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Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know

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KATE AMBRE LAURENS ◊ Girl, you're amazing, just the way you are.

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MessageSujet: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 0:22

« Si tu gagnes, je te fais l'amour à l'arrière de Rolls de 1980. » Affirmais-je au type que je tenais par le bras, l'autre laissé libre pour qu'il puisse pousser ses jetons au centre de la table. Déchéance, passion, déception. J'étais comme, déconnectée de la réalité. Je ne comprenais plus, je ne comprenais pas. Étais-je encore entrain de rêver, de divaguer, de fantasmer ? Je fermais les yeux pour me rappeler du lieu dans lequel je me trouvais. Même sobre, le temps ne me paraissait pas plus réel. La vision claire, je distinguais parfaitement les contours du bar gigantesque, décidant d'abandonner l'étudiant richissime que j'avais accompagné. « Ramènes-moi un truc. » Me dit-il alors que je m'éloignais. « Si tu veux un truc, tu bouges ton propre cul et tu paies. Ah et merci pour la monnaie. » Je ne me retournais même pas et agitais un billet pour lui montrer l'argent que j'avais fauché dans sa veste, sans aucun scrupule. Le regard vide, sans vie, je commandais un cocktail que je n'avais jamais pris et le descendis rapidement sous l'œil ahuri du barman qui, amusé, me trouvais assez jolie ou 'bonne' pour m'en offrir un autre dans lequel je glissais de la cocaïne. De la pure. Je fermais les yeux un instant et avalais d'un trait. Je détestais ma vie. Ainsi était-ce cela, ce concept pur et simple de la balance. Ce crétin de Wyatt était enfin heureux et moi plus. J'attendais avec impatience le retournement de situation qui rétablirait la justice de mon côté. Impossible de me sortir cette fille de l'esprit. Elle et ses copains bizarres s'étaient introduis chez moi, chez ma tante pour voler quelque chose que je n'avais pas distingué mais qui devait avoir une grande valeur, assez pour ne pas qu'elle; elle : Evy, s'en occupe seule. Elle avait osé me voler la salope ! Néanmoins je ne distinguais plus la réalité de la non-réalité et je me demandais encore si je n'avais pas fini par rêver, avoir une hallucination à force de mélanger les substances. Qui sait. « Je vous l'offre, celui-là. » Dis-je au barman pour qu'il se serve un verre et que nous puissions trinquer ensemble. Il me gratifia d'un sourire écœurant et faussement gentleman, me laissant le soin de prendre la parole. « Aux plaisirs ! » M'exclamais-je avec mon regard d'allumeuse. Je décidais qu'il était temps pour moi de me laisser aller. Jessica avait couché avec moi avant de me larguer comme une malpropre, à mon tour de coucher et de jeter. Dieu que j'étais grossière ! Finalement, ça faisait du bien. Qu'auraient dit mes parents s'ils voyaient la femme que j'étais ? Pas grand chose puisqu'ils se contentaient de vieilles lettres redondantes aux formalités copiées collées sur les précédentes. Je suppose que c'est ce qu'une femme devient après avoir été abandonnée, bafouée et trahie... qu'ils aillent se faire foutre. On ne m'y reprendra plus. Dès lors, je me promettais de ne plus être aussi sensible et de faire un effort sur mon plus gros défaut : mon cœur d'artichaut.

Prise alors en plein dans mes résolutions et ma volonté infaillible de devenir une dure à cuire, je remarquais la silhouette magnifique d'une sylphide qui traversait la pièce avec fougue et élégance, une femme derrière laquelle on se retournait. Avançant sans me voir dans ma direction, mon sang se mit à bouillonner et ne fit qu'un tour. J'agrippais le type à côté de moi -un homme d'une trentaine d'années aux allures un peu macho, chaussures vernis style italiennes et col de chemise blanche remonté sur une chevelure courte et bouclée- et lui glissais rapidement et nerveusement. « Pitié, pitié, je ne veux pas qu'on me voit seule au bar, faites comme si vous étiez mon petit-ami ! » Lui dis-je, désespérée alors qu'ahuri, il me reluqua de haut en bas, s'attardant longuement sur ma poitrine. Alors que la silhouette sembla se rapprocher, je m'empressais d'embrasser le type aussi goulument que possible, néanmoins dérangée par une haleine fétide, mélange de vieux whisky et de charcuterie.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 3:58

Je traversais l'immense pièce, me faufilant entre les clients plus riches les un que les autres. C'était bien la première fois que je m'étais les pieds dans un tel endroit, mais je ne m'en sentais pas impressionnée pour autant. J'avais une facilité à m'adapter aux gens et aux endroits où je me trouvais. Néanmoins, j'étais exaspéré par tous ces bourges qui ne trouvaient rien d'autre à faire de leur soirée que d'essayer de s'enrichir encore. Passons. Je m'avançais près du bar, ayant laissé l'ami que j'accompagnais à ses jeux. Arrivée près du comptoir, je remarquais un couple qui échangeait un baisé. Je les ignoraient et commandait ma boisson. Ce n'est que lorsque je me tournais une seconde fois vers le couple que je la reconnu - « Ambre... » - Je ne m'étais pas attendue à tomber sur elle. Je détestais avoir à ressentir ce que je sentais lorsque je la voyais, car il m'était impossible de le nier et de me mentir à moi-même. J'avais passé plus d'un mois à l'écart d'Ambre. C'était ce qu'il y avait de mieux pour elle... et aussi pour moi. Je savais qu'il ne devait rien y avoir entre nous. Je n'étais pas vraiment préparé à avoir une relation trop sérieuse et Ambre méritait d'être bien traitée. Seulement, j'avais eu plus d'un mois pour me rendre compte que sa présence me manquait, ainsi que notre complicité et le goût de ses baisés. Il m'était donc impossible de nier l'évidence : Ambre n'était pas qu'une amie. J'étais perdue, mais de toute façon, je savais qu'il fallait refoulé tout ça pour son bien à elle. J'avais déjà fait assez de casse, j'avais même été jusqu'à appeler Damon pour qu'il l'illusionne, pour que son mal s'apaise et qu'elle oublie qu'elle m'aimait. Chose que je regrettais un peu plus chaque jours. J'avais permis à Damon d'utiliser son pouvoir sur elle, une idée qui me donnait envie de vomir. Comment avais-je pu faire cela ? Ce qui me frappait le plus, c'est que depuis la dernière fois que nous nous étions vues - depuis son anniversaire - son état ne semblait pas s'être amélioré. Je pouvais toujours lire dans ses yeux cette détresse, cette tristesse. Je ne comprenais pas. Pourquoi cet air sur son visage ? Elle ne semblait pas vraiment différente maintenant et avant l'intervention de Damon. Je me demandais alors ce qu'il avait vraiment fait. Je lançais un coup d'œil à l'homme à côté d'elle. Qui était t-il pour elle ? Une autre sensation vint me déranger : Une pointe de jalousie à l'idée qu'il soit avec elle - « Tu ne nous présente pas ? » - demandais-je à la jeune femme en esquissais finalement un sourire, la meilleure de mes parades. Je plongeais mon regard dans le sien. Je ne pouvais m’empêcher de penser que la vie est bien plus simple lorsqu'on ne ressent rien pour personne. Les sentiments, ça complique toujours tout. Je crois que c'est la complexité des relations qui m'effraie. En plus, il ne faut pas se faire d'illusions, un jour où l'autre, l'une des deux personnes en souffre forcément. Je sais de quoi je parle...

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 7:44

Et puis, alors que nous terminâmes notre baiser -avec dégoût pour ma part-, quelqu'un m'interpella, connaissant mon nom d'une voix que je reconnus et qui ne me laissait pas indifférente, qui plus est. « Ambre... » Je tournais mécaniquement ma tête vers la sienne et lui adressais un sourire aussi faux qu'hypocrite en exclamant : « Everleigh ! Quelle surprise... » Et puis son regard se déporta sur le type que j'avais embrassé et je compris qu'elle tentait de faire le rapport entre nous. Toujours aussi sourire, je me retournais vers celui-ci et dis, enjouée. « Suis-je bête, bien sûr ! Alors; Everleigh... » J'attendais qu'il se présente de lui-même et il lui fallut quelques secondes avant de comprendre la marche à suivre, verre à la main, il répondit m'adressant un regard complice : « Jeffrey, enchanté. » Malgré son haleine putride, sa voix chaude et grave me rassura, me donna l'impression d'un homme, un pur, un vrai. « Jeffrey est... » Je croisais son regard magnifique, elle avait de ses yeux... « ...mon petit-ami... », laissais-je échapper entre deux gorgées, évitant son regard bleuté. Et puis, je décidais de paraître indifférente à sa présence et de ne pas la questionner sur une quelconque personne qui l'accompagnait ni sur ce qui s'était passé dans sa vie depuis la dernière fois que nous nous étions vus, qu'elle m'avait volé. Ainsi, je tâchais de garder un visage impassible, à peine tourné dans sa direction, sentant les mains de Jeffrey glisser le long de mes cuisses, lentement mais sûrement en direction de mon intimité, fortement recouverte par des vêtements : ma robe. Une robe blanche dont les bordures finement argentées ornaient le vêtement de façon à lui donner une élégance sobre mais évidente. Mes cheveux étaient ondulés et attachés dans ma nuque dans une coiffure faussement négligée et tendance d'où pointait une petite rose rouge que mon premier compagnon de soirée m'avait offert. Je me forçais à ne pas la détailler mais, surtout à ne pas paraître intéressée pour paraître plus forte, pensant naïvement que ce comportement redorerait mon 'blason' et qu'il m'aiderait à me débarrasser de ma sensibilité. Je laissais le type me faire de l'œil et me caresser, à quoi bon ? Et puis, alors que je me tournais entièrement dans sa direction pour l'embrasser, frôlant ses lèvres, je sentis son corps se détacher du mien, une voix criarde nous indiquant ce qui se passait : « C'est elle la petite 'jeune' avec qui tu t'envoies en l'air ? » « Christie, qu'est-ce tu... » Elle semblait avoir la trentaine bien passée, une chevelure blonde décolorée et une frange lui couvrant le haut de ses yeux lui donnait un air de femme qui ne veut pas sortir de sa période adolescente. Elle portait une robe griffée et des bijoux très 'bling bling' un peu partout sur elle. Mais sur les hanches, elle me pointa alors du doigt. « Vous là ! Écoutez-moi bien, cet homme est mon mari, compris ? Il n'y a que les putes pour ne pas faire la différence entre un homme marié et un qui ne l'est pas. Un conseil : trouvez-vous un autre pigeon ! » « Christie, calmes-toi, voyons... » Répondit Jeffrey, gêné car elle haussait la voix, attirant doucement l'attention des passants les plus proches. Toutefois celui-ci ne parut ni en colère contre moi ni plus que ça énervé. Peut-être avait-il réellement une amante... « Je suis désolé... il faut qu'on arrête de se voir, j'aime ma femme et nous deux, c'était une erreur. » Dit-il réellement désolé. Je ne comprenais rien. Se servait-il de moi pour se couvrir de sa vraie amante ? « Quoi ? » « Tu as bien compris pétasse. Trouves-toi un mec de ton âge, salope. » Je paris sur les chapeaux de roues, descendant de ma chaise. « Répètes un peu ! » Je m'approchais d'elle, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre dans une tentative d'intimidation des plus classiques mais, souvent efficace. « Descends d'un cran ma petite, un peu de respect. C'est pas parce que t'as couché avec mon homme que tu te dois te prendre au sérieux. Je t'apprendrai qui fait la loi, ici. » On se serait crû dans un mauvais film et la femme bafouée montait sur ses grands chevaux. Elle aussi tentait de m'intimider mais, elle ignorait que j'avais chaque jour à devoir faire face à ce genre de situations mais, ce qu'elle ne pouvait se douter, c'est que je ne perdais jamais. « Ah ouais ? Et ben montres ce que tu sais faire mais, entre nous, passé la quarantaine, vaut mieux éviter, tu pourras épargner ta fausse burberry dans la foulée. » Dis-je dans un sourire alors que Jeffrey tentait de calmer les quelques personnes qui commençaient à agglutiner autour de nous. Visiblement je ne m'étais pas frottée à madame lambda. Elle devait connaître du monde ici, avoir de l'influence.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 8:55

