évité cette nuit épouvantable...peut-être qu'elle aurait juste été elle même au lieu de vouloir remplacer Ryan... Sans le savoir Aedan l'avait déjà comprit. Il ne la trouvait pas à sa place dans les forces de l'ordre. Et il n'avait peut-être pas tort. Elle avait voulu être ce fils manquant, probablement pour effacer la peine de ses parents, en pensant naïvement que cela les rendrait heureux. Mais elle s'était trompée. Sa mère ne s'était jamais remise de la mort de Ryan. Sa chambre à la maison était devenu un sanctuaire. Rien n'avait bougé de place en quinze ans. Mais finalement, Johéline avait aimé cette idée de faire partie des forces de police. Elle voulait que son père soit fière d'elle. Pour l'instant, ce dernier restait distant avec elle, la traitant comme n'importe quel flic même si tout le monde pensait qu'elle avait droit à un traitement de faveur. C'était faux! Ce qu'elle avait, elle l'avait gagné. Elle avait bossé pour obtenir sa plaque. Et elle pensait, en toute objectivité, ne pas être un si mauvais flic. Parce qu'en fin de compte, elle aimait ce qu'elle faisait. Elle aimait son boulot même si cela n'était pas facile tous les jours. Elle commençait à trouver sa place, en tant que flic, en tant que femme. Et elle s'épanouissait chaque jour un peu plus. Elle voulait donc laisser son passé derrière elle, mais elle ne voulait pas l'oublier. Elle ne voulait pas oublier ce qui l'avait rendu heureuse. Aedan faisait parti de ce passé. C'était ainsi, ni lui, ni elle ne pouvait le changer. La jeune femme observait le garçon. Elle hésitait à être dure avec lui. Oui il avait commit une infraction, oui il devait être verbalisé mais quelque chose lui disait que ce n'était pas la bonne chose à faire. Peut-être était-ce un murmure de Ryan, comme pour lui dire: « Prends soin de lui, comme j'ai pris soin de toi. » Elle esquissa un faible sourire en s'imaginant son frère prononcer ses paroles même si cela lui faisait mal au cœur. Quelque chose, là, au fond d'elle lui disait que la fermeté, ce n'était pas la bonne façon de s'y prendre. Que cette étrange lueur qu'Aedan avait dans les gens lui confirmait. Elle esquissa un sourire à sa réponse. « Line ». Cela faisait longtemps également qu'on ne l'avait pas appelé comme ça. Cela lui faisait plaisir de se rendre compte qu'Aedan ne l'avait pas oublié. La policière l'observa un instant. Il n'était pas question pour elle de se lancer dans des effusions d'émotions. Elle était en service. Elle ne pouvait pas tout se permettre. Elle appliquait cela à la lettre, tous les jours. Et puis, elle savait, à voir la mine du tatoué, que ce n'était pas non plus ce qu'il cherchait... Elle prenait la responsabilité de ne pas le verbaliser. Elle savait que si Grant était là, il lui dirait de ne pas écouter ses foutus sentiments et de faire simplement son taf, mais pour elle, c'était impossible. Elle garda toutefois la bouteille d'alcool en main. Elle ne voulait pas le lui rendre, elle ne le pouvait pas. Ivresse sur la voix publique. C'était une infraction au code pénal. Johéline lui proposa alors de le raccompagner. « Te casse pas la tête je vais rentrer à pied. » « Tu me rends mon amie qui me tiendra compagnie sur le chemin du retour ? ça serait gentil. Si tu veux, je te passe les clés de la voiture en signe de bonne foi » A ces mots, il se glissa dans la voiture, retirant les clefs du contact afin de lui donner, attendant sa bouteille. Elle l'observa. Elle ne voulait pas le laisser partir. Elle ne voulait pas qu'il aille dans un coin se saouler. Non, elle en était incapable. Elle soupira, gardant la bouteille dans sa main. « Je pourrais te tenir compagnie moi... » Elle jeta un œil à Brad qui semblait s'impatienter. « Je ne peux pas te rendre ta bouteille. S'il te plait... Je ne serais pas longue. » Elle ne savait pas pourquoi elle prenait tout cela à cœur. Elle ne voulait pas le voir partir. Elle ne voulait pas qu'il s'éloigne d'elle...Qu'est-ce qu'il n'allait pas chez elle? Elle posa ses yeux bleus dans ceux du tatoué. Peut-être que s'il avait quitté Wellington, c'était peut-être pour oublier quelque chose, peut-être qu'en fin de compte, il ne voulait pas revenir ici. Que c'était pour lui, la pire des punitions que de fouler de nouveau les rues qu'il avait emprunté étant gosse. Elle commençait à le penser. Il avait surement tourné la page de ces années ici. Pourtant la jeune femme voulait y croire. Elle voulait croire que ce qui s'était passé ici, même s'ils étaient gosses à l'époque avait compté pour lui. Et s'il acceptait de l'attendre, cela voudra dire finalement qu'elle ne s'était pas trompée et que cette amitié qui les avait lié avec Ryan, n'était pas tout à fait morte.

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Aedan Z. Wooley

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyMer 25 Mai 2011 - 0:40

Maintenant à voir son visage, je me dis que ce sera pas chose aisée de récupérer ma bouteille. Geez. Ca m'agace oui. Je pourrais éventuellement tenter de la récupérer par d'autres tentatives de minauderies mais j'en ai pas envie. A vrai-dire j'ai pas envie de me fouler ce soir, je sais pas pourquoi. J'avais juste envie de passer une soirée tranquille et pénarde. Je comprend pas pourquoi on me casse les pieds. Sa main emprisonnant ma bouteille ne bouge pas d'un poil. Eh mince. Foutu flic. Alors je reprend ma main tendue où se trouve mes clés et l'enfonce dans la poche de mon jean. Je me laisse retomber contre la ferraille de la Chevrolet en claquant la langue, témoin de mon exaspération. J'attends la suite. Je me lance le jeu de deviner, immobilisation de la voiture, déjà faite, amende ? Petit tour dans la cellule de dégrisement ? Ou bien, la solution qui arrangerait tout le monde, qu'elle me laisse repartir tranquillement. Que ce soit en bagnole ou pas. Je m'en fiche. Du moment que je peux me tirer. Je me vois mal rester encore un moment ici, dans la rue. J'ai pas mieux à faire c'est vrai mais je peux trouver plus intéressant que de rester ici planté. Je peux me bourrer la gueule ou me farcir un joint. J'en ai un dans ma poche, qui attend tranquillement que je le fume. Elle ouvre enfin la bouche et moi je quitte le goudron du regard. « Je pourrais te tenir compagnie moi... » Ok. A ça, je m'y attendais carrément pas du tout. Je reste un peu immobile, la regardant légèrement perdu. Pourquoi voudrait-elle me tenir compagnie ? Après tout, je suis un inconnu pour elle. Je veux dire, ouais on a joué ensemble petit mais et après ? Je suis plus le petit garçon de l'époque. Aujourd'hui, je suis usé, oublié, écorché, la vie est passée et le passé n'est plus. N'est-elle pas effrayée ? On m'a toujours dit que je faisais peur à voir. Avec ma tranche livide, mes cernes, ma dégaine, le rictus de haine qui orne parfois mon visage. Et elle, elle voit quoi ? Cherche-t-elle le petit garçon que j'étais en moi ? Il est mort. Mort. Usé par le passé, le présent et l'avenir. Elle jette un coup d'oeil à la voiture, j'imagine que c'est le moment d'y aller. Oui, vas-y. Oublie ce que tu viens de me proposer. C'est pas possible de toute façon. Nous ne sommes pas dans le même monde. « Je ne peux pas te rendre ta bouteille. S'il te plait... Je ne serais pas longue. » Deuxième claquement de langue. Il semblerait qu'elle veuille remplacer ma bouteille. Et je perçois presque dans sa voix comme une demande, une supplication, comme si c'était important pour elle. J'arque un sourcil car là, ça dépasse ma compréhension. Je ne comprend pas pourquoi ça aurait de l'importance pour elle. Vraiment pas. Ses yeux bleus s'emparent des miens et là, je me sens bizarre. Alors couper court à ce contact, je tire sur la clope qui se consume, seul témoin du temps qui s'égrène autour de nous. Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela bien que je sache que mon silence n'est pas une réponse. Je farfouille dans mon cerveau quelque chose à lui répondre. Mon regard retombe dans le sien. Une seconde, j'ai l'impression de m'y noyer. Pendant un moment, j'ai l'impression, bien que je sache que ce soit Line, que Ryan me regarde à travers ses yeux. Ils ont le même regard bleuté. J'ai l'impression qu'à travers elle, il me demande de l'attendre. Ou alors c'est le contraire. Je ne sais pas. Alors je fais claquer ma langue une troisième fois pour rompre la magie qui s'empare de moi, comme pour me réveiller de ce rêve ou cauchemar pas du tout plausible. J'hôche la tête tranquillement et me hisse dans la benne de la Chevrolet « Ok. Soit. Prend ton temps. J'ai rien à faire façon » Manquerait plus qu'elle se hâte et qu'elle se brise quelque chose. Oh et puis zut pourquoi je pense à ça ? Je veux dire c'est pas mon problème, pourquoi devrais-je m'inquiéter de ce qui pourrait lui arriver. Je sais pas du tout. Peut-être parce que je suis relié à elle d'une certaine manière, même si cette personne qui nous reliait n'est plus là. Alors qu'est ce qui nous relie ? Wellington tout simplement. Et je ne sais toujours pas si c'est une bonne chose ou pas. « A toute » Je dis avant de disparaître dans la benne, m'allongeant contre le contact froid de la benne, prenant ainsi congé, la libérant pour qu'elle puisse retourner à ses occupations de justicière. Va finir ton service loin de mon monde. Et puis moi sagement, je vais l'attendre. Ryan, où qu'il est, il doit bien rire. Rigole, dude. Tu verras quand je te rejoindrais car je pense que je te rejoindrais bientôt. J'ai jamais eu l'impression que j'aurais une longue vie de toute façon. Un jour je vais exploser oui.