La jeune femme passa alors aux présentations tandis-ce que j'essayais de garder le sourire lorsqu'elle prononça ces mots : « mon petit ami ». Je ressentis un pincement au coeur, mais n'en montrait rien. De toute évidence, l'illusion de Damon avait quand même fonctionnée. Il y'a un mois elle pleurait sa douleur, le coeur brisé, aujourd'hui, elle me présentait fièrement ce Jeffrey. Je l'observais un instant. A première vue il devait avoir la petite trentaine. Je me demandais où est-ce qu'Ambre avait pu trouver ce type - « Enchantée Jeffrey. » - dis-je par politesse, mais avec beaucoup d'hypocrisie. Je n'étais pas du tout enchantée de faire sa connaissance. Très vite j'eus l'impression de déranger, d'ailleurs le comportement d'Ambre et Jeffrey manquait de politesse. L'homme commença à la caresser et elle se laissait faire. Ce n'est pas tant les images qui me choquaient, vous savez, je travaille dans un bar alors des salopes qui se laissent peloter par des gros pervers, j'en vois souvent. Cependant, j'étais assez déçue par Ambre. Je ne l'imaginais pas comme ça. Après tout ce qu'elle m'avait dit et les conversations que nous avions eues, j'étais loin de la croire capable de ça. Je me demandais alors si ce comportement n'avait pas à voir avec l'illusion de Damon. Celui-là m'entendrait. Ambre me tournait le dos pour embrasser son copain, sans aucun gène. Il n'y avait pas grand-chose que je pouvais faire. Je n'allais pas rester ici à assister à cela. Je ne pris même pas la peine de leur signaler mon départ. Après tout qu'est-ce qu'ils en avaient à faire ? Ils étaient bien trop occupés pour faire attention à moi. Je déposais un billet sur le comptoir, finissait mon verre d'un trait avant de le relever. Il fallait que j'aie une conversation avec Damon. Que cela lui plaise où non. Je me fiche qu'il soit mon patron et le fondateur des cavaliers noirs. Je n'avais pas peur de le défier, vraiment pas. Qu'avait t-il fait de ma Ambre ? Une de ses pauvres salopes dépravées. Alors que je m'apprêtais à m'éloigner du bar, une voix féminine se fit entendre. Je jetais un coup d'oeil à cette femme dont l'identité ne resta pas mystérieuse bien longtemps. Parce que en plus le petit ami d'Ambre était un homme marié ? Où était la Ambre que j'avais connue ? L'avais-je fait disparaître avec mes manigances ? La femme trahie éleva le son de sa voix. La situation allait très vite tournée au vinaigre. Je comprenais les réactions de cette bourgeoise. Il aurait été possible que je fasse moi aussi un scandale à sa place... quoi que non. J'aurais agit plus intelligemment, sournoise comme je suis, j'aurais fait de la vie des deux traîtres un enfer, une douce torture. Oui, parce que en plus, je suis très rancunière. Cette Christie semblait être connue de tous ici, mais je n'aimais pas cet air supérieur qu'elle prenait et de la façon dont elle parlait à Ambre. J'avais beau comprendre la colère de cette femme, Ambre avait beau voir les torts, mes sentiments faisaient que je prendrais sa défense à elle. L'objet de la querelle s'occupait de calmer les curieux venus encerclés la scène, tandis-ce que je m'interposais entre les deux femmes. Je sentais la trentenaire très en colère. Son bras pris de l'élan, près a claqué le visage d'Ambre. Je l'arrêtais immédiatement, saisissant son bras avec fermeté. Je tournais le dos à ma blondinette et faisait face à Christie - « Je te le déconseille. » - dis-je d'une voix froide, lui lançant un regard menaçant. Je relâchais son bras et la fixait ainsi pendant quelques instants, sans rien dire. N'avait t-elle pas passer l'âge de vouloir se battre ? J'avais l'impression d'être retournée à l'époque du lycée quand les filles se mettent des claques et se tirent les cheveux pour un même garçon. Quelle connerie ! Cette altercation devait cesser, mais si elles ne se calmaient pas, je n'hésiterais pas à agir, malgré ma robe taupe et mes talons hauts qui compliquaient l'affaire. Je me tournais ensuite vers Ambre, plaçant mes mains sur ses épaules - « On s'en va Ambre. Tu viens avec moi. » - Ce n'était pas une demande et je n'attendais pas qu'elle me donne son avis. C'était un ordre et je ne lui donnais pas d'autre choix que de me suivre, la traînant avec moi à l'extérieur du casino. Je relâchais ma prise sur son bras arrivé à l'extérieur - « Un homme marié ? » - je ne pus m'empêcher de faire la remarque. Je la regardais, comme pour lui demander « mais qu'est-ce qui t'as pris. »

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 10:08

Prête à me battre, je me préparais à serrer les poings, un bon coup était bien plus utile qu'une vulgaire claque. La femme de Jeffrey semblait elle aussi se préparer 'au combat' préparant sa gifle, je me permis de sourire et de lever un sourcil. « Ah ouais ? Je t'attends ! » Exclamais-je en haussant le ton, sous les effets de l'alcool, sentant l'influence de la cocaïne me donner confiance en moi. Everleigh s'interposa alors entre nous deux, qu'est-ce qui lui prenait ? Pourquoi venait-elle me gâcher le plaisir de réduire en miette cette pauvre fille ? Et, alors que celle-ci levait la main pour me frapper dans un ultime avertissement, la barman l'arrêta dans son action avec une rapidité et une précision qui me laissa perplexe. Sous cet angle, elle me fit penser à un agent du f.b.i ou quelque chose du genre. Et puis elle déposa ses mains sur mes épaules pour m'inciter à partir, m'obligeant presque dans une gestuelle très protectrice. « Tu perds rien pour attendre ! » Dis-je en partant alors qu'elle m'insultait encore, se sentant ridicule de finir seule au beau milieu de passants qui s'étaient arrêtés. Nous arrivâmes alors dehors et ce fut à cet instant qu'elle me lâcha le bras. « Sérieusement, dehors ? On était pas obligées d'aller aussi loin... » « Un homme marié ? » Me répondit-elle en me regardant d'un air qui m'indiquait qu'elle me jugeait, du moins, je l'interprétais ainsi. « Oh je t'en prie, t'es assez mal placée pour me juger, tu vois. Pour qui te prends tu ? » Répondis-je, peu amène et vexée qu'elle me traite comme un enfant en m'emmenant dehors, se sentant obligée de m'emmener dehors pour m'éviter de me battre avec l'autre bonne femme. Je ne comprenais pas cet intérêt soudain pour ma personne. Nous étions certes amies mais... tout cela me perturbait. Je ne pouvais la regarder dans les yeux, la voir en face de moi et devoir me retenir de la gifler, de l'insulter et de lui hurler dessus, de lui demander; pourquoi ? comment ? Je n'y comprenais rien et les substances que j'avais ingurgité ne me laissait pas plus claire. Avais-je rêvé ? Oui. Sûrement. Nous n'avions donc pas couché ensemble mais, nous étions nous embrassées dans sa voiture sur la longue route de course automobile ? Ou était-ce une part de mon hallucination ? Étais-je schizophrène ? Plus le temps passait et plus cette conclusion me paraissait utile à exploiter. « Je ne savais pas qu'il était marié. » Confessais-je sans toutefois m'étendre sur le reste. Qu'elle croit que je couchais avec lui, que je l'aimais, qu'importe ! Rien n'avait plus d'importance, je n'avais rien, je n'étais rien et personne ne m'aimait. Personne ne m'appréciait à ma juste valeur, personne n'était capable de me voir telle que j'étais, de prendre soin de moi... parce que les hommes et femmes d'aujourd'hui ne veulent en aucun cas s'impliquer et surtout, considèrent qu'une personne ayant besoin qu'on prenne soin d'elle n'est qu'une vulgaire personne pathétique souhaitant retrouver l'absence de sécurité et d'amour paternel ou maternel dont elle souffre, chez son conjoint... Je croisais alors son regard et frissonnais sous le froid ambiant. « On peut rentrer maintenant ? » Demandais-je de mes grands yeux bleus clairs, me souvenant alors de souvenirs dont j'avais rêvé... sur lesquels j'avais fantasmé... j'avais si peur au fond. La schizophrénie était une partie intégrante de moi-même et je le savais... je devais en venir à cette conclusion. Je devais me rendre à l'évidence, je baissais donc la tête; victime du destin et maître de ma propre déchéance.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 10:51

« Oh je t'en prie, t'es assez mal placée pour me juger, tu vois. Pour qui te prends tu ? » - « Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? » - Demandais-je, ne comprenant pas bien ce qu'elle pouvait me reprocher. Etant donné qu'illusionnée, elle ne pouvait pas me reprocher de lui avoir brisé le cœur ou encore me parler de cette histoire avec Matt. N'est-ce pas ? Je réprimais un frisson. Je ne m'étais pas rendu compte qu'il faisait aussi froid que ça. Nous n'étions qu'en Avril, c'est vrai. Je fixais la jeune femme de mes prunelles bleues, attendant une réponse de sa part. Elle me répondit alors qu'elle ne savait pas que l'homme était marié. Je voulais bien la croire. Les hommes sont des menteurs, certains sont de beaux salops. Ils trahissent la femme et profitent de la maîtresse. Parfois, je me demande pourquoi c'est sur l'autre femme qu'on se venge. Il serait plus judicieux de s'allier pour le faire souffrir lui, sale type, goujat. Enfin bref - « On peut rentrer maintenant ? » - Je la vis frissonner à son tour. Nous serions mieux à l'intérieur du casino bien qu'il y ait trop de bruit - « Je ne te juges pas Ambre, seulement, je ne te reconnais pas. Je t'imaginais différente... » - Arrivée à l'intérieur, je m'arrêtais pour lui faire face J'étais assez proche d'elle pour remarquer qu'elle avait encore pris de la drogue. Quand s'arrêterait t-elle ? Jeremiah, elle... qu'est-ce qui leurs prenaient ? Je me perdis dans mes pensées un instant, évoquant Jer dans mon esprit. Je ne l'avais pas revu depuis qu'il était parti de chez moi après ce baiser. Ambre, Jeremiah tout s'embrouillait dans ma tête. Qu'est-ce que c'était que ce baisé et pourquoi ne l'avais je pas repoussé ? Pourquoi Ambre me faisait t-elle avoir des sentiments pour elle ? Elle avait pris sa place dans ma vie, dans mon esprit, dans mon cœur. J'accordais bien trop d'importance à ce qui pouvait lui arrivé. J'avais l'impression que ma tête allait finir par exploser. Je lançais un long soupire avant de reprendre la parole : « Tu devrais vraiment arrêter ça. » - lui demandais-je doucement.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Sam 16 Avr 2011 - 22:20

« Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? » « Laisse-tombé. » Répondis-je, préférant cette fois-ci éviter le conflit mais, surtout garder pour moi ce que j'avais découvert en allant passer la nuit chez ma tante. Devais-je lui dire ce qui s'était passé ? Elle m'inspirait du respect et parfois de la crainte, avais-je peur de ses représailles envers les voleurs -ma voleuse- ? Avais-je le bagage nécessaire pour régler ce problème à moi seule ? N'était-ce pas prétentieux de croire que je pouvais régler ce malentendu moi-même ? Au fond, j'espérais vraiment que cette histoire soit un véritable malentendu mais, mes yeux ne me mentaient pas -du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que tout s'emmêle dans mon esprit-, je les avais vus de mes yeux vus s'introduire chez ma tante et la voler. Quel genre de personnes étaient-ce pour oser faire une telle chose ? Avait-elle au moins du remord ? Oserait-elle me dire la vérité si je la confrontais aux faits ? Elle paraissait si forte, si confiante mais, sous ses airs pouvait se cacher de la faiblesse et dieu seul sait à quel point je désirais découvrir quelle était la faille dans l'équation, dans son équation. Fini la naïveté pathologique, je devais me reprendre et par me reprendre, j'entendais bien évidemment devenir ferme et insensible. Nul ne servait de mentir, j'avais la larme facile mais, je me promis à moi-même de m'endurcir et on ne peut briser une promesse faite à sois-même, n'est-ce pas ? « Je ne te juges pas Ambre, seulement, je ne te reconnais pas. Je t'imaginais différente... » Nous marchâmes alors de conserve dans la direction du casino, entrant sans nous dire mots et sans même nous regarder -du moins, pour ma part-. Ce qui m'insupportais c'était sa manie de me considérer comme un enfant non pas parce que je n'aimais pas qu'on s'intéresse à moi, qu'on tienne assez à moi pour prendre soin de moi mais, seulement dans la mesure ou elle n'était ni ma petite amie, ni ma meilleure amie, ni ma sœur ou ma mère. Et pour moi, ce comportement n'était pas justifié, il était même totalement injustifié. Toutefois, malgré mes hallucinations, je me rendis alors compte que j'avais bel et bien confondu la réalité et l'irréalité. En regardant ma barman, je la trouvais certes, magnifique et en tout point charmante tant au niveau de sa personnalité qu'au niveau de son physique ou de sa gestuelle mais, il n'y avait rien de plus. Mon attirance pour elle relavait du fantasme, d'un rêve, d'une lubie passagère... je me sentis alors mieux dans ma tête et mon corps, me rappelant que nous n'avions étés que des amies et que le reste était sans importance. « Tu devrais vraiment arrêter ça. » Me dit-elle, renonçant sûrement à me faire la morale, se contentant d'exprimer son désir le plus profond. En échange, je lui adressais l'un de mes plus beaux sourires, un léger sourire, doux, sincère et pour la première fois depuis longtemps; spontané et réel. Il n'y avait cependant rien à répondre à cela, promettre en étant sûr de ne pas y arriver ne servait rien et lui promettre serait faux, elle ne méritait pas que je lui fasse une telle promesse et je savais pertinemment que je ne pourrais jamais la tenir. Je jetais alors un regard autour de nous, inspectant les lieux et ne découvrais aucune trace de la femme mariée. Le champ était donc libre pour passer la fin de la soirée ensemble. Nous étions amies et c'est tout ce qui importait. Ainsi, les choses réglées dans mon esprit, je pouvais en toute quiétude m'approcher de son oreille pour murmurer : « Laissons nos amis respectifs se débrouiller seuls. Que dis-tu de passer la soirée avec moi, ici, à te faire servir au bar et non l'inverse et peut-être à jouer à quelques jeux ici ? » Je me souvenais dans mes hallucinations avoir eu de la difficulté à résister à l'appel de ses lèvres ou de son cou mais, découvris avec satisfaction que la tâche m'était aisée. Je ne fus tentée en rien par le fait de l'embrasser, de la toucher ou même de la caresser. Et, alors que je comptais l'entraîner en direction du bar, déjà bien enivrée par ce que j'avais consommé, un type m'arrêta dans mon élan, un verre à la main. « Bah, t'étais passée où ? » C'était le type de la fac, celui que j'avais accompagné au casino et auquel j'avais promis de lui faire l'amour dans sa Rolls s'il gagnait au jeu. Je me sentis gênée et regardais alternativement l'étudiant et la barman avant de m'exclamer : « J'ai retrouvé une copine... à vrai dire, je pense que je vais rentrer avec elle... » Je lui adressais un large -faux- sourire, empoignant par le bras Everleigh pour l'entraîner vers le bar. « Aucun commentaire. » Dis-je en serrant les dents.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Dim 17 Avr 2011 - 2:51

Laisse tombé ? Etait t-elle incapable de dire ne fond de sa pensée ? J'aurais aimé qu'elle me dise ce qu'il y avait, mais dans le fond ce n'était pas très important. J'avais des tas de choses à me reprocher, beaucoup plus qu'elle et certainement plus qu'elle l'imaginait. Ambre était loin de savoir qui j'étais réellement... heureusement pour elle. Je ne relevais pas et avançait jusqu'à l'intérieur du casino. J'y avais laissé l'ami que j'avais accompagné. L'endroit était tellement grand que je ne saurais vous dire où il était, sûrement à une table de jeux entrain de dépenser du fric qu'il n'avait pas forcément - « Laissons nos amis respectifs se débrouiller seuls. Que dis-tu de passer la soirée avec moi, ici, à te faire servir au bar et non l'inverse et peut-être à jouer à quelques jeux ici ? » - me murmura t-elle à l'oreille. N'était t-elle pas venue avec son amant ? Il me semblait peu probable qu'elle continue de passer la soirée avec lui après l'altercation avec la femme de ce dernier. Je fis mine de réfléchir quelques instants à sa proposition. La présence d'Ambre était une torture. Elle me rappelait les sentiments que j'avais pour elle et toutes les erreurs que j'avais faits, d'un autre côté, j'aimais être à ses côtés. Peut-être pourrais-je l'empêcher de faire des choses débiles du genre prendre encore de la drogue ? Pourquoi continuait t-elle à se détruire à ce point ? L'illusion était censée améliorer l'état d'Ambre. Résultat : Elle était encore pire qu'avant. Elle avait l'air moins fragile, mais je n'étais pas aveugle. Elle n'allait pas bien. Il y avait quelque chose - « Cette idée me plait. » - dis-je avec un sourire sincère. Nous avançâmes alors en direction du bar lorsqu'un type nous rattrapa, s'adressant à Ambre. Qui était t-il ? Celui-ci semblait être dans les âges d'Ambre, certainement un étudiant richissime. Je ne comprenais pas la situation. Je pensais qu'elle était venue avec le trentenaire, pourtant, la conversation avec le jeune homme semblait indiquer que c'était avec lui qu'elle était venue. Elle sortait avec lui aussi ? Je jetais un coup d'œil au deux jeunes gens, arrêtant mon regard sur la blondinette. La femme que je voyais était loin de celle que j'avais connue, de celle pour qui j'avais des sentiments. Cette fille, ce n'était pas Ambre, c'était le résultat d'une expérience ratée. Qu'avait t-il fait ? Qu'avais-je fait ? - « Aucun Commentaires. » - me dit t-elle après avoir attrapé mon bras pour m'entraîner jusqu'à bar. Je commandais un cocktail et me tournais vers Ambre - « Impossible, j'ai toujours des commentaires à faire. » - Dans l'esprit d'Ambre et si l'illusion de Damon avait fonctionné, elle devait me prendre pour une amie et penser qu'il ne c'était absolument rien passé entre nous. Amies... c'était si difficile de réaliser que je voulais plus que cela. Peut-être devais-je m'éloigner d'elle ? Cela ne l'empêcherait pas d'être dans mon esprit, mais j'avais comme un grand besoin de prendre l'air. D'être loin d'elle, de Jeremiah et de Wellington - « C'était qui ce type ? Je croyais que tu étais venue avec ton petit ami... » - J'attrapais le verre que le barman avait posé devant moi et bus quelques gorgées - « Qu’est-ce que tu deviens depuis… quand est-ce qu’on s’est vues pour la dernière fois ? Ça fait assez longtemps et j'ai été tellement occupée que j’ai l’esprit embrouillé. » - Je devais savoir où elle en était.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Dim 17 Avr 2011 - 8:50