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Johéline McBride

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyJeu 26 Mai 2011 - 12:43

    La vie pouvait parfois être étrange. Johéline pensait avoir fait un trait sur son passé depuis un bail. Elle n'était pas le genre de fille à se retourner sans cesse sur ce qu'elle avait fait, dit ou vu. Non. Elle ne reniait pas cette partie de sa vie, mais certaines choses l'avaient réellement fait souffrir. Et cela la hantait encore parfois certaines nuits. Elle voulait donc aller de l'avant le plus possible. Sauf qu'on oubliait jamais vraiment. Surtout les choses qui avaient eu de l'importance pour elle. Les bons souvenirs, ceux qui ne méritaient pas d'être oublié. Elle les gardait là en elle, dans une partie de son cœur, a chaud. Elle avait peut-être besoin de cela parfois pour avancer. Elle puisait sa force dans cette partie d'elle, qu'elle gardait encore innocente de toute ombre. Mais elle en avait déjà tellement vu en si peu de temps. Elle avait connu le pire. Et la présence de Aedan était comme une bouée de sauvetage qu'elle avait attrapé avec force. Elle ne voulait pas la lâcher. Elle ne voulait pas le lâcher. C'était bizarre. La policière ne pouvait pas dire pourquoi cela lui tenait tant à cœur. Peut-être parce qu'il était une partie de son passé. Peut-être parce qu'il était le meilleur ami de Ryan. Peut-être parce qu'il pourrait lui parler de son frère... Ou alors c'était tout autre chose, dont elle n'avait pas encore conscience. Elle avait insisté pour qu'Aedan reste là où il était, pour qu'il patiente jusqu'à ce qu'elle puisse revenir le chercher. En temps normal, vêtue de son uniforme, elle faisait preuve de plus de vacherie, de plus de détermination. Elle lui aurait sûrement collé une amende et l'aurait remit à sa place à cause de son attitude « je m'en foutiste ». D'ailleurs, Brad était énervée en voyant sa coéquipière si laxiste. A tous les coups, il devait croire qu'elle avait le béguin pour le tatoué. Tant pis, elle se fichait de ce qu'il pouvait dire. Elle n'avait même pas envie de lui donner la moindre explication. Cela ne le regardait pas. Et s'il découlait des conséquences de son laxisme, ce sera à elle, et à elle seule de subir les conséquences. Même si elle venait juste de retrouver Aedan. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance. Elle se fichait de son allure sauvageonne, ses tatouages, son rictus d'impassibilité. Elle savait que derrière tout cela, se cachait un cœur en or. Enfant, il n'avait jamais triché avec elle. Il avait été aussi protecteur, qu'avait pu l'être Ryan, même pire parfois. Elle se souvenait de lui, dans les bons moments. Quand ils étaient tous les trois, quand ils étaient inséparables. Johéline voulait lui laisser cette confiance. C'était peut-être à double tranchant. Peut-être que Brad ou même Dirk allait lui en faire la critique, mais tant pis. Elle assumait ces actes, comme toujours. La policière reporta son attention sur le garçon face à elle. Ce dernier fit pareil et pendant quelques secondes, ils restèrent immobiles. Il tira ensuite sur sa cigarette avec nonchalance. Elle savait qu'il allait se demander pourquoi elle insistait tant. D'ailleurs, elle même elle ne le savait pas. Elle ressentait juste le besoin. Elle savait que c'était la chose à faire. Comme si on la poussait à rester avec Aedan. Puis ce dernier reprit enfin la parole. Elle l'écouta et un petit sourire satisfait s'afficha sur ses lèvres. Elle était contente qu'il accepte. Elle ne voulait pas non plus être obligée de le verbaliser, tout cela pour qu'il reste à sa place. En même temps, elle se demandait si ce n'était pas une ruse et que, peut-être à peine partie, il allait faire de même. Johéline ne savait même plus où il habitait. Elle pourrait éventuellement faire des recherches au commissariat mais elle voulait vraiment qu'il l'attende tout simplement, qu'il accepte sa présence à ses côtés, comme autrefois même si beaucoup de choses avaient changé. « Je ne serais pas longue! » Elle lui fit un grand sourire et retourna à la voiture de patrouille garée derrière la Chevrolet. Brad démarra quelques secondes après que Jo se soit assise sur le siège passager. Il s'était abstenu de faire la moindre remarque durant le trajet jusqu'au poste. Mais il avait remarqué ce petit sourire qui flottait sur les lèvres sur la policière.

    Johéline rentra au commissariat une dizaine de minutes plus tard. Elle fit son rapport, la paperasse puis elle chercha Dirk des yeux mais rien. Une amie lui expliqua qu'il était déjà parti. Il aurait pu l'attendre quand même. En plus cette débile de Georgie n'était plus là non plus. GRRRR! Cela l'ennuyait réellement que cette fille travaille au poste de police. Et dire que non seulement elle devait voir son violeur tous les jours, elle devait aussi supporter cette cinglée qui n'arrêtait pas de la regarder avec haine à chaque fois qu'elle passait devant l'accueil. Elle soupira puis elle alla finalement se changer dans les vestiaires. Elle retira son uniforme. Elle prit une douche rapide puis elle se changea. Elle mit une jupe en jean et une chemise bleu qu'elle déboutonna sur le haut. Elle enfila des ballerines bleu jean puis elle détacha ses longs cheveux qui tombèrent sur ses épaules. Elle se mit une touche de maquillage, un peu de mascara et un peu de gloss. Cinq minutes plus tard, elle était dans sa voiture, en route pour retrouver Aedan. Elle ne mit pas longtemps à le rejoindre. Elle s'arrêta à nouveau derrière la Chevrolet, rassurée de voir qu'il n'avait pas bougé. Elle sortie du véhicule et vint le retrouver.

    « Voilà, j'ai fais aussi vite que je pouvais... Où veux-tu aller?»

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyDim 29 Mai 2011 - 9:45

« Je ne serais pas longue! » Sont ces derniers mots avant que son sourire ornant son visage et elle disparaisse de mon champs de vision laissant mon oeil se perdre dans l'immensité qu'est le ciel. C'est bien son sourire. Oui. C'est bien. Il ressemble à celui qui est gravé dans ma mémoire d'enfant. Il n'a pas perdu de sa beauté et je crois même qu'il en a gagné même. J'aime bien son sourire et je crois que je l'aime encore plus quand il me l'est dédié, comme plus jeune, plus petit, quand mon monde était encore tout rose et lisse. Que mes parents s'aimaient et que moi, j'étais un petit garçon normal. Oui. Normal. Être normal, c'est bien. Plus que bien. C'est ce que j'aimerais être. Ouais. Parce que moi, je ne suis pas normal. Ah ça non. Et ça date pas d'hier. Je me perd dans l'océan noir parsemé d'éclat de diamant. Et je me souviens que, jeune, petit, je me plaisais à croire que Ryan se trouvait dans les étoiles et qu'il veillait sur Line & moi de là haut. Que de son trône, il pouvait tout voir, si bien que jamais rien de mal nous arriverait, ouaip, parce que Ryan n'aurait jamais laisser faire quelque chose qui pourrait nous blesser alors je me sentais en sécurité. A force, j'ai bien compris, je me suis rendu compte que tout ce que je m'étais farci dans le cerveau n'était rien de plus que le père noël, des inventions. Peut-être que Ryan était quelque part dans les étoiles, qui étais-je pour le savoir ! Chose est sûre c'est qu'il n'avait pas pu empêcher les mauvaises choses de nous arriver. A moi comme à Line. Oh oui ! Parce que moi, je suis pas con hein ! Je l'ai vu dans ses yeux, dans son sourire, la vie l'a usé la belle et pure Line. Je l'ai vu parce que moi, je reconnais les gens de mon espèce, ouais, les gens qui comme moi ont été meurtris par la vie, écorché vif. Moi je les reconnais. Dans la douleur, nous sommes tous frères et reliés. Les hommes n'ont que deux choses en commun, la douleur et la compassion. Et des deux, je n'ai connu que la douleur. La compassion, je ne sais pas ce que c'est. Entendu parler mais je ne l'ai jamais vécu ni ressenti. Mon coeur, avec le temps, est devenu aussi froid que la glace, dur comme du marbre. Mon corps se réchauffe instinctivement refroidi par le contact froid de la ferraille. Par automatisme, de la lumière assez faible jaillit de mes paume de main et je sens déjà mes pupilles se dilater. Le point positif de mon pouvoir, je peux être un vrai radiateur ambulant ce qui est assez pratique quand j'ai habité dans les rues. Je force mon esprit à contrôler l'irradiation de mes mains, histoire d'être discret, histoire de ne pas se faire choper. Mes yeux, je les laisse tranquille, qui me verra dans le noir ? Qui viendra me reluquer dans les yeux. Personne. Une porte claque. Une porte de voiture. C'est peut-être Line ou alors quelqu'un d'autres curieux de savoir ce que fait la Chevrolet du père Wooley au bord de la route. En tout les cas, je m'enfiche. Dans le sillon de mon regard apparaît la princesse, la surprise me fait me redresser sur mes coudes face à la jeune fille en face de moi. Est-ce vraiment la même personne qui m'a arrêté tout à l'heure ? Tout à coup je doute tout en sachant que oui, c'est elle. La grande Line, la version adulte. Elle fait plus femme une fois le costume de la justicière envolé, on voit ses formes, ses lèvres rehaussées par son gloss, sa chevelure longue qui encadre son visage, l'adoucissant au passage. Canon, ouais. Ryan, ta soeur, wahou quoi.