« Impossible, j'ai toujours des commentaires à faire. » « Ma parole, t'es une vraie commère ! » Répondis-je, amusée, levant les yeux au ciel, découvrant avec joie qu'elle jouait le jeu, ne se retournant pas vers le type et m'accompagnant volontiers vers le bar. Me sentant plus légère, je me sentis plus heureuse également. Tout ce qui me revenait à l'esprit n'était qu'un rêve, qu'une hallucination à rallonge et je devais dès lors faire mon 'deuil' et passer à autre chose au lieu de fantasmer sur une hétérosexuelle. De plus, dire 'je t'aime' n'était vraiment pas mon genre, surtout depuis que mon ex-petite amie m'avait quittée sans aucune vergogne en m'abandonnant à mon triste sort d'une manière aussi peu conventionnelle. « C'était qui ce type ? Je croyais que tu étais venue avec ton petit ami... » « Je suis venue avec lui... », je croisais son regard, tout ceci n'avait aucune cohérence, « ...aussi. » Je laissais quelques secondes défiler avant de saisir à mon tour un verre sous l'œil attentif du barman qui devait sûrement redouter un autre scandale. « Qu’est-ce que tu deviens depuis… quand est-ce qu’on s’est vues pour la dernière fois ? Ça fait assez longtemps et j'ai été tellement occupée que j’ai l’esprit embrouillé. » Et moi donc ! Que lui dire ? Que lui répondre ? Quelle réponse conviendrait le mieux à la situation ? « Quand est-ce qu'on s'est vues pour la dernière fois... » En plus de faire mine de réfléchir, je me mis à réfléchir vraiment. Très, très bonne question... avais-je rêvé de cet après-midi sur le champ de course ? Et de cette soirée au Starlight ou nous étions embrassées dans les vestiaires ? Elle me posait une colle ! Je me contentais d'éviter son regard et de lui répondre : « Un bail, ça c'est clair ! » Je vidais de nouveau mon verre sous une œillade de mon cher barman avant de reporter mon attention sur la jeune femme, laissant le silence s'installer quelques secondes, puis exclamant la première chose que je trouvais à l'esprit pour éviter de laisser s'installer le blanc. « J'adore ta robe, tu sais. Tu t'es coupé les cheveux ? » Demandais-je, intriguée, les souvenirs se mélangeant dans mon esprit, ne me laissant que des bribes d'images de ses cheveux qui avaient repoussés ou non... Je ne me sentis alors plus très bien, les souvenirs, les éclats de rire, les paroles, les douleurs remontant à la surface, se mélangeant dans un capharnaüm invraisemblable de situations et d'évènements qui me parurent tous pour le moins incohérents. Passant une main sur ma tempe, j'attrapais rapidement un mal de crâne. « Excuses-moi, tu... tu m'accompagnerais aux toilettes ? » Demandais-je, me surprenant à demander sa compagnie pour quelque chose d'aussi futile qu'une virée aux toilettes, très excitant, n'est-ce pas ? Puis, je décidais de passer aux aveux, sur le billard en somme, préférant de loin jouer sur la carte de la sincérité en cet instant présent plutôt que de mentir à nouveau comme j'avais l'habitude de le faire depuis si longtemps. « Je dois t'avouer que... » Décidant tout de même que la galerie ne devait pas profiter de mes confidences, je me rapprochais d'elle sans aucune ambiguïté et découvrant qu'une telle proximité ne me dérangeait pas plus que ça en la compagnie d'une femme, je baissais d'un ton. « Je ne me sens pas très bien en ce moment, je suis un peu... déphasée... je crois que je ferais mieux de rentrer vivre chez ma tante, je... ne gère pas aussi bien que je croyais. » Confessais-je, ayant une folle envie de ne pas être dans un casino et qu'elle me serre dans ses bras, me rassurant...

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Dim 17 Avr 2011 - 12:00

J'avais du mal à la suivre, avec qui était t-elle venue, lequel des deux était réellement son petit copain. Je sirotais mon verre de cocktail, l'observant attentivement. Peut-être essayais-je de trouver quelque chose qui me rappellerait la Ambre que j'appréciais ? - « Quand est-ce qu'on s'est vues pour la dernière fois... » - La jeune femme réfléchissait. Elle ne s'en souvenait pas ? Damon avait effacé quoi très exactement ? Je regrettais de plus en plus de lui avoir fait confiance. De toute évidence, il n'avait pas fait ce que je lui avais vraiment demandé ou son pouvoir était défectueux. C'était débile de lui avoir demandé d'illusionner Ambre. Comme si cela allait arranger les choses. J'avais choisi la mauvaise solution, j'en étais consciente. Il était tout aussi stupide de faire confiance à Damon Humphrey. Ce n'est pas un homme à qui l'ont peut se fier. Cet homme pense bien plus à lui-même et à ses propres intérêts qu'au reste. Un silence s'installa entre nous, mais Ambre s'occupait de le rompre rapidement - « J'adore ta robe, tu sais. Tu t'es coupé les cheveux ? » - « Merci. » - répondis-je simplement. Une robe qui n'avait rien celles de marque que portais Ambre et toutes les femmes de cette soirée. Il n'était pas dans mes moyens de dépenser autant d'argent dans un bout de tissu. J'avais donc eu cette robe dans une petite boutique où les prix étaient abordables. Après tout, pas besoin d'avoir de la marque et de se ruiner pour avoir de l'allure n'est-ce pas ? Cette m'allait plutôt bien. Cependant, je ne savais pas si Ambre m'avait fait la remarque parce qu'elle le pensait où parce qu'elle voulait combler les blancs de notre conversation - « Oui, J'avais envie de changer de tête. » - Elle me demanda de l'accompagner jusqu'aux toilettes. C'est vraiment un truc de filles ça. Je me demande parfois pourquoi on se croit obligées d'y aller en groupe. Ce n'est pas comme si il s'agissait d'une escapade fantastique. J'espérais que la jeune femme n'envisage pas de se faire un rail dans les toilettes, après tout elle ne me demanderait pas de venir avec elle si c'était le cas. Elle me tira de mes pensées lorsqu'elle s'approchait de moi, une proximité qui était loin d'être déplaisante - « Je ne me sens pas très bien en ce moment, je suis un peu... déphasée... je crois que je ferais mieux de rentrer vivre chez ma tante, je... ne gère pas aussi bien que je croyais. » - dit t-elle à voix basse, semblant se confesser à moi. Que pouvais-je répondre à cela ? L'idée qu'elle rentre chez sa tante était peut-être préférable. Ambre ne serait pas livrée à elle-même vingt quatre heures sur vingt quatre. Ce n'était pas une enfant, je ne veux pas dire par là qu'elle était incapable de s'assumer, mais il n'était pas bon qu'elle s'enferme seule avec ses délires et sa drogue. Comment tournerait t-elle ? Elle avait déjà tant changé. Je me devais de garder un œil sur elle. Instinctivement, je posais une main sur la sienne, me voulant rassurante. Je murmurais à mon tour - « Ne t'en fais pas. » - J'avais déjà dit ça et le résultat était encore plus désastreux - « Tu veux m'en dire davantage ? » - Je ne comptais pas la forcer à me parler, mais je voulais réparer ce que j'avais fais à son esprit - « Tu peux me faire confiance. Je le vois que tu ne te sens pas bien et... si je peux t'aider, je le ferais, même si c'est simplement t'écouter. C'est parfois libérateur d'être simplement entendue. » - Je regardais rapidement autour de moi avant de reprendre : « Tu veux qu'on aille dans un endroit plus tranquille ? »

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Mar 19 Avr 2011 - 9:16

« Oui, J'avais envie de changer de tête. » Me répondit-elle, le plus simplement du monde. Nul ne pouvait ignorer que cette coupe lui allait à merveille, bien que je regrettais cependant la longueur que j'avais tant aimé, rendant la jeune femme encore plus fougueuse qu'elle ne l'était, du moins que je ne me l'étais imaginée dans mes hallucinations. Je ne distinguais plus la réalité du rêve et cette limite floue me perturba, je me contentais de répondre, sans y accorder vraiment de l'importance : « Ça te vas bien. » « Ne t'en fais pas. » Me répondit-elle, paraissant sûr que tous mes problèmes s'arrangeraient avec le temps, répondant sûrement la première chose rassurante qui lui était passé par la tête. Néanmoins, je trouvais sa phrase de loin meilleure à un quelconque manque de tact ou la personne se serait contentée de laisser le silence s'installer, rendant la situation encore plus gênante qu'elle ne l'était. « Tu veux m'en dire davantage ? » Tu es bouchée ou tu le fais exprès ? Je ne veux pas en parler, t'en parler, je ne suis plus cette étudiante faible que tu as connu ou que tu n'as pas connu, je ne sais pas, je ne sais plus, laisse moi être qui je veux ! Qu'est-ce que tu ne piges pas dans ce concept ? « Tu peux me faire confiance. Je le vois que tu ne te sens pas bien et... si je peux t'aider, je le ferais, même si c'est simplement t'écouter. C'est parfois libérateur d'être simplement entendue. » Pourquoi faut-il que tu sois si compréhensive, à mon écoute et aussi intéressée quant à ma petite personne ? Fais-tu exprès de rendre les choses si difficiles ? Bon sang ! Arrêtes-ça ! Ras-le-bol. Ambre, ne rends pas les armes, tu es sur le bon chemin, tu es forte, grande et mature, tu es au delà de ça. Moi et ma crétine de sensibilité... qu'elle aille se faire voir, qu'elle rentre chez elle ! « Tu veux qu'on aille dans un endroit plus tranquille ? » Ajouta t-elle en regardant autour de nous, de façon à s'assurer qu'aucune oreille indiscrète ne traîne dans les parages. Pourquoi s'intéressait-elle à moi de la sorte ? Qu'avait-elle à faire qu'on nous entende ? Peut-être me trompais-je, peut-être voulait-elle tout bonnement ne pas être vue en ma compagnie... je trouvais l'idée stupide. Je répondis alors. « Oui, aux toilettes. J'ai besoin de me rafraîchir. » Comprends-tu ? J'eus l'impression qu'elle ne m'y accompagnerait jamais, et puis, pourquoi voulais-je être suivie ? N'étais-je, justement pas indépendante ? Peut-importe, les toilettes n'étaient pas anodines. Souvent le lieu de rencontre entre filles, sujettes à des réunions féminines, centre de rumeurs et lieu ou se créer la critique, rares étaient les femmes qui s'y rendaient seules à moins d'aller vraiment aux toilettes. Au fond et même si je ne voulais pas l'admettre, mon désir d'avoir une vie sociale me mangeait, littéralement, rien qu'imaginer y aller seule m'angoissait soudainement. Et si on pensait que j'étais venue seule, sans amis, sans petit-ami, penserait-on alors que je n'étais là que pour me trouver une proie ? Un pigeon ? Me traiterait-on de femme facile et intéressée ? « Tu viens ? » Demandais-je sans accorder réellement d'importance à sa réponse alors que je pliais en deux sous les sensations désagréables de l'alcool. J'eus alors, mal au ventre, mal au crâne, vivais au ralenti et fus alors fortement dérangée par les éclats de voix et les lumières aveuglantes de la pièce. L'envie de rendre était plus forte que moi et je savais que je ne pourrais me retenir plus longtemps. Ainsi, abandonnant Everleigh et ma peur de paraître seule, je me dirigeais d'un pas pressé vers les toilettes pour ferme, tentant malgré le sol qui se dérobait sous la sensation d'un sol mou, de rester digne jusqu'à l'entrée du lieu ou je me permis alors de me jeter dans une cabine ou je m'effondrais sur le sol, tête baissée sur la cuvette. Le mélange de la cocaïne et de l'alcool avait été mal calculé, la dose d'alcool trop exagérée et je me tenais le ventre, comme pour m'assurer que mes organes resteraient en place. « Aie. » Mes pulsations cardiaques s'accélèrent alors en me picotant la poitrine, doucement mais, sûrement, la douleur me dérangeant de plus en plus. Oh oh. Pourquoi ! Sur-consommation ? Je ne voulais pas y croire ! Je n'avais pas versé grand chose dans le verre pourtant ! Tête posée négligemment sur la cuvette, je fermais les yeux, tentant de reprendre mon souffle, entendant des pas se rapprocher. Quelle cruche ! Pourquoi n'avais-je pas fermé la porte ? Ignorant s'il s'agissait de la barman ou non, je trouvais rapidement une excuse à servir à toute personne qui me verrait, quelque chose de simple qui ferait que personne ne s'inquiéterait, ayant l'habitude. « Tout va bien, j'ai juste un peu forcé sur la boisson. » Je me forçais à émettre un léger rire, sentant une nouvelle fois ces picotements alternés de nausées. Je comptais jusqu'à cinq, courage Ambre !

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Mer 20 Avr 2011 - 2:42

J'esquissais un sourire lorsqu'elle me complimenta sur ma coiffure. Certains disaient que je faisais plus femme avec cette coupe. Regardant Ambre, je prenais conscience que jamais je n'aurais dû entrer dans sa vie. La jeune femme aurait sans doute été bien mieux sans moi. Je la regardais et ne pouvais m'empêcher de me dire à moi-même : Vois-tu ce que tu as fais ? Si elle est si déphasée, si elle ne se sent pas bien, tu en es en partie la cause. Cette lueur dans ses yeux, c'est toi qui l'as éteinte. J'avais probablement détruit Ambre à la minute où je l'avais laissé s'approcher de moi, où cette complicité s'était installée. J'étais à ce moment précis la personne que je détestais le plus sur cette terre - « Oui, aux toilettes. J'ai besoin de me rafraîchir. » - me répondit t-elle avant de me demander si je venais. Je la vis se tordre de douleur, m'inquiétant immédiatement de son état. Elle avait sans doute trop ingurgité d'alcool et ce n'était pas vraiment à mélanger avec la drogue qu'elle avait sûrement aussi consommée. Elle se leva la première pour rejoindre les toilettes des femmes. Je me décidais à la suivre, hors de question que je la laisse toute seule, alors qu'elle ne se sentait pas bien. Lorsque j'arrivais dans les toilettes, je remarquais Ambre au sol, la tête posée sur la cuvette. La jeune femme avait dû entendre mes pas, car je n'eus rien le temps de dire, qu'elle me répondait déjà : « Tout va bien, j'ai juste un peu forcé sur la boisson. » - Je jetais un œil autour de moi, nous semblions être les seules dans les toilettes - « Cesse de mentir. » - Elle n'allait pas me faire croire qu'elle allait bien. Je m'avançais légèrement vers elle - « Qu'est-ce que tu as mélangé ce soir ? Pas seulement de la boisson, je suppose... » - En fait, j'en étais certaine. J'arrivais derrière elle, ne sachant pas très bien comment je pouvais arranger cela. Je ne pouvais pas y faire grand-chose, à vrai dire. Je posais une main sur elle, caressant son épaule doucement - « Ça va aller. Respire doucement. » - Il fallait que tout ce qu'elle avait pris sorte de son corps. Cela irait mieux ensuite, mais je la ramènerais chez elle.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Dim 24 Avr 2011 - 9:26

« Cesse de mentir. » Me répondit une voix, m'affirmant qu'il s'agissait bien de la bonne personne. A quoi bon répondre, elle avait raison; je mentais. « Qu'est-ce que tu as mélangé ce soir ? Pas seulement de la boisson, je suppose... » Ajouta t-elle, sans toutefois me donner l'impression qu'elle me jugeait. Sa voix bienveillante me rassura un instant, me donnant un instant la sécurité dont j'avais besoin. Puis, je sentis alors une remontée acide qui me transperça le cœur, remontant dans mon œsophage avec peu de délicatesse. La sentant s'approcher, je réalisais toutefois que sa main s'était posée sur mon épaule, tentant de me rassurer à grand renfort de 'ça va aller' et de 'respire doucement'. Elle était barman, après tout, avait-elle l'habitude ? Je pouvais rendre l'alcool mais, la cocaïne était déjà dans mon sang, faisant déjà effet sur mon système nerveux. Dangereusement approchée du surdosage, je dû avouer à moi-même que j'avais abusé, une nouvelle-fois et que les conséquences s'avéraient terribles : perte de conscience, difficulté à différencier la réalité du rêve -que je mettais sur le compte de la schizophrénie, insomnies, tremblements... J'avais beau me comporter et réagir en princesse 'pourrie-gâtée' la plupart du temps mais ce soir, je ne rechignais pas à me reposer sur la cuvette, fermant les yeux pour éviter d'imaginer les saletés et les restes de défections sur mon visage. Néanmoins les toilettes du casino étaient étonnement propres, propreté dont on s'attend dans des lieux de ce luxe, dans les lieux que je côtoyais avec ma tante. Et puis, alors que je m'apprêtais à me passer de l'eau sur le visage, une remontée acide me prit de court, me secouant d'un spasme soudain avant de pencher rapidement la tête par réflexe au dessus de la cuvette, rendant alors une première remontée d'alcool. Rendre me brûlait la gorge mais, entraîna une seconde et une troisième remontée qui vinrent rejoindre la première au fond des toilettes. Malgré le dégoût ressenti lors de mes vomissements, nul ne pouvait nier que je me sentais mieux, beaucoup mieux et sûrement plus d'aplomb à traverser de nouveau la grande salle pour retourner chez moi. Passant une main sur mes lèvres pour m'essuyer, je tentais de me relever avec dignité avant d'actionner les robinets pour me laver les mains, les joues mais aussi rincer ma bouche qui empestait non seulement l'alcool mais aussi le vomi. Je me rinçais les doigts sans penser une seule seconde au gaspillage et utilisais un torrent d'eau, accompagné d'une tonne de produits. Je détestais l'idée d'avoir une mauvaise hygiène mais, les soirées trop arrosées me poussaient dans cette direction. Je n'eus qu'une envie; rentrer me doucher et me coucher. Je redressais mes cheveux dont quelques mèches étaient retombées de mon chignon, reposant négligemment le long de mes joues. « Ça va mieux, c'était violent ! », commentais-je dans un sourire amusé, plus amusée à vrai dire que choquée; j'avais l'habitude. Mes chaussures me faisaient déjà mal et je m'approchais d'elle pour lui dire. « Tu me ramènes ? », sans aucune gêne, lui faisant un sourire charmeur dont je savais les effets. Débarrassée de l'alcool -enfin- et désormais clair envers moi-même (par rapport à la jeune femme), je me décidais à l'inviter passer une soirée avec moi, sûr qu'elle préfèrerait venir avec moi qu'avec l'ami(e) qu'elle avait accompagné(e). « Je t'invite chez moi, si tu veux. A boire un verre. Je plaisante. » Dis-je en la fixant du regard, l'entraînant par la main, marchant de manière moins bancale mais, assez lente afin de laisser le temps à mon corps de se rétablir à mon foie de faire le travail qu'il lui restait avec ce qui restait mon estomac. « T'as un chewing-gum ? » Demandais-je soudainement, avançant ma main devant mes lèvres pour sentir mon haleine que je ne trouvais pas particulièrement dégoûtante ni repoussante mais pas forcément attirante. « En plus j'ai des trucs à te raconter, des trucs des filles. » Laissais-je sous entendre afin de lui montrer que je n'allais non pas lui parler de chiffons mais, d'histoires de cœurs, laissant probablement présumer qu'il s'agissait de garçons. Rêves mis à part, Everleigh ignorait ma bisexualité et je décidais de sortir du placard, la cocaïne stimulant ma confiance en moi. « En fait, j'ai quelque chose à te dire que je n'ai jamais dis à personne... si tu veux savoir, suis-moi. » Dis-je, charmeuse en lui lançant un regard de séductrice, oubliant les vomissements et en prenant soin de ne pas regarder en arrière, me pressant pour arriver la première sur le parking. Première notion à savoir en matière de séduction : prendre les commandes, ne pas laisser à l'autre le loisir de penser qu'il a le choix, que c'est maintenant ou jamais. J'étais très forte dans la séduction, dans le charme... mais dès qu'il s'agissait de passer 'à la casserole', il n'y avait plus personne... je me servais d'excuses, encore et encore... jusqu'à céder à Jessica puisque j'avais imaginé ma première fois avec une femme avec laquelle je n'avais jamais couché.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Lun 25 Avr 2011 - 4:34