« Voilà, j'ai fais aussi vite que je pouvais... Où veux-tu aller?» J'ai envie de lui répondre que j'ai envie d'aller partout et ailleurs, de partir loin d'ici, d'être loin. Qu'on peut s'enfuir si on veut, ce soir, dans la nuit. Partir à la recherche de Ryan dans un autre monde. Ouais. Le rejoindre. J'ai envie de lui dire qu'on a qu'à troquer sa voiture et monter sur une bicyclette, elle sur le guidon comme avant et qu'on ira je ne sais pas où. Jusqu'à qu'on soit fatigué. Mais au lieu de ça, j'hausse juste les épaules et fait craquer ma nuque dans un concert d'os qui se brisent « Où tu veux. Je te suis. Ca fait un bail que je n'ai pas foutu un pied ici. J'ai oublié comment c'est les environs ici » Je me redresse complètement, debout dans la benne, de mon perchoir, elle paraît si petite. Je m'allume une clope et laisse mon corps se glisser à ses côtés, rejoindre le sol. J'inhale une bouffée et rejette la fumée dans l'air. « Alors, on y va, madame l'agent ? » J'hasarde. Oscillant entre la déconnade et la provocation.

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyMar 31 Mai 2011 - 10:23

Johéline n'avait pas perdu de temps pour retrouver Aedan. Et tout le long du chemin, elle avait eu l'estomac noué par l'appréhension. Elle avait peur que ce dernier soit parti, qu'il n'ai pas eu la patience de l'attendre, même si elle avait fait aussi vite qu'elle le pouvait. Elle avait roulé un peu plus vite qu'à la normale. Elle avait repensé au jeune homme, enfin au garçon qu'il était autrefois. Aux enfants qu'ils étaient, il y a quelques années. Elle s'était souvenue de certains moments qu'elle pensait enfouis à jamais dans son esprit. Il avait fallu une personne, un nom, un visage pour que les souvenirs reviennent à la surface. Elle s'était surprise à sourire pendant le trajet. C'était une sensation étrange qu'elle ressentait. Elle avait l'impression de redevenir cette petite fille de six ans. Elle avait l'impression de retrouver un équilibre qu'elle avait abandonné depuis longtemps. Et cela faisait vraiment du bien. Elle oubliait le temps de quelques minutes, de quelques heures, qu'elle était policière, qu'elle avait eu des coups bas, et parfois de grosses déceptions. Elle avait l'impression d'écrire un nouveau chapitre de sa vie. C'était idiot. Parce qu'Aedan avait grandi, ce n'était plus l'enfant qu'elle avait connu. Il avait probablement fait un trait sur son passé. Pourtant, Johéline voulait s'accrocher à lui, comme elle se serait accrochée à une bouée de sauvetage. Elle avait besoin de lui, bizarrement. Et peut-être que dans un coin de son cœur, elle espérait que lui aussi avait besoin d'elle. Elle avait ressenti un malaise chez le jeune homme...Quelque chose de latent...Elle se fichait de son attitude, de cette apparence nonchalance qu'il affichait, même devant elle. Elle savait que ce n'était qu'une apparence, que quelque part, au fond de lui, Aedan était encore ce gosse qui la mettait sur le guidon de son vélo. Cet enfant était encore là, et elle voulait lui montrer qu'il existait encore. Elle l'espérait en tout cas. Aedan avait toujours fait parti de la famille McBride, et elle le considérait toujours comme un second grand frère. Un frère qui arrivait à la faire sourire, qui cachait ses bêtises. Ce garçon là lui avait manqué. Et elle souhaitait le retrouver. Elle voulait refaire sa connaissance. Elle voulait connaître ce qu'il avait fait depuis son départ de Wellington.

Elle ne mit pas longtemps à retrouver la Chevrolet. Elle se gara derrière et alla rapidement à la rencontre du jeune homme qui était étendu sur le siège du véhicule. Elle était rassurée et contente de voir qu'il n'était pas parti. Il l'avait attendu. Cela lui donna le sourire. A ses mots, elle posa son regard sur lui. Elle avait vu son étonnement sur son visage quand elle était arrivée vers lui. Oui, cela changeait beaucoup de la voir dans son uniforme des forces de l'ordre de Wellington, et de la voir ensuite en tenue civile. Cela l'amusait parfois. Elle regarda Aedan qui haussait les épaules. Elle le regarda ensuite allumer une nouvelle cigarette devant elle. Elle, qui avait arrêté depuis quelques semaines. Elle esquissa un nouveau sourire à ses propos. « Pas de madame l'agent. Jo...ça suffira. » Johéline jeta un oeil à sa voiture. Elle allait la reprendre. La Chevrolet pouvait rester ici, personne ne viendra la verbaliser et si c'était le cas, elle s'occupera de la contravention. « Que dirais tu si je t'invitais chez moi? » Elle lui aurait bien proposer autre chose mais elle avait peur de le braquer...ou de lui rappeler de mauvais souvenirs. Elle planta ses yeux bleus dans les siens. « Ou on peut toujours aller dans un ptit bar que je connais. Un vieux pub irlandais. » La jeune femme voulait faire ce qu'il souhaitait. Elle voulait passer une bonne soirée en sa compagnie et en aucun cas l'obliger à faire quoique ce soit. Une fois la décision prise, elle regagna sa voiture en sa compagnie. Elle quitta rapidement la route. Au bout de quelques minutes de silence entre eux, elle demanda: « Cela fait longtemps que tu es à Wellington? Tu es revenu voir ton père? » Elle ne savait pas ce qui l'amenait à Wellington. D'ailleurs, elle était étonnée qu'il revienne. Le père d'Aedan n'était plus vraiment un homme fréquentable selon son propre paternel. Parce qu'il était devenu un accro de la bouteille. Mais Johéline s'en fichait. Cela ne l'empêchait pas de le saluer ou de lui parler quand elle le voyait, par réflexe peut-être, comme elle le faisait quand elle était petite. Elle jeta un œil à Aedan et vit son regard froncé. Elle reporta son attention sur la route puis elle ajouta: « Enfin je suis contente que tu sois là... »