Bien sûr que j'étais habituée à ce genre de scènes. J'avais moi-même déjà pris des « cuites » étant plus jeune. Cela dit, je n'avais jamais fait le mélange d'alcool et de drogue. Je n'avais pas consommé de drogues dures. Une boule se noua à l'intérieur de mon ventre. Je ne savais pas quelles drogues avaient consommés Ambre. Elle pouvait rendre l'alcool qu'elle avait pris, mais c'était différent avec la drogue. La jeune femme semblait être tombée bien bas. Je réalisais que je ne pouvais pas la laisser seule et continuer ainsi. Cela devait cesser. Qu'il était facile de m'éloigner d'elle, de me dire que c'était mieux pour elle et de fermer les yeux. C'était tellement lâche. Ambre nécessitait de l'aide. Je ne pouvais plus l'abandonner. Je devais la protéger, m'assurer qu'elle irait bien. Oui, je devais réparer tout le mal que j'avais fais. Je crois que le remords ne me quitterait pas. Je pensais un instant à ce qu'aurait été les choses si je ne l'avais pas repoussée la première fois qu'elle m'avait avoué ses sentiments. Aurions nous été bien ensemble ? Serions nous encore ensemble ? Étais-je réellement passé à côté de quelque chose par peur ? A cause de cette peur je l'avais détruite. J'avais eu l'idée débile d'avoir recours au surnaturel. J'aurais dû me méfier davantage. Ambre se pencha sur la cuvette, prise d'un spasme, rendant une remontée d'alcool. Je restais près d'elle, ma main massant son épaule. J'aurais tenu ses cheveux si ceux-ci n'avaient pas été attachés. Elle eut une seconde et une troisième remontée qui finirent elles aussi au fond des toilettes. J'osais espérer qu'elle se sente un peu mieux. Je l'observais, l'œil inquiet tandis-ce qu'elle essayait de se relever. Instinctivement, je l'aidais à se redresser de peur qu'elle ne tombe, l'accompagnant jusqu'aux lavabos. Elle se lava les mains et passa de l'eau sur son visage - « Ça va mieux, c'était violent ! » - dit t-elle en replaçant quelques mèches de cheveux, l'air amusée. Je ne l'étais pas du tout, beaucoup trop inquiété par ce qui lui arrivait. Ambre ne se rendait t-elle pas compte de la gravité de la situation ? Je n'avais pas envie de la retrouver inerte un de ses soirs parce qu'elle aurait pris une surdose d'alcool et de drogues. C'était définitif ! Ambre n'avait pas conscience du danger. Je ne souriais pas, car la situation ne m'incitait pas à le faire - « Cela n'a rien de drôle Ambre ! Tu ne peux pas en plaisanter comme ça Ambre. L'alcool, la drogue, ce n'est pas un jeu. C'est ta santé. Je n'ai pas pour habitude de faire la morale, mais quand je vois que tu prends ça à la légère, je ne peux pas ne rien dire. Est-ce que tu te rends compte Ambre... » - dis-je doucement mais fermement. Je voulais qu'elle arrête de consommer autant d'alcool et que la drogue sorte de son existence. J'étais prête à être là pour l'aider si elle le voulait... et même contre son gré - « Bien sûr que je te ramènes, comme si j'allais te laisser là. » - « Je t'invite chez moi, si tu veux. A boire un verre. Je plaisante. » - me dit t-elle avec son air charmeur, me lançant ce regard qui me faisait tant craqué. - « Très bien, mais toi ma jolie, tu vas aller te reposer sans discuter. » - dis-je en souriant. Elle m'attrapait par la main, commençant à avancer lentement. J'étais prête à la maintenir au moindre vacillement. Je lui tendais un chewing-gum lorsqu'elle m'en demandais un. J'en avais un paquet dans ma veste. Elle n'avait pas très bonne haleine, mais il en faudrait plus pour éveiller mon dégoût - « En plus j'ai des trucs à te raconter, des trucs des filles. » - Autrement dit, elle allait me parler des hommes. Peut-être des deux types avec qui elle était venue dans ce casino. En parlant de type, je devais prévenir mon ami que je partirais sans lui. Je me hâtais sur mon portable afin de lui envoyer un message. Le casino était bien trop grand pour que j'essaie de le retrouver. J'espérais qu'il ne m'en veuille pas trop. Peut importe dans le fond, Ambre était plus importante - « En fait, j'ai quelque chose à te dire que je n'ai jamais dis à personne... si tu veux savoir, suis-moi. » - dit t-elle, toujours aussi charmeuse. Je rangeais mon portable et lui lançais un regard soupçonneux. Que pouvait t-elle avoir à m'avouer ? Une chose que je ne savais pas encore à son sujet. Charmée, je la suivais jusqu'au parking. A quoi jouait t-elle ? Je ne comprenais pas pourquoi cet air soudainement joueur et charmeur. J'avais l'impression qu'elle essayait de me chercher. Peut-être me faisais-je des idées cela dit. Nous arrivâmes près de la mustang. Je déverrouillais la fermeture des portes automatique, l'invitant à prendre place du côté passager et m'installant derrière le volant - « Quelque chose que tu n'as jamais dit à personne et que tu décides de me dire ? Est-ce que ça fait de moi une sorte de privilégiée ? » - Je plantais mes deux prunelles bleus dans les siennes, me rapprochant légèrement mais gardant une distance correcte. Bon dieu, Ambre me plaisait tant...

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Lun 25 Avr 2011 - 8:21

« Cela n'a rien de drôle Ambre ! Tu ne peux pas en plaisanter comme ça Ambre. L'alcool, la drogue, ce n'est pas un jeu. C'est ta santé. Je n'ai pas pour habitude de faire la morale, mais quand je vois que tu prends ça à la légère, je ne peux pas ne rien dire. Est-ce que tu te rends compte Ambre... » Et elle continuait à me faire la morale. J'eus l'impression de retourner à mes heures adolescentes où ma mère se chargeait de me faire distinguer le bien du mal, tentant une énième fois de se rassurer que sa fille ne comptait faire de bêtises et pourtant, des bêtises, j'en avais fait et j'en étais même fière, me souvenant avec le sourire aux lèvres des années où j'avais vécut chez mes parents. Ils me manquaient parfois, d'autant plus que leurs lettres sonnaient creuses et que j'espérais vivement les revoir physiquement pour pouvoir parler avec eux de choses dont on ne discute pas par courrier. « Oui mais, tu n'es pas ma mère. » Répondis-je, amusée, prenant à la rigolade sa mise en garde que je considérais comme inutile. Je contrôlais la situation. Inutile de me persuader du contraire, je savais pertinemment ce que je faisais et dans quoi je m'entraînais. Ce n'était qu'un peu de poudre et de l'alcool, à petites doses, ça n'avait jamais tué personne. Et je me sentais assez forte pour combattre une quelconque dépendance. Elle pouvait dormir le sommeil léger. « Très bien, mais toi ma jolie, tu vas aller te reposer sans discuter. » « C'est ça. » Répondis-je en haussant les sourcils, sourire aux lèvres, attrapant le chewing-gum qui me servirait de relai avant la brosse à dents. Je serai plus sereine la bouche propre et l'haleine fraîche.

Main dans la main, nous nous dirigèrent vers la Mustang de celle-ci et je notais au passage qu'elle était soit venue seule, soit au volant de sa voiture et donc qu'à priori, je ne l'avais pas extirpée d'un rendez-vous galant, à moins qu'elle soit si moderne que son rendez-vous ne commence pas par l'éternel passage du jeune homme devant le perron de la jeune femme. Everleigh n'était pas conventionnelle et c'est cela qui faisait son originalité, elle se démarquait des autres dans un style bien à elle. Je me demandais alors si elle aimait la vitesse et les voitures de courses, me rappelant qu'elle me l'avait dit dans ce qui semblait être une hallucination; en effet nous nous étions embrassées, j'avais donc rêvé. J'hésitais à lui poser la question quand même car la réponse importait peu et m'escrimer à découvrir la vérité à propos de ce qui s'était passé ne m'intéressait plus, je me concentrais sur le présent et notre amitié sans aucune ambigüité. Nous nous assîmes alors chacune dans la voiture alors qu'elle s'approchait de moi, plantant ses deux yeux magnifiques dans les miens. « Quelque chose que tu n'as jamais dit à personne et que tu décides de me dire ? Est-ce que ça fait de moi une sorte de privilégiée ? » J'esquissais un sourire. « Disons que tu t'es trouvée au bon endroit, au bon moment. » Laissais-je sous entendre, lui signifiant bien entendue qu'elle était privilégiée dans cette histoire. Je remerciais finalement mon corps d'avoir rendu l'alcool car bien que les vomissements n'eurent rien d'agréable ni de plaisant, ils avaient pour but de me vider des effets alcoolisés. De plus, les vomissements n'avaient durer qu'un temps et- dieu soit loué, je n'avais rien avalé de la soirée- ils n'étaient plus qu'un souvenir acide d'un début de soirée corsée. Un bon lavage de dents ferait l'affaire, accompagné d'un bon verre d'eau. Je mourrais d'envie à l'idée de rentrer chez moi et par la même occasion d'inviter une amie. La cocaïne me laissant un effet de confiance en moi, je fus ravie de constater qu'elle m'aidait à reprendre de la force et une certaine confiance en moi. Voilà pourquoi je l'aimais tant. Parce qu'elle me donnait l'impression de vivre de nouveau, de ne plus rêver et je savais dès lors que je hallucinais pas. « Tu sais, je crois que je te préférais les cheveux longs. » Dis-je sans vraiment réfléchir, me basant sur les doux souvenirs de son visage et sa chevelure magnifique qui m'avait fouetté le visage, caressée et dont les mèches m'avaient chatouillée le creux des épaules durant mes hallucinations. Bien que tout ceci ne fut qu'un rêve, réalisation d'un fantasme que j'avais dû éprouver pour la jeune femme, je me sentais désormais clair vis à vis de mes désirs et de la réalité bien qu'un peu floue. Nous étions amies et le reste n'avait strictement aucune importance et je décidais donc, volontairement de ne pas m'y replonger, de ne pas essayer demêler le rêve de la réalité.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Lun 25 Avr 2011 - 11:14

« Oui mais, tu n'es pas ma mère. » - C'était le genre de phrases typiques qui me rappelait la différence d'age entre elle et moi. Le genre de phrase qui révélait un certain manque de maturité. Je soupirais exaspéré par son attitude. Elle trouvait la situation amusante. La drogue et l'alcool semblaient être à un jeu pour elle. Pourtant, c'était bien elle qui avait presque vomi ses tripes un instant plus tôt. Qu'avaient t-ils Jeremiah et elle à me ressortir que je n'étais pas leur mère ? Se fichaient t-ils donc de mon inquiétude et de leur santé ? Ambre ajoutais un « c'est ça. » dans un haussement de sourcils. Je ne plaisantais pas non plus en disant qu'elle devait se reposer - « Je suis sérieuse Ambre. » - dis-je sans un sourire, le ton aussi froid que les expressions de mon visage. J'essayais de ne pas m'énerver contre elle, pourtant je sentais quelque chose monter en moi : De la colère. Cette façon qu'elle avait de prendre les choses à la légère m'agaçait. N'avait t-elle pas conscience que je disais cela pour son bien ? Non, elle préférait me voir comme la rabat-joie de service. J'avais presque envie de lui en foutre une, de la secouée pour qu'elle se réveille un peu. Je tâchais cependant de garder mon self contrôle. Inutile de tout faire exploser autour de nous.

Nous avions alors regagné la mustang et assise à ses côtés, j'avais plongé mon regard dans le sien - « Disons que tu t'es trouvée au bon endroit, au bon moment. » - Donc j'étais privilégiée. J'esquissais un nouveau sourire, puis m'éloignais d'elle, retrouvant une position correcte derrière mon volant. Je ne pouvais m'empêcher de penser à cette soirée et à ce que j'avais vue d'Ambre, à cette attitude qu'elle avait. Il m'était impossible de m'amuser avec elle, de faire comme si il n'y avait aucun problème. Il y en avait un. Elle se droguait, elle buvait et cela n'avait rien d'anodin. Si elle pensait qu'il n'y avait rien de grave à cela elle se trompait. Bien sûr on peut boire de temps à autre, faire la fête, beaucoup de gens ont essayés la drogue - moi y compris - mais lorsque cela devient une dépendance, ce n'est plus un amusement. Je savais qu'Ambre n'avait pas commencé à se droguer aujourd'hui et à mon avis, elle ne faisait pas que de se rouler des joints. De toute évidence, Ambre ne savait pas non plus gérer ses doses vues dans l'état où elle s'était retrouvée ce soir. Elle ne savait pas non plus quels étaient les mélanges à éviter - « Tu sais, je crois que je te préférais les cheveux longs. » - dit t-elle l'air de rien. Avait t-elle déjà oublié ses déboires de la soirée ? Allait t-elle vraiment faire comme si de rien était et parler de ma coupe de cheveux ? Qu'en avait t-on à faire des mes cheveux. Perdant le contrôle de moi-même, je tapais violemment sur le volant avec mes mains, avant de rire nerveusement. J'avais probablement l'air d'une folle - « Putain de merde Ambre ! » - Et en plus, je devais vulgaire - « Tu vas réellement faire comme si tout était normal ? Plaisanter, me faire ton petit sourire en coin et me parler d'histoires de filles ou de mes cheveux ! » - Je haussais le ton de ma voix, véritablement énervée, exaspéré par la façon dont elle gérait les choses - « Je ne suis pas ta mère oui, mais visiblement tu as besoin que quelqu'un te remettre les idées en place ! Tu ne sais même pas ce que tu fais. Tu... AAAAH » - Je tapais une nouvelle fois sur le volant. J'enclenchais le contact et démarrais, fis une marche arrière avant de sortir du parking. Je m'engageais sur la voie, accélérant la cadence sur la route - « Tu crois que c'est amusant ! C'est quoi ton but ? Devenir une putain dépravée et droguée ! » - dis-je en augmentent le volume derechef, les mains crispées sur le volant, j'accélérais de nouveau, mon regard fixé sur la route obscure.

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Lun 25 Avr 2011 - 23:35

Et puis, alors que la tension était retombée et les vomissements derrière nous, la jeune femme me surprit en tapant violemment contre le volant dans un geste impulsif qui me fit sursauter derechef. « Putain de merde Ambre ! » Sous le choc de cette exclamation des plus vulgaire, je n'osais même pas répliquer. « Tu vas réellement faire comme si tout était normal ? Plaisanter, me faire ton petit sourire en coin et me parler d'histoires de filles ou de mes cheveux ! » Le ton qu'elle prenait me déplaisait, avais-je besoin que l'on me fasse la morale ? Certainement pas et je ne voyais pas de quel problème il s'agissait. « Nous sommes deux filles non ? Alors j'ai le droit de te parler d'histoires de filles ou de cheveux putain ! » Répondis-je alors que la tension montait d'un cran, mélange de peur et de colère. Et puis elle haussa le ton à son tour, semblant plus qu'énervée. « Je ne suis pas ta mère oui, mais visiblement tu as besoin que quelqu'un te remettre les idées en place ! Tu ne sais même pas ce que tu fais. Tu... AAAAH » A son 'ah', je sursautais une nouvelle fois, effrayée par son comportement auquel on ajouta une nouvelle tape sur le volant. Je me décalais alors du côté de la fenêtre, effrayée par la jeune femme. Pourquoi me traitait-elle ainsi ? Me considérait-elle comme une gamine ayant besoin de se remettre sur les rails, incapable d'aller dans le droit chemin d'elle-même ? Cette idée m'agaça autant que le comportement d'Everleigh me faisait peur. Néanmoins, celle-ci démarra la Mustang et sortit du parking, s'engageant sur la voie rapide dans une accélération typique de la barman. Elle roulait avec aisance dans son engin et semblait ne pas avoir besoin de regarder dans son rétroviseur toutes les deux secondes. « Tu crois que c'est amusant ! C'est quoi ton but ? Devenir une putain dépravée et droguée ! » « Arrête de crier ! » Exclamais-je alors que je sentais quelques pauvres larmes perler de mes yeux. N'avais-je pas fait la résolution de devenir plus forte, de m'endurcir et de ne pas céder aux larmes habituelles ? Je détestais cela, les traîtresses, elles me trahissaient et je tournais la tête du côté de la fenêtre, voulant me cacher dans l'obscurité de la route. « Arrête-toi sur le bas côté, bande de sécurité ou autre, je m'en fiche, arrête-toi, je rentrerai à pied ou en taxi. » Affirmais-je alors que le son de ma voix me trahissait elle-aussi; tremblante. J'eus un mouvement de recul par rapport à la barman, me tenant sur le côté, collée sur le côté droit, ayant véritablement peur d'elle et de cette face que je n'avais entrevu plus tôt. Elle était mystérieuse parfois et j'eus soudainement peur de m'être retrouvée avec une meurtrière, les gens cachent bien leurs jeux, vous savez. « Je t'en prie, arrête-toi. » Murmurais-je au bord du sanglot alors qu'elle augmentait encore le volant. Je n'aimais pas la vitesse, ça me faisait peur et j'ignorais à quelle vitesse nous allions mais mon cœur ne semblait plus en supporter d'avantage par la présence simple de la jeune femme. Dans quelle situation je m'étais encore fourrée...

Everleigh n'était pas ma mère et elle devait arrêter de se comporter comme telle. Pour moi, un tel comportement n'est justifié que dans le cadre d'une relation amoureuse car je considère que seul l'élu de notre cœur mérite l'influence qu'il peut porter à une personne. Comme celui-ci partage la vie de l'autre, il peut donc lui dire ce qu'il considère comme néfaste ou déplacé. Hors, elle n'était pas ma petite-amie, elle n'était rien, rien d'autre qu'une simple amie et nous n'allions pas vieillir ensemble si bien que ma vie ne la regardait pas. Ce que je faisais non plus, elle ne voulait pas y participer, tant pis pour elle. Mais, elle n'avait pas à me dire quoi faire ou dire, c'était déplacé, impoli et ce comportement me paraissait inapproprié. D'ou se permettait-elle de réagir de la sorte ? Si elle parlait bien de drogues et d'alcool, tout ceci ne la concernait en rien. Si je devenais clean, elle ne se porterait pas mieux ou pire, je veux dire, ça ne l'empêchera pas de vivre ou de mourir, tout comme ça n'empêchera pas Kyle de vivre sans moi. Au fond, ils étaient pareils. A se croire le centre du monde, à venir vous arracher le cœur pour vous laisser tomber plus tard. Certes j'avais rompu avec Kyle mais, il était resté sourd quant à mes tentatives de reprendre contact avec lui. Visiblement Kyle ne restait pas ami avec ses ex. Quant à moi, je ne supportais plus l'idée de confondre réalité et hallucinations et la présence de la jeune femme ne m'aidait en rien et je pensais à ce moment précis que nous ne devrions plus nous revoir, pour que je puisse enfin aller mieux. Ce n'était pas de sa faute mais, bien de la mienne et j'en assumais pleinement les responsabilités. Ainsi donc, j'enchainais d'une voix plus assurée mais teintée par des tremblements et un sanglot. « Je pense qu'il vaudrait mieux qu'on ne se revoit plus. Ce n'est pas contre moi, c'est juste... moi, je suis perdue et... » Et tu me fais peur...

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Mar 26 Avr 2011 - 1:39

« Nous sommes deux filles non ? Alors j'ai le droit de te parler d'histoires de filles ou de cheveux putain ! » - Et elle continuait ! Je me demandais même si elle ne faisait pas exprès de ne pas comprendre. Puis visiblement, elle me connaissait très mal. Oui j'étais une fille, mais je détestais les longues conversations sur les histoires de cœur, la mode, les froufrous et les cancans. Je roulais à vive allure comme pour exprimer ma colère, mais aussi pour essayer de me calmer. J'en oubliais qu'Ambre n'aimait pas ce genre de conduite. Elle n'était pas la seule, peu de gens - à moins d'être kamikaze ou d'aimer l'adrénaline - aimaient monter en voiture avec moi. Elle me demandait d'arrêter de lui crier après. Pourquoi ? Ce que je lui disais n'était pas à sa convenance ? Elle préférait que je fasse moi aussi comme si il ne s'était rien passé ce soir ? Si c'est ça qu'elle voulait, elle ne se trompait de personne. Je tournais la tête vers elle quelques secondes, celle-ci s'était tournée du côté de la fenêtre et m'empêchait de voir son visage. Je me re-concentrais sur la route quand elle reprit la parole - « Arrête-toi sur le bas côté, bande de sécurité ou autre, je m'en fiche, arrête-toi, je rentrerai à pied ou en taxi. » - dit t-elle la voix tremblante. Est-ce qu'elle pleurait ? Elle me supplia de m'arrêter une seconde fois, mais il était hors de question que je la laisse seule sur le bas côté de la route. Elle pouvait tomber sur n'importe quel psychopathe. De nos jours, il faut se méfier des gens. Je ralentissais aussitôt ma cadence, me calmant en constatant que je l'avais effrayée et qu'en plus, je l'avais fait pleurer (encore). Je respirais lentement avant de reprendre la parole - « Je suis désolée. » - Mon ton avait nettement baissé de volume, laissant place à une voix plus calme, plus douce - « Je ne voulais pas t'effrayer, mais je ne te laisserais pas sur le côté de la route au beau milieu de la nuit. C'est beaucoup trop dangereux. Je préfère te ramener chez toi et te savoir en sécurité. Je ne m'arrêterais pas, mais je te promets de rouler lentement. » - ajoutais-je avec douceur, lui montrant que j'étais calme et réellement désolée pour se comportement - « J'ai un peu bu, tu n'aurais pas dû voir cela. » - Oui, Ambre avait toujours connu à Evy douce et charmante, pas la femme impulsive et en colère - « Je pense qu'il vaudrait mieux qu'on ne se revoit plus. Ce n'est pas contre moi, c'est juste... moi, je suis perdue et... » - Je lançais un nouveau coup d'œil à la jeune femme, à celle pour qui j'avais des sentiments et à qui j'avais encore fait du mal. Il y'a quelques temps, j'aurais probablement été d'accord avec le fait que nous ne devions plus nous revoir. Ce n'était plus le cas maintenant. Je ne pouvais pas la laisser seule, si je n'étais pas là pour l'aider, pour réparer les choses, qui le seraient ? Je ne connaissais pas l'entourage d'Ambre, mais visiblement ils n'étaient pas très attentifs. Quelqu'un de bien entouré ne fini pas dans un état pareil. Je me demandais si Cassidy Weasthon avait conscience des problèmes que traversait sa nièce. Probablement pas. Elle devait être trop occupée aux projets du niveau 33.1 et par elle-même pour se préoccuper de quelqu'un d'autre - « Ne dis pas ça... » - laissais-je entendre dans un murmure presque désespéré - « Je sais que je t'ai fais peur, mais je t'assures que je pourrais t'aider. Je ne voulais pas m'énerver contre toi Ambre. C'est simplement que moi, je m'inquiète, j'ai peur pour toi. » - Je voulais croiser son regard, mais n'y parvenait pas - « Ambre... » - murmurais-je - « Je veux juste prendre soin de toi. Je sais que je ne suis pas un membre de ta famille, que je ne suis qu'une amie, mais... » - mais j'ai des sentiments pour toi. Je lançais des regards à la route, puis à Ambre - « Je refuse de te laisser seule face à tes ennuis. En général, on préfère nier le problème ou alors on pense qu'on peut le régler seul, ce n'est pas la solution. On a tous besoin de quelqu'un à nos côtés... » - La jeune femme ne m'avait pas dit un mot, se trouvant toujours éloigné de moi, collée contre l'intérieur de la portière - « Je t'en prie, n'aies pas peur. »