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyLun 6 Juin 2011 - 13:35

Là. Juste un bref arrêt sur image. La petite... Enfin non, c'est plus vraiment une petite, elle a grandit entre temps, une habitude qui me passera sûrement de la voir comme une petite fille, surtout qu'elle a rien d'une petite fille. Ah ça je peux vous le dire mes cocos. Elle a tous les atouts qu'une belle jeune fille voudrait à cette âge là. Je devine déjà qu'elle doit sûrement à son insu faire tourner des têtes et Ryan en haut, il doit bien veiller ou rager contre tous les types qui lui tournent autour. Je dois même avouer que de son perchoir, il doit vouloir me dévisser la tête car moi aussi je la trouve à mon goût même si quelque chose me dérange. Ouais un petit truc me dérange et je n'arrive pas complètement à la voir comme telle, comme une femme séduisante. Pour moi, il y a encore cette petite fille qui nous suivait partout, avec son sourire et son air innocent. J'arrive pas à me sortir cela de la tête. Alors la trouver à mon goût, je trouve cela con de ma part, même si ça ne l'est pas du tout, j'ai l'impression que c'est une sorte de petite soeur. Alors je ronge mon frein et continue de tirer sur ma clope tranquillement. Toutes ces pensées, je les balaie dans un coin de ma tête. Elle se tourne vers moi et me sourit. A moi. Ouais. Façon y'a que moi là. Son sourire, il est bien, je l'aime bien et ses yeux qui se plissent sous son joli sourire, j'aime bien aussi. Pour peu il serait presque contagieux mais moi, je souris pas en retour, parce que moi les sourires, je suis pas doué pour. Alors je reste stoïque face à ce joli sourire qui m'est adressé. C'est gentil. « Pas de madame l'agent. Jo...ça suffira. » Qu'elle dit la petite -encore cette foutue habitude- moi, je hausse les épaules, l'air de dire que ça m'est égale. Jo, j'aime pas. Non. Moi je préfère Line. Ou princesse Line. Mais je me vois mal l'appeler ainsi, quand on était gamin certes, mais là... Je sais pas, ça le ferait pas. « Que dirais tu si je t'invitais chez moi? Ou on peut toujours aller dans un ptit bar que je connais. Un vieux pub irlandais. » Ok. Je suis pas au bout de mes surprise apparemment. M'inviter chez elle ? Ok. J'avoue que ça m'étonne grandement car ouais. Ok, on a vécu ensemble petit, collé l'un à l'autre, mais 13 ans se sont écoulé depuis. Je peux très bien être devenu un serial killer entre temps ou un fou ou je ne sais autre tarés qui peuplent le monde. Eh non. Elle, elle m'invite chez elle, comme si on s'était jamais quitté de vue. Je sais pas si je dois la trouver inconsciente ou gentille. Ouais, gentille de penser que moi, je puisse être encore quelque part le petit garçon qu'elle a connu. Je secoue la tête à la négative. « Le pub, ça m'a l'air correcte » Je sort d'une voix nonchalante. Mettre les pieds chez elle, j'en ai pas trop envie. C'est trop personnel. Ca m'effraie un peu. Mais oui, moi j'ai peur des liens sociaux trop proche, trop fort, je suis pas fait pour ce genre de chose et puis, je sais pas pourquoi elle me propose d'aller chez elle. Je pense pas qu'elle aie des idées derrière la tête, c'est pas son genre, j'en suis certain. Ca me sidère un peu, la confiance qu'elle m'accorde alors qu'on se connaît techniquement pas. Bref, la décision prise, je la suis dans sa voiture et m'y installe à la place du passager. Docilement et pour pas avoir de remarque, je mets ma ceinture de sécurité -que je mets rarement- Clac. Ceinture mise. La voiture démarre et Line reprend la conversation. Elle fait bien de le faire car moi ? Eh bien moi je suis pas très loquasse comme personne. Sauf que bon... Elle se met à parler de mon père. Ouhlà.

« Non. Je suis arrivé y'a genre une semaine. Ouais, si on veut, un truc du genre je suis venu le voir. Ouaip. »Je dis d'un ton presque sec, malgré moi. Je fronce les sourcils en me rappelant le rejet de ma mère, celui d'Helena, la merde de L.A en gros. Puis je chasses ces pensées en regardant par la fenêtre. « Enfin je suis contente que tu sois là... » Je tourne la tête vers elle un peu surpris avant de plonger mon regard face à moi, sur la route. Ah bon ? j'ai envie de lui demander pourquoi, je veux dire qu'est ce que ma présence peut changer de tout façon à sa vie ? Rien. Et pourquoi serait-elle contente ? Enfin bref, je sens que cette soirée sera chargée en surprise. « Ah bon ? [...] Cool. » Et c'est tout ce que je répond, je sais pas quoi répondre de plus, on dit quoi généralement à ce genre de phrase ? moi je sais pas. On arrive rapidement au pub, j'avais oublié ce que c'était d'être dans une petite ville, tout est à proximité. Elle se gare sur un petit parking et je descend dans la voiture une fois le véhicule arrêté. J'ai un vague souvenir de cet endroit, en même temps c'était pas un endroit qu'un gamin de 7 ans fréquente mais j'aime déjà l'ambiance qui régne et s’émane de l'intérieur. J'emboîte le pas et ouvre la porte, la laissant passer en première. Bah ouais, mes parents m'ont bien éduqué et je suis pas aussi salaud que j'en ai l'air. Enfin je crois. On s'installe au comptoir tranquillement. Je jette un regard autour de moi, c'est sympa ici. Le barmaid s'approche de nous et se penche pour écouter notre commande. Je laisse la demoiselle commander en première puis je m’égosille pour passer la mienne « Whisky sur glace » Vu que je conduis pas, je peux bien m'arroser, pas vrai ? Le barmaid disparaît et je me tourne vers Line « Dans la police comme papa alors ? Bien joué »

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Johéline McBride

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyMar 7 Juin 2011 - 11:24

Le temps avait passé. Les gens changent et cela valait pour Johéline comme pour Aedan. Leur insouciance d'enfant était loin derrière eux. Ils s'étaient confrontés à la vie et à ses noirceurs. La jeune femme avait laissé son enfance loin derrière elle. Elle était entrée bien trop vite dans une vie d'adulte. Elle n'avait pas traversé certains rituels des adolescents typiques. Elle a du très vite endossé le rôle d'aîné qui n'était pourtant pas le sien à l'origine. Elle avait abandonné certaines sorties. Elle avait été l'enfant « modèle » que voulaient ses parents. Après la mort de Ryan, elle est devenue en fin de compte une autre petite fille. Peut-être que si les choses s'étaient passées autrement, peut-être qu'elle aurait une vie différente. Elle n'aurait probablement pas été dans la police. Malgré tout, elle ne regrettait rien. Si ce n'est d'avoir beaucoup vécu pour les autres et pas assez pour elle. Elle avait toujours fait ce que ses parents attendaient d'elle, sans vraiment chercher à faire ce qui la rendrait vraiment, et pleinement heureuse. Oh, maintenant elle avait trouvé sa place. Elle se sentait bien, dans sa peau de fille, de sœur, de flic et de petit-amie. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Parfois il lui arrivait d'avoir des passages nostalgiques. Et quand c'était le cas, elle se revoyait gosse, quand tout allait bien. Quand son frère était là, quand Ryan était encore vivant, qu'elle pouvait lui parler, rire avec lui. Maintenant si elle voulait lui parler, elle devait aller devant sa tombe au cimetière de la ville où il reposait depuis quinze ans. Le temps était passé oui, mais parfois il était juste agréable...voir vitale d'avoir quelque chose qui nous y rattachait. Johéline l'avait comprit en retrouvant Aedan. Ce dernier devait probablement la prendre pour une folle ou une inconsciente. Elle lui avait proposé de venir chez elle, boire quelque chose sans la moindre appréhension. A vrai dire, elle n'en avait pas. Jo ne se fiait pas à son apparente froideur. Elle lui faisait confiance, ce qui de la part était très très très rare. Elle n'avait aucune crainte le concernant. Elle ne le prenait ni pour un serial killer ni pour un pervers, bien qu'elle avait remarqué le regard qu'il avait posé sur elle à quelques reprises, même si cela avait été à chaque fois, furtif. Pour la policière, malgré les années, elle était prête à donner une place au garçon dans sa vie. Elle ne faisait plus attention à ces années d'absence. Le plus important, c'est qu'il était là, avec elle. Qu'il était revenu à Wellington, « chez lui », et c'était le principal. Elle ne voulait rien savoir d'autres. Ils apprendront à nouveau, à faire connaissance tous les deux. Jo' avait un bon pressentiment. Ces derniers temps avaient été assez difficiles pour elle, et peut-être que c'était un coup de main de Ryan, de là haut. D'ailleurs, elle avait sourit à cette idée. A sa proposition, Aedan avait préféré le pub. Ça marchait. Elle le laissa s'installer sur le siège passager. Elle se sentait bien quand il était là, à ses côtés. Elle n'avait pas peur de parler. Elle se sentait en confiance. Elle savait que Aedan n'allait pas la juger. Cela lui rappelait qu'il ne l'avait jamais fait, même quand ils étaient gosses. Tout en suivant la route des yeux, elle observa le garçon qui avait prit la parole. Elle ne savait pas si aborder le sujet du paternel était tabou ou non. Mais apparemment, il n'était pas gêné par sa question. Il était donc revenu depuis une semaine. Dire qu'elle l'avait peut-être croisé avant, sans s'en rendre compte. Il faut dire qu'il avait changé. Tout en conduisant, elle avait remarqué les tatouages qu'il arborait, et notamment ceux sur les phalanges. Elle, elle avait voulu en faire un, mais elle n'avait pas réussi à se décider sur un motif. Ensuite elle s'était dit qu'il fallait quelque chose qui a une signification pour elle. Elle voulait éviter le cliché du prénom ou des initiales de l'être aimé. C'était à double tranchant ça, parce qu'une fois l'histoire terminée, on gardait ce nom qu'on maudissait sur la peau, et on risquait de l'exposer à une tierce personne qui n'en aurait pas forcement envie.

Le trajet se poursuivit. Aedan était peu bavard, ce qui l'amusa. Elle ne se souvenait pas qu'il était si calme quand ils étaient enfants. Elle, elle était bavarde, encore plus quand elle était avec une personne qu'elle appréciait et avec laquelle, elle se sentait bien. Cela la fit sourire. Ils arrivèrent ensuite au pub. Elle y aimait l'ambiance. Et c'était un pub avec des clients assez jeunes, pas ce genre de pub où les quarantenaires viennent s'accouder. Elle remercia Aedan quand il la laissa passer en premier. Elle s'installa sur un tabouret. Johéline commanda une citronnade. Elle se serait bien prit une bière mais elle était le chaperon pour cette fois. Elle se contenta donc d'une boisson sans alcool. La policière retira sa veste et la posa sur ses genoux. Aux paroles de son ami, elle porta son regard bleuté sur lui. « Et oui...je crois que mon père a reporté ses espérances sur moi quand Ryan...est parti. » Elle remercia le barman qui leur donna leurs consommations. « Mais cela me plait. Et j'espère qu'il est fier de moi. » Cela, c'était toute la question. Jamais encore, le capitaine John McBride n'avait dit une phrase du genre: « Je suis très fière de toi. » Non jamais...Peut-être parce qu'elle n'excellait pas assez à son goût. Pourtant elle faisait des efforts à chaque fois. Et même si tout le monde, pensait qu'elle faisait de la lèche, elle s'en fichait. Elle était un bon flic et personne ne pouvait remettre ça en cause. Elle reposa son regard sur Aedan. « Et toi, dis-moi, que faisais-tu dans la cité des Anges? »

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyJeu 9 Juin 2011 - 20:16

Posté sur mon siège, le dos courbé, les bras appuyés de façon nonchalante sur le comptoir, j'observe le barmaid qui s'affaire derrière le bar avec ses verres, ses bouteilles d'alcool. Ma position est plus que vulgaire mais ça m'est égale. La musique grésille et la musique typique de ma petite bourgade, celle de mon enfance, celle de mon présent. Ca me rappelle presque mon enfance, quand j'étais petit. Mon père rentrait du boulot, on ne pouvait pas le rater car dès qu'il rentrait il mettait en route la petite radio du salon et quand il était de bonne humeur, ce qui était souvent le cas, il entraînait ma mère affairée dans la cuisine pour une petite danse joviale en plein milieu du salon. Moi, j'adorais les voir ainsi et je m'amusais à gambader autour d'eux en sautillant, parfois ils me prenaient la main et on tourbillonnait tous les trois. On était heureux. Très heureux. Gamin, je me disais que j'aurais une famille comme la mienne, que je ferais danser ma femme en plein milieu de mon salon, qu'on se sourirait amoureusement à table, comme mes parents. Puis j'ai déchanté, j'ai compris que rien ne dure, pas même la vie, pas même l'amour. Seul l'amitié reste, car ouais, malgré l'absence, Ryan c'était toujours mon amis. Parfois je me dis que les choses sont plus faciles une fois mort. Regardez-moi, le seul lien important et auquel je tiens encore aujourd'hui est avec un mort. Avec les vivants, j'ai du mal, du mal à garder ces liens, du mal à les entretenir, à les créer. Les vivants peuvent tellement te faire du mal. Revenir dans cette ville pour trouver réponse à mes questions était la première chose que j'avais trouvé comme solution mais parfois je me dis que c'était aussi une mauvaise idée. Mon regard se pose sur la petite Line, et là tout à coup, je me demande si j'ai pas tort. Orf ! Je ne sais pas trop. Tant pis, je vais pas me casser la tête. Advienne que pourra. « Et oui...je crois que mon père a reporté ses espérances sur moi quand Ryan...est parti. [...] Mais cela me plait. Et j'espère qu'il est fier de moi. » Line tourne son regard bleu vers moi, un instant je me noie dans le lagon de ses yeux puis quitte les eaux de son regard pour me tourner vers le barmaid qui dépose nos boissons sur le comptoir face à nous. Je le remercie d'un geste sec de la tête et trempe mes lèvres dans le liquide brunâtre. Je hausse les épaules d'un air détaché et quitte mon verre des lèvres. « Ton père a jamais été du genre causant façon. C'est pas le genre de chose qu'il dit mais je suis sûr qu'il l'est. Si j'avais une fille et qu'elle bossait dans un lieu exclusivement masculin en portant bien l'uniforme, bah moi je serais fier d'elle ouais. » Je dis avant de reprendre une gorgée du liquide. Le père McBride a toujours été comme ça, dur en apparence, mais au fond, je suis sûr qu'il en est fier de sa marmaille. Mes parents pourraient pas autant en dire. Mais aussi étonnant que ça l'est, si j'avais une fille et qu'elle exerçait un métier d'homme, j'aurais très peur pour elle mais je serais aussi super fier, je crois que j'arrêterai pas de m'en vanter auprès de mes potes. Mais bon, le père McBride n'est pas comme ça et moi, je n'aurais jamais de gosses. Moi, en tout cas, je suis super impressionné par la petite fille pleurnicharde qui est devenu un bon bout de femme avec un uniforme de policier. Peut-être fier aussi car à la gamine, j'y était attaché comme à une soeur mais la femme en face de moi, même si j'y retrouve la petite enfant de mon enfance dans ses yeux, reste pour moi une inconnue. « Et toi, dis-moi, que faisais-tu dans la cité des Anges? » Là encore, j'effectue un mouvement des épaules, à croire que je m'exprime plus avec celles-ci qu'avec tout le reste de mon corps. J'esquisse un sourire rempli de malice avant de vider d'une traite mon verre. La réponse à sa question qui est sorti instantanément dans ma tête m'amusait grandement et je comptais bien le lui dire. Par défis ? Par provocation ? Les deux ? Je ne sais pas. Peut-être pour briser ce petit bout de confiance qu'elle semble m'accorder alors qu'on ne s'est pas vu depuis un bon bon bon long moment. Peut-être pour toute ses raisons. Alors j'ouvre la bouche pour répondre, en faisant signe au barmaid de me servir un deuxième verre et me tourne vers elle, de la malice dans les yeux « J'ai concrétisé comme toi nos jeux d'enfants, quand on jouait aux brigands et aux policiers. Toi et Ryan les policiers, moi, le brigand. Sauf que moi, je suis vraiment allé en taule. » Je finis ma phrase par un haussement de sourcil comme pour confirmer mes dires et j'intercepte le verre que le barmaid pose devant moi. J'en bois une gorgée avant de reposer le verre, le gardant en main pour le faire tourner dans ma main, mon index jouant avec le glaçon. C'est ironique n'empêche. Nos jeux d'enfants finalement n'étaient que des prédictions sur l'avenir. Line du côté du bien et moi du côté du mal. Deux mondes différents. Est-ce que les choses auraient été différentes si Ryan était resté ? Peut-être qu'il m'aurait empêcher de sombrer. Oui peut-être. Qui sait ? Aujourd'hui, j'aurais peut-être été dans la police, Line, Ryan et moi. Mais le destin en a décidé autrement et nous a tous séparé, moi, il m'a brisé sur sa route.