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Mar 26 Avr 2011 - 3:15

« Je suis désolée. » Affirma t-elle alors que la voiture ralentissait avec sa confession, son ton devenant plus doux, tentant de me rassurer à grand renfort de « Je ne voulais pas t'effrayer, mais je ne te laisserais pas sur le côté de la route au beau milieu de la nuit. C'est beaucoup trop dangereux. Je préfère te ramener chez toi et te savoir en sécurité. Je ne m'arrêterais pas, mais je te promets de rouler lentement. » Elle marquait un point cependant. S'arrêter au bord de la route aurait été stupide autant de sa part que de la mienne, marcher seule, que m'avait-il prit ? La peur avait donc prit le pas sur la raison ? « J'ai un peu bu, tu n'aurais pas dû voir cela. » « Ok. » Répondis-je à voix basse sans considérer toutefois qu'il puisse s'agir d'une excuse. Elle était barman, devait donc être habituée à boire un coup, à se faire offrir des verres et donc à s'habituer aux effets et le contraire m'étonnait. Je n'avais qu'une envie; rentrer chez moi et l'oublier. Elle me faisait peur, si peur... et je redoutais à cet instant qu'elle puisse me cogner, me frapper, rien qu'une gifle alors que le souvenir de ses mains tapant sur le volant m'avait marqué. « Ne dis pas ça... » Murmura t-elle, semblant me supplier de ne pas tenter de l'oublier, de cesser notre amitié, s'excusant derechef. « Je sais que je t'ai fais peur, mais je t'assures que je pourrais t'aider. Je ne voulais pas m'énerver contre toi Ambre. C'est simplement que moi, je m'inquiète, j'ai peur pour toi. » « Arrête... » Répondis-je, tête couchée sur la vitre alors que de longues larmes silencieuses coulaient de mes joues, rejoignant ms lèvres dans un goût triste et salé. Je prenais soin de ne pas tourner ma tête afin de ne pas croiser son regard qui pouvait à coup sûr retourner la situation et ça, je ne le voulais pas, je ne voulais pas qu'elle m'influence aussi facilement... « Ambre... Je veux juste prendre soin de toi. Je sais que je ne suis pas un membre de ta famille, que je ne suis qu'une amie, mais... » Et elle répondait à mes propres interrogations, à mes pensées et ceci m'effraya. Étais-je si transparente ? Pouvait-on lire en moi aussi facilement ou était-ce parce qu'elle me connaissait plus que quiconque malgré que nous nous connaissions depuis moins d'un an ? Elle avait raison cependant, elle n'était qu'une amie et son comportement était toujours aussi déplacé. « Je refuse de te laisser seule face à tes ennuis. En général, on préfère nier le problème ou alors on pense qu'on peut le régler seul, ce n'est pas la solution. On a tous besoin de quelqu'un à nos côtés... » « Je n'ai aucun problème, merci. Je n'ai rien à nier ni à régler seule. Tu n'es pas moi, tu ne sais rien, rien ! Ne parles pas à ma place. » Répondis-je, irritée alors qu'elle me mettait face à une réalité que j'avais volontairement décidé de passer outre. Je ne voulais pas admettre que j'avais un problème tout bonnement parce que je n'en avais aucun. Je buvais un peu, très bien et elle ? Elle servait de l'alcool tous les jours à des inconnus, est-ce pour autant qu'elle leur faisait la morale ? Je me droguais oui mais, qui n'a jamais essayé ? « Je t'en prie, n'aies pas peur. » Nouveau mouvement de recul de ma part. J'ignorais pourquoi j'avais si peur d'une femme qui n'oserait jamais me toucher. Peut-être me trompais-je et peut-être cette part de doute m'incitait à prendre peur et à reculer à chaque parole, à chaque geste.

Et puis nous arrivâmes alors en bas de chez moi, de mon immeuble alors que je me rendais compte que la marque de la voiture se distinguait parfaitement sur ma peau nue, n'étant pas venue avec une veste. Je me décollais alors doucement de la vitre sans prendre la peine de la regarder, baissant la tête, de honte, de peur et de tristesse alors que je redoutais le moment ou elle pourrait lever la main sur moi. Une part de moi me disait que cette peur irraisonnée n'avait pas de sens et l'autre me disait de me méfier et que ma naïveté risquait de courir à ma perte un de ces jours. Au fond, j'ignorais de quoi j'avais peur; de la réalité elle-même ? Ou des hallucinations qui me faisaient perdre la tête ? Mon esprit était si perturbé que la seule chose à laquelle je pensais jour comme nuit était de m'endormir, de profiter de cet état d'inconscience pour déconnecter ma conscience, mon esprit, mon cerveau et mon corps et lui permettre d'oublier toutes les choses qui font que je perdais pied, toujours un peu plus, jour après jour. « Merci pour m'avoir... ramenée. » Dis-je, murmurant presque, croisant à présent son regard avec crainte et tristesse. Je ne comprenais plus rien et je pensais dès lors que la mort m'aiderait à comprendre de nouveau la vie car c'est en la quittant qu'on prend conscience de ce qu'elle était et j'étais persuadée de ne plus rien vivre de nouveau... personne ne m'aimait, personne n'en était capable et trop d'interrogations subsistaient dans ma vie, des questions sans réponses qui avaient fini par me dévorer de l'intérieur.

Toujours penchée du côté de la portière, je ne m'approchais pas d'elle, restant aussi loin que laissait la voiture possible d'elle, ne quittant pas son regard des yeux que je ne fixais cependant pas, me contentant de la regarder de face et de croiser quelques fois ses yeux. « Cette soirée a été éprouvante, il vaut mieux que j'aille me reposer un peu. » Affirmais-je alors que le sommeil ne semblait pas pointer le bout de son nez. A vrai dire, j'imaginais plutôt ma fin de soirée calme, un dernier verre à la main, assise sur mon canapé à admirer le désordre et l'absence de vie dans mon appartement. Ce n'était pas particulièrement une porcherie, ça ressemblait plutôt à un vide désordonné. Pratiquement aucun bibelot, réfrigérateur quasi-vide, pas de vaisselle ni propre ni sale entassée, un appartement aux allures propres mais rempli de bouteilles vides et de poussière. Les volets étaient fermés-ouverts, mis-clos et les photographies avaient prit, elles aussi la poussière. Je rêvais de retrouver cet univers propre et désordonné qui me signifiait que j'étais en sécurité, un endroit dans lequel la clef me permettrait de me rassurer. « Merci pour... le trajet. A plus tard. » Dis-je en éspérant ne plus jamais la revoir. Je tentais d'ouvrir la portière et me retournais vers elle. « Tu peux ouvrir les portières s'il te plait ? »

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MessageSujet: Re: Ambre/Everleigh - If you still care, don't ever let me know Mar 26 Avr 2011 - 3:58

« Je n'ai aucun problème, merci. Je n'ai rien à nier ni à régler seule. Tu n'es pas moi, tu ne sais rien, rien ! Ne parles pas à ma place. » - dit t-elle semblant irritée par mes propos. Qu'aurais-je répondu à sa place ? Moi qui me voulais forte, je n'aurais probablement jamais admis que quelque chose n'allait pas devant quelqu'un d'autre. Il me faudrait redoubler d'efforts pour lui faire comprendre les choses, sans doute aussi pour gagner sa confiance. Maintenant qu'elle avait peur de moi cela n'allait pas être une chose facile - « Je ne suis pas toi, mais je sais très bien reconnaître quand il y'a quelque chose qui ne vas pas. Crois-moi. Je comprends que tu ne veuilles pas me parler ou de mon aide. Ce n'est pas pour autant que je laisserais tomber. Pour ce soir, je vais simplement me contenter de te ramener chez toi et de m'assurer que tu rentres en sécurité. » - déclarais-je avec cette douceur qu'elle connaissait déjà dans ma voix, celle qu'elle avait toujours connu avant que je ne m'énerve. Elle eut un mouvement de recule lorsque que je lui demandais de ne pas avoir peur de moi. Je décidais donc de ne pas faire de geste dans sa direction. Je voulais lui montrer que j'étais parfaitement calme et qu'elle n'avait rien à craindre de moi. Le reste du trajet se passa dans le silence le plus total. Je jetais de temps à autres des coups d'œil en sa direction. Ambre ne bougeait pas. Je me demandais comment avait dû être la scène de l'extérieur, vous savez quand je me suis énervée, que j'ai crié et taper sur le volant. Étais-ce si impressionnant que cela ?

Nous arrivâmes devant l'immeuble qui abritait son appartement. Appartement dans lequel elle vivait seule désormais, n'ayant plus de colocataire depuis un moment. Mon immeuble ce situait un peu plus loin sur store lane. J'arrêtais la voiture sur le côté, laissant le contact allumé - « Merci pour m'avoir... ramenée. » - Ce n'est qu'a ce moment-là que je croisais enfin son regard. Un regard malheureux. On ne pouvait pas le nier, il y avait vraiment un problème. J'avais remarqué cela à la minute où je l'avais croisé dans le casino. Un sourire peut être trompeur, mais pas un regard. Ses yeux étaient tristes, éteints. Ce qui me rappelait ma mère, son regard à elle avait longtemps été sans vie. Comme si elle était là sans vraiment l'être - « Ne me remercies pas, c'est normal. » - répondis-je simplement - « Cette soirée a été éprouvante, il vaut mieux que j'aille me reposer un peu. » - Je compris alors qu'elle voulait rentrer seule. Je ne comptais pas m'inviter chez elle si elle ne le faisait pas. Alors, je la laisserais quitter mon véhicule et rejoindre son appartement. La soirée avait été éprouvante, c'est vrai et je n'allais pas l'obliger à m'écouter encore ou à supporter ma présence. Cela ne voulait pas dire que je l'abandonnais, mais m'imposer ce soir alors qu'elle ne le voulait pas n'était pas la solution. J'irais doucement avec elle. Peut-être finirait t-elle par me laisser l'aider ? Faudrait t-il encore qu'elle cesse d'avoir peur de moi et qu'elle admette avoir un problème - « D'accord. Reposes toi bien, Ambre. » - Elle actionna alors la poignée de la portière afin de l'ouvrir, mais celle-ci était fermée à clef. Le système de fermeture des portes étaient automatique. J'actionnais un bouton afin de déverrouiller les portes et laissais partir la belle à regrets. J'espérais qu'elle ne fasse rien déraisonnable et qu'elle irait se reposer, comme elle me l'avait dit - « Au revoir. Fais attention à toi. » - ajoutais-je avant qu'elle ne descende de la mustang. Je lui adressais un faible sourire et la regardais s'éloigner. Je ne redémarrais pas avant de la voir entré dans le bâtiment, afin d'être certaine qu'elle rentrait bien chez elle en sécurité. Lorsqu'elle disparaissait de ma vue, je démarrais et rejoignais mon appartement. Quelle soirée...

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