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyLun 13 Juin 2011 - 2:59

Ce pub, Johéline l'appréciait. Elle y passait quelques soirées, après le boulot ou en fin de semaine avec ses amies. Elle appréciait l'ambiance, le personnel, la musique. Et puis ce n'était pas très loin de son appartement. Elle pouvait y rentrer à pieds, quand elle avait bu plus que la limite autorisée. Parce qu'elle n'avait pas envie de risquer sa vie ou celle des autres en reprenant le volant de son véhicule, quitte à provoquer un accident. Elle était responsable et elle savait faire des choix responsables. En même temps, ce n'est pas comme si elle buvait beaucoup et souvent. A vrai dire, elle ne supportait pas l'alcool fort. Elle se contentait donc d'un verre de temps en temps. Ordinairement, elle préférait s'en tenir à une bière. La policière jeta un œil à Aedan qui avait commandé un whisky. Il aimait les alcools forts. Elle s'en doutait. Elle but une gorgée de son propre verre. Cette citronnade était juste parfaite, pas trop sucré. Elle était semblable à celle que sa mère préparait l'été. Elle se souvenait des grosses carafes avec ces morceaux de citron. Elle pouvait en boire des tonnes et passait son temps à faire des allées-retours entre sa chambre ou le jardin et les toilettes. Encore aujourd'hui, même si elle avait grandit, elle aimait retrouver ce coin d'enfance, dans ces petites choses du quotidien. Contrairement à d'autres, et contrairement à Aedan peut-être, elle n'avait pas envie de partir d'ici. Wellington était sa vie. Cette ville avait tout ces repères. Elle n'était pas une ville parfaite mais c'était SA ville. Elle voulait continuer à y vivre...Et pourquoi pas y fonder une famille. Elle voulait avoir des enfants et une vie toute simple. Elle ne demandait rien d'autre. Enfin pour l'instant, elle se sentait un peu trop jeune pour faire ce genre de projets, mais à l'avenir, pourquoi pas. C'était quelque chose qu'elle espérait, un jour. Elle sortit de ses pensées quand Aedan reprit la parole. Elle leva ses yeux bleus sur lui. « Ton père a jamais été du genre causant façon. C'est pas le genre de chose qu'il dit mais je suis sûr qu'il l'est. Si j'avais une fille et qu'elle bossait dans un lieu exclusivement masculin en portant bien l'uniforme, bah moi je serais fier d'elle ouais. » Aedan n'avait pas tort. John McBride ne s'est jamais épanché avec des discours pompeux. C'était le genre d'homme, fier qui ne trouvait pas utile d'en faire des tonnes. A vrai dire, elle savait bien que son père attendait beaucoup d'elle et qu'à chaque fois qu'elle ne faisait pas les choses comme il le voulait, cela l'agaçait. Elle le savait même quand il refusait d'en faire des remarques. Peut-être qu'il trouvait cela inutile. Pourtant, parfois, elle aimerait bien le voir fier d'elle, qu'il lui dise quelque chose de gentil au lieu de lui lancer des ordres à tout va, comme à n'importe quel flic du commissariat. Les paroles du garçon fit sourire la jeune femme. « Je porte bien l'uniforme? » Elle sourit, amusée. Oui, elle faisait un métier d'hommes mais elle aimait ce qu'elle faisait. C'était un métier dangereux et pourtant, elle était toujours impatiente d'aller au poste et de découvrir ce que sa journée allait lui apporter. Elle faisait de mauvaises rencontres parfois, très mauvaises. A d'autres moments, elle rencontrait des gens formidables. Elle se souvenait elle aussi de leurs jeux d'enfants. Quand elle jouait aux voleurs et aux policiers. Elle se souvenait que la ceinture avec le pistolet en plastique qu'elle mettait autour de la taille était quand même lourde, et qu'elle passait son temps à la remontait à chaque fois qu'elle faisait une dizaine de pas. Cela faisait rire sa mère, qui leur demandait de faire attention où ils mettaient les pieds. Mais à cette époque, ce n'était qu'un jeu. Elle ne pensait pas devenir réellement policier. Elle aurait voulu être vétérinaire ou même photographe. Mais certaines études coutaient chères, et puis à la mort de Ryan, quand elle avait vu tous ces policiers avec leurs beaux uniformes faire les recherches, tous ensemble, presque fraternellement, elle avait eu envie de faire pareil...D'aider les autres, de venir au secours d'enfants perdus...De les retrouver vivants et les ramener chez eux...Ce que ces policiers n'avaient pas pu faire avec son propre frère. Johéline but une gorgée de son verre avant que Aedan ne reprenne la parole. « J'ai concrétisé comme toi nos jeux d'enfants, quand on jouait aux brigands et aux policiers. Toi et Ryan les policiers, moi, le brigand. Sauf que moi, je suis vraiment allé en taule. » Elle fut surprise par ce mots. Ainsi, il avait fait de la prison...Elle l'observa. Elle le regarde prendre ce nouveau verre de whisky que le serveur posa devant lui. « Qu'est-ce qui s'est passé? » Elle pouvait très bien se renseigner au poste de police, consulter la base de données pour découvrir ce qui s'était passé mais elle n'en avait pas envie. Elle voulait que ce soit lui qui lui en parle. Elle n'avait pas envie de fouiller dan sa vie. Elle voulait laisser le flic qu'elle était de côté, pour rester juste Jo, son amie d'enfance. Elle se demandait ce qui s'était passé, pour qu'il en vienne à faire de la taule...Quels étaient les problèmes qu'il avait pu connaître...Et bizarrement, elle s'en voulait de ne pas avoir été là pour lui. Alors qu'elle n'y pouvait rien. Elle ne pouvait pas savoir qu'il allait connaître la prison. Elle soupira un peu. Leurs enfances étaient loin derrière eux...très loin. Tous les deux avaient grandi et s'étaient heurtés à la vie. « Parfois, je me dis que j'aimerai bien qu'on soit resté ces gosses qui couraient dans les champs, qui posaient des pièges pour les lapins et qui allaient pécher. Pas toi? C'est triste de devoir grandir. »

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyJeu 16 Juin 2011 - 12:06

L'enfance, l'enfance. L'innocence, l'insouciance, voir le monde à travers les Walt Disney. Une belle période, une belle illusion, c'est vrai. Je crois que mes jours les plus heureux sont ceux de mon enfance. Malgré le bonheur que j'ai pu ressentir et éprouver aux côtés d'Helena, il était entaché de noirceur, emprunt de l'ombre du monde. Le voile de l'illusion s'était déjà envolé de mes prunelles et être heureux n'avait pas la même teinte que dans mon enfance. L'enfance, c'était doux, un monde de coton et de douceur. J'avais mes parents, j'avais Ryan, j'avais une vie. Tout était parfait ou presque. Puis Ryan est parti, envolé, fauche trop jeune, beaucoup trop jeune. Et moi, ensuite, mon monde de coton s'est effondré et j'ai commencé à voir la vraie couleur de la vie, cette teinture sombre et noir. Mes parents se sont séparés et me voilà parti pour la ville des anges. Quel nom horrible quand on sait ce qui traîne dans les basfonds de ses rues, que du désespoir, que de la destruction portant divers visage, divers corps. Je hèle le serveur, un autre verre. J'ai soif. J'ai envie de boire. J'ai envie d'oublier les images qui me reviennent dans ma tête. Depuis que je suis arrivé ici, ca n'arrête pas. Les souvenirs de mon enfance me reviennent et je n'aime pas y penser, je n'aime pas penser à cette période qui aujourd'hui n'existe, cette période qui est loin derrière moi. Ce petit garçon qui n'est plus moi aujourd'hui. J'en suis loin, même très loin. Tout aurait pu être différent, c'est ce que je pense parfois et ça me tue d'y penser. Line par exemple, si Ryan était encore vivant, on aurait peut-être était le trio inséparable, on serait peut-être tous les trois dans la police, heureux, joyeux. On se serait pris une colocation et vu que Line est une belle femme. On aurait pu se mettre ensemble, finir ensemble. Ryan m'aurait mis en garde, menacer que si je brise le coeur de sa petite soeur, il me briserait l'entrejambe. J'aurais rit. Et puis peut-être qu'on se serait marié et Ryan aurait été le témoin de mariage puis plus tard parrain de notre premier gamin. ouais tout ça aurait pu se faire. Tout aurait pu être différent, je n'aurais pas quitter Wellington. Mais hélas non, ca ne s'est pas déroulé ainsi et je suis ce que je suis à présent. Un mec écorché vif, froid comme le marbre mais brûlant à l'intérieur, brûlant à en crever. Mon verre posé sur le comptoir, je l'avale lentement avant de sourire amusé à ma partenaire qui elle ne boit qu'une citronnade. Boring. « Ouais. Tu le portes mieux que ton coéquipier de tout à l'heure » Un sourire au coin, je la regarde, avec un air de défi « Mademoiselle refuse de boire une goutte d'alcool ? Pourtant, vous n'êtes, à ce que je sache, pas en service » Je rigole et termine mon verre, provocateur, insolent, comme bon vous semble « Finalement t'es bien plus sage que je le pensais. C'est pas rigolo » Je hausse un sourcil la regardant du coin de l'oeil puis je me redresse à sa question et m'étire. Pourquoi je suis allé en taule. A cause du débile de frère d'Helena. Abruti de première. « Un connard qui m'a provoqué. Je l'ai envoyé à l'hosto entre vie et mort et puis voilà. Prison. Ce fut sympathique » Répondis-je d'une voix neutre, presque froide. J'en ai pas honte de ses parties de ma vie, non, c'est ce que je suis maintenant même si ça me fait du mal que ça me tord de partout d'être moi. Je m'assume, dans les grandes lignes en tout cas. « Parfois, je me dis que j'aimerai bien qu'on soit resté ces gosses qui couraient dans les champs, qui posaient des pièges pour les lapins et qui allaient pécher. Pas toi? C'est triste de devoir grandir. » Je soupire et joue avec mon verre vide. L'alcool commence à s'emparer de moi, de sa douce flamme, à embrumer mon esprit légèrement, je commence à flotter. « C'est certes triste mais une étape hélas inévitable. Il faut faire avec, malheureusement » Je hausse les épaules tel un fataliste face aux faits accomplis car après tout c'est ce qui se passe. Nous n'avons aucune maîtrise sur notre vie et les illusions qui ont découlent. Puis je chasse ces idées de ma tête et me tourne vers elle à moitié « Bon alors, qu'est ce que j'ai raté pendant mon absence, des trucs bien marquant ? Faut qu'on m'update là. J'ai vu Jenny hier, main dans la main avec Patricia. Le choc. Y'a d'autres trucs auquel je dois me préparer ? » Jenny et Patricia m'intéressent pas plus que ça mais je fais la conversation. Cette ville, je m'en contre fiche complètement même si d'un côté, je sais bien que je mens. Mais il faut bien meubler, je n'ai aucune envie de parler de moi encore moins de Ryan. Et elle, si elle veut me parler d'elle, je suis tout ouïe, je crois que ça me plairait d'entendre parler d'elle mais je ne serais le genre à engager la conversation dans ce sens. Je préfère quand les gens parlent d'eux-même de leurs histoire, de leurs vies. Moi, je le vois comme une agression, perso. Donc voilà. Le verre, je le lève à l'intention du barmaid. Encore un Maetro et viva la gueule de bois pour demain. Les jours ont tendance à tous se ressembler depuis que je suis à Wellington. Qui sait ? peut-être que demain sera un lever différent.

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Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur, tu connais pas
Perdu dans les soirées, seule au milieu des loups,tu t'enfonces
Au bord des précipices, tu cherches les réponses aux abîmes de feu
De la cime tes yeux, à mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
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Johéline McBride

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyJeu 23 Juin 2011 - 3:05

Tous les deux se rattachaient à une enfance qui pour eux, avait été synonyme de bonheur et d'insouciance. Johéline avait grandi. Elle était devenue une adulte, mais un peu trop vite à son goût. Elle ne regrettait pas sa vie actuelle, elle aimait ce qu'elle était devenue. Cependant, parfois, elle se disait que cette partie de sa vie lui manquait terriblement, tout comme son frère pouvait lui manquait. C'était idiot de s'attacher à ces souvenirs d'enfant. Elle avait vingt et un an, elle devait aller de l'avant non? D'ailleurs, elle le faisait. Elle avait réussi à oublier certains démons de son passé. Mais le passé, c'était aussi là qu'elle avait pû être heureuse avec son frère. Un frère mort trop tôt, un frère malgré le temps, qui lui manquait chaque jour. C'est peut-être pour cette raison qu'elle avait envie de se raccroché un peu à cette partie de sa vie. Et puis, elle se disait qu'Aedan aussi avait peut-être besoin, ou juste envie de se rappeler cette partie de sa vie. Après tout, il avait été le meilleur ami de son frère, le garçon qu'il considérait comme son frère, un compagnon de tous les jours. Il ne pouvait donc pas l'avoir oublier, il ne pouvait pas avoir chasser Ryan de ses pensées. Comme elle même, en était strictement incapable. Peut-être que c'était égoïste de sa part. Mais ce qu'elle voulait seulement, ou ce qu'elle espérait tout simplement, c'est que son frère avait compté dans la vie de quelqu'un, dans les vies autre que celles de ses sœurs, de ses parents. Parce qu'il avait été un garçon formidable, avec le cœur sur la main et que personne ne devait l'oublier. Ryan McBride aurait dû avoir une vie lui aussi. Au lieu de cela son corps de petit garçon de huit ans reposait dans un cercueil au fond d'un trou de terre...Johéline s'était demandée souvent ce qu'il aurait fait de sa vie. Peut-être qu'il aurait été flic (il y avait de grandes chances), peut-être pilote d'avion, ou encore hockeyeur professionnel. Peut-être qu'il se serait marié, qu'il aurait eu des enfants. Jo' aurait été une super tata... Elle qui adorait les gosses. Elle baissa ses yeux bleus sur son verre qu'elle avait déjà quasiment fini. Puis elle reporta son regard sur Aedan qui venait de reprendre la parole. Elle l'observa, esquissant un sourire. Puis à ces paroles suivantes sur l'alcool, elle regarda son verre. Oui c'est sûr que vu sur ce plan...Mais Johéline savait très bien se laisser aller un peu quand elle le voulait. Elle haussa un peu les épaules, amusée. « Qu'est-ce que tu en sais que je suis sage? » Elle planta ses yeux bleus dans ceux du garçon. « Je sais très bien m'amuser quand je veux. » Après tout, elle habitait à quelques mètres d'ici...Elle n'était pas obligé de reprendre le volant. Puis la conversation vira et Aedan lui expliqua, dans les grandes lignes, comment il s'était retrouvé en taule. Elle l'observa. Coups et blessures? Cela avait du être quand même violent sinon il n'aurait pas fait de la prison. Elle finit par sourire à nouveau, non pas pour se moquer de lui, plutôt pour ne plus parler de choses trop importantes ou désagréables. « Et bien toi...faut pas te chercher alors. » Elle tira légèrement la langue. Même si elle se disait intérieurement que rien n'était plus désagréable que la prison, et que c'était loin d'être sympathique. La policière avala le reste de son verre puis aux question d'Aedan, elle se mit à rire. Jenny et Patricia, c'était un cas. « Et bien, en fait, elles sont ensemble depuis quoi...quatre ou cinq ans. Pour les autres news, humm...le vieux Charlie, qui tenait l'épicerie a prit sa retraite, c'est son fils qui tient la boutique, la mère de Julia a enfin épousé Ted, le terrain où l'on faisait du vélo a été transformer en bureaux... » Oui, les choses avaient changé depuis qu'il était parti. Et elle pourrait passer la soirée à tout raconter s'il le voulait vraiment. Mais Johéline savait qu'il posait cette question par pure politesse. Il était parti depuis un bail et ce que les gens faisaient ici, ne devait plus vraiment l'intéresser. Elle le vit ensuite commander un nouveau verre. Il avait la descente facile. Cela la fit sourire et elle ajouta, à l'adresse du serveur: « Jvais prendre la même chose ». Elle jeta un oeil à Aedan et lui dit, un sourire en coin: « Quoi? » Elle sourit puis elle reprit la parole. Ils discutèrent un bon moment, d'un peu tout et surtout d'eux, de la vie à Wellington, de ce qu'Aedan avait fait depuis qu'il était de retour. A la fin de la soirée, quand le bar ferma, Aedan était assez bien éméché. Il avait bu ces verres d'alcool comme du petit lait. Jo avait bu beaucoup moins, mais l'alcool, elle ne supportait pas trop. Ils se retrouvèrent dehors, sur le trottoir. Jo' tenait Aedan par le bras. « Alors? Tu acceptes? Je peux pas conduire...Allez viens. » Elle le poussa par le bras malgré les paroles marmonnaient par le garçon. Et bientôt tous deux se retrouvèrent chez la jeune policière. Jo' referma la porte derrière elle. Elle retira sa veste et ses ballerines, marchant pieds nus. « Si mon père sait que j'ai ramené un ex-taulard chez moi, il me tue. » Elle sourit: « Mais j'm'en fiche. » Elle alluma les lumières du salon. Elle avait la tête qui tournait. Elle jeta un œil à Aedan qui tanguait. Elle le rattrapa par le bras. « Fais attention à pas tout casser... » Elle garda sa main sur son bras.

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Aedan Z. Wooley

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyLun 4 Juil 2011 - 16:53

La plupart du temps, j'aime fermer les yeux. Quand je fume une clope, quand je suis seul, quand je suis au milieu de personnes qui ne me touchent pas tant que ça. Juste fermer les yeux. D'autres voient en ce geste, une façon d'apprécier le moment présent, d'autres pensent que je suis taré, d'autres y voient une façon de les ignorer. Sauf que de façon générale, ça n'a rien à voir avec toutes ces raisons cités. C'est juste que parfois, j'aime m'isoler, fermer les yeux et oublier où je suis un instant, une sorte de coupure, de pause momentanée. C'est juste que parfois je suis fatigué des autres, d'être entouré mais quoique l'on fasse, y'a toujours les autres qui te rappellent. Alors j'effectue un genre d'écran protecteur afin que rien ne s'immiscine en moi, rien. Au fond, je ne suis pas certain que vivre en ermite serait forcément la bonne solution. Enfin je pense, enfin je crois. J'ai passé ma vie à garder les yeux secs et à continuer d'avancer à contre-courant mais malgré que je prône une vie de solitaire, je ne pense pas que vivre seul serait une bonne solution. Parfois, les autres sont une source de distraction pour penser à autres chose, oublier certaines choses du passés, certaines images, certains mots, certains visages. Tout est question d'oublier et d'exorciser mais je n'ai pas le mode d'emploi. Hélas. Je me demande encore ce que je suis revenu faire ici, je devrais quitter cette ville et partir mais au fond, je ne sais pas pourquoi ni d'où ce sentiment vient, j'en ai pas envie. Comme si quelque chose me retenait ici. Est-ce parce que je sens que des réponses à mes questions peuvent être ici ? Est ce que quelque part, même si je ne le ressens pas comme tel, je suis chez moi ici. Après tout, c'est ici qu'a débuté ma vie, que j'y ai vécu mes meilleurs souvenir, bien mieux qu'à Los Angeles où tout n'était que perdition. Je hausse les épaules face à sa phrase, je reviens sur terre, je reviens dans ce bar.

« J'en sais rien mais je dis juste ce que je vois et ce que j'en déduis. Ah oui ? Hâte de voir ça ... enfin si toute fois c'est vrai » Je dis avec de la malice dans les yeux, toujours aussi défiant. Un rire s'échappe de ma gorge alors qu'elle me tire la langue après avoir insinuer que j'étais le genre de personne à ne pas chercher. En faisant cela, elle me replonge dans notre enfance quand elle avait ce genre de mimique, d'un coup, l'image de la policière que j'avais encore en mémoire s'estompe de lui-même, laissant place à Johéline, la personne même en face de moi. Je l'écoute me parler de ce que j'ai raté ici durant mon absence, j'écoute d'une oreille c'est vrai et c'est limite si je ne saute pas sur le barmaid quand celui-ci apparaît enfin. Je commande un autre verre quand Miss McBride vient me surprendre en commandant la même chose, ah oui ? Amusant. On verra bien ce que ça donne une McBride qui se lâche et s'amuse. Je lui dégaine un sourire amusé, après tout, elle est tombée pied joints dans mes provocations. Alors qu'elle me demande la raison de mon sourire, je lève les bras comme un innocent qui se clame blanc comme neige « Rien du tout Mademoiselle McBride. Buvez donc votre verre » Et avec un regard amusé, je l'observe avaler le liquide brunâtre du Whisky avant de faire pareil. Ce n'était que le premier verre d'une longue série. Au bout de quelque heures et malgré mon endurance à enfiler des verres de cette façon, j'étais, faut bien le dire, totalement pété, presque euphorique. Le barmaid, sympa, nous a gentiment éconduit à l'extérieur. Je titubais un peu aidé de Line qui elle, ne marchait pas aussi mieux que moi. Si je nous avais croisé, je crois que j'aurais ris. Deux paumés à tituber sur les trottoirs, Line accrochée à mon bras. Elle me disait des trucs mais moi j'écoutais à peine, la tête dans le brouillard. Finalement, on grimpe dans un immeuble que je connais pas, que je reconnais pas. On pénètre un appartement et moi, je sais pas trop où je suis mais je la suis, j'ai envie de dormir. J'ouvre complètement les yeux quand elle allume la lumière, on est dans un appartement sûrement le sien

« Ahahaha. McBride se rebelle donc. Il vaut mieux tard que jamais comme on dit. » Le sol bouge drôlement et je tangue un moment donné mais Line me rattrape par le bras, je me marre un moment, pas glorieux je sais bien. « Ouais. Ouais. T'inquiète pas. Je crois qu'une bonne nuit de sommeil serait de rigueur » Puis j'ai aucun souvenir, c'est un peu le trou noir. Quand je reprend enfin connaissance, je suis sur son sofa. Ma tête m'élance et mon dos aussi, son sofa est vraiment inconfortable. Je titube un moment à la fenêtre de son appartement. Je crève de chaud, rapidement, je me défais de mon T-shirt et pense à rentrer chez moi mais je constate que je ne suis pas en état de marcher jusqu'à chez moi. Je reconnais pas les alentours. Je ne me vois pas du tout dormir sur le sol ou son canapé. Tant pis. J'erre dans son appartement et constate qu'il ne contient qu'un chambre. Ah ? Bah tant pis, j'ai besoin de dormir, j'ai besoin de sommeil. Je pousse la porte doucement et m'approche du lit. Line est profondément endormi et son lit a l'air plutôt confortable, en tout cas, bien plus que son maudit sofa. Pas une, pas deux, je me glisse sous les draps tranquillement, comme si j'étais chez moi et m'étend en poussant un soupir d'aise. Ouais le lit est bien mieux. Si ça me dérange pas de squatter le lit de quelqu'un que je connais à peine ? Non pas le moindre du monde. Comme je le dis souvent, ce que je veux, je le fais. Partout où je suis, je suis le roi et je me sers. Et puis finalement, je sombre dans un demi-sommeil emporté par les volutes d'alcool.

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MessageSujet: Re: « Welcome they said, welcome to the floor » « Welcome they said, welcome to the floor » EmptyJeu 7 Juil 2011 - 2:36

Spoiler:
 


Ce qu'il faut savoir sur Jo', c'est qu'elle est devenue très introvertie avec ce qui s'est produit à l'Académie. Elle a perdu confiance en elle et aux autres. Elle évitait les gens à vrai dire, ou ne faisait que le minimum pour avoir un semblant de conversation. Avec son métier, elle était obligé d'aller vers les autres. Mais au fur et à mesure, elle s'est blindée envers les autres. Elle avait souvent une attitude blasée. Certains pensaient qu'elle était hautaine. Mais c'était faux. C'est juste qu'elle ne voulait pas être blessée à nouveau et qu'elle préférait de ce fait, garder ces distances. Et puis, elle se fichait de ce que les autres pouvaient dire. Elle n'avait jamais été influençable et cela n'allait pas commencer. Mais avec le temps, et depuis qu'elle avait rencontré Dirk, elle avait apprit à nouveau, malgré elle au début, à faire confiance aux autres et surtout aux mecs. Enfin, autant qu'avec Dirk, c'était impossible mais c'était toujours mieux qu'avant. Il arrivait que Jo a moins de mal avec certaines personnes. Et c'est ce qui se passait avec Aedan. Malgré le fait que cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas vu, la jeune femme se sentait bien à ses côtés. Peu importe la passé du garçon, peu importe sa nonchalance évidente, Aedan était une partie de son passé, une partie de son enfance heureuse et insouciante, le meilleur ami de Ryan et pour cela, elle voulait lui donner une place dans sa vie. Tant pis s'il la prenait pour une folle, tant pis si elle se faisait des désillusions, tant pis. Elle se disait que tout cela, en fin de compte, en valait la peine. Peu importe s'il la prenait pour une folle, une inconsciente. Johéline avait bien plus de fierté que cela pour être blessée par l'attitude du garçon. Et puis, elle le comprenait très bien. Elle comprenait qu'Aedan se sent un peu à part, et que ce passé était le passé, qu'il ne fallait plus y toucher. Mais pour Jo, ce garçon qu'elle avait connu, elle l'aimait toujours. Il avait beau dire qu'il avait grandi, que le temps était passé, qu'il avait changé, mais pour la policière, le petit garçon était encore là, quelque part, il fallait juste lui faire comprendre que sa place était ici, là, à Wellington, avec elle, avec des gens qui l'appréciaient.

Et puis, cela lui faisait peut-être du bien qu'il passe du temps avec des gens sans histoire. Qu'il puisse se rendre compte, que finalement une vie paisible n'était pas si désagréable. La jeune femme avait bien l'intention de lui montrer les bons côtés de la ville. Et cela commençait ce soir là, alors qu'ils étaient tous les deux accoudés au bar irlandais. Elle aimait cette ambiance, elle aimait la compagnie du garçon et puis, parler de souvenirs en commun était très agréable. Elle aimait cela. Elle laissait son boulot de côté et tout ce qui ne marchait pas correctement dans sa vie, enfin pas autant qu'elle le voudrait. Mais rien n'était parfait n'est-ce pas? Elle avait décidé de profiter de cette soirée. Et elle voulait aussi lui montrer qu'elle n'était plus une petite fille. Que la « princesse Line » avait grandi. Elle trinqua à quelques reprises avec le garçon. La soirée fut agréable, pleine de légèretés. Un peu trop même, vu qu'elle eu du mal à se tenir sur ses jambes. Cet alcool était traite. Et lui donnait un peu de mal à la tête. En temps normal, elle se serait dit qu'elle avait avoir une sacré gueule de bois le lendemain mais elle n'était même en état de penser à quoi que ce soit. Elle fut quand même consciente de cette incapacité, si bien qu'elle préféra rentrer chez elle, plutôt que de reprendre le volant. Tant pis pour Aedan, il pouvait toujours dormir chez elle. Elle avait un canapé assez large, enfin ce n'était pas un convertible, mais c'était mieux que rien. Ils se dirigèrent donc vers l'appartement de la jeune femme. Une fois entrés, Johéline laissa Aedan découvrir le salon alors qu'elle retirait ses ballerines, se mettant à l'aise. Oui elle se rebellait un peu. Elle en avait assez que les gens pensent qu'elle était une petite fille sage. Ce n'était pas le cas. Cela ne l'avait jamais été alors elle n'allait pas le devenir. La jeune policière demanda toutefois à son ami de faire attention où il mettait les pieds. Puis elle le laissa s'allonger sur le canapé. Elle même était fatiguée et elle avait mal au cœur. Elle voulait juste retrouver son lit et dormir. Elle lui souhaita une bonne nuit avant de se diriger dans sa salle de bain. Elle se déshabilla rapidement et fila sous la douche. Elle avait besoin de retrouver un peu d'esprit clair. Elle fit couler l'eau. Elle remonta ses cheveux en un gros chignon pour ne pas les mouiller puis elle glissa sous l'eau. Quelques minutes plus tard, elle était dans son lit, vétu d'une nuisette en coton blanc. Elle ne tarda pas ensuite à s'endormir. Elle ne se réveilla que le lendemain matin. Elle dormait sur le ventre, légèrement de coté. Elle sentait le soleil venir caresser sa peau alors qu'elle avait du mal à entrouvrir les yeux. Elle grimaça un peu, sentant un terrible mal de tête l'assaillir. En plus, elle se sentait trop à l'étroit avec le drap qui lui comprimait la poitrine. Elle tira d'ailleurs dessus mais un poids l'en empêchait. Elle soupira. « Dirk...tu prends tout le drap... » Elle garda les yeux fermés. Il n'y eu aucune réaction. Elle soupira, en se tournant, se mettant sur le dos. Elle ouvrit les yeux, observant le plafond. Elle avait l'impression d'avoir un marteau piqueur. Jo' avait peu de souvenirs de la soirée...Peut-être que cela allait revenir plus tard. En tout cas, elle n'avait pas envie de bouger. Elle se blotti contre son petit-ami. Enfin c'est ce qu'elle croyait. Elle passa sa main sur le bras de ce dernier, refermant doucement les yeux. Avant de les rouvrit subitement. Depuis quand Dirk était tatoué? Elle se redressa brusquement. La policière observa l'inconnu qui se réveillait. Inconnu, non c'était Aedan. Elle recula. « Mais qu'est-ce que tu fais dans mon lit?! » Non, ils n'avaient pas...non. Elle souleva rapidement le drap afin de s'assurer qu'elle avait toujours ses sous-vêtements. Ouf, c'était le cas. Elle le regarda, essayant de se souvenir de la soirée.

